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La famille suffisamment bonne
Winnicott Donald
PAYOT
23,55 €
Épuisé
EAN :9782228904926
L'enfant a besoin de parents à bousculer, à aimer, de qui être aimé, à haïr et à craindre, car c'est dans ces interactions qu'il fait l'apprentissage de la vie en société. Quelles sortes de tensions, positives ou négatives, émanant des parents ou des enfants, parcourent la famille et la rendent plus forte et solide, ou, au contraire, contribuent à la désintégrer? Quelles sont les conséquences sur la vie familiale de la dépression de l'un ou des deux parents? Et quels sont les effets de la psychose (que celle-ci soit le fait de l'enfant ou des parents)? Faut-il donner des conseils aux parents? Qu'est-ce que la "maturité au bon âge"? Et dans quelle mesure peut-on dire que "l'enfant crée la famille"? Des textes inédits du célèbre pédopsychanalyste anglais pour mieux comprendre le rôle crucial joué par la famille dans le développement émotionnel de l'enfant.
Résumé : Donald W. Winnicott (1896-1971) occupe, grâce à son originalité, à ses apports cliniques et conceptuels, une place centrale dans la psychanalyse. Membre de la Société britannique de psychanalyse, il consacra sa vie à l'étude du développement affectif de l'enfant et de l'adolescent. A l'exemple de Freud, il tenta de nouer la connaissance analytique avec les notions biologiques et psychophysiologiques. En étendant ses travaux aux cas limites, " anti-sociaux " ou " psychotiques ", D.W. Winnicott reconstruisit la dynamique de la petite enfance, plus particulièrement de la période de dépendance maternelle, livrant ainsi une théorie riche d'enseignements à la psychanalyse moderne. Ce compte rendu du traitement d'une petite fille, commencé alors que " Piggle " avait deux ans, se poursuit pendant près de trois ans, en 16 séances " à la demande ". Les notes de Winnicott, auxquelles sont jointes certaines lettres des parents, fournissent au lecteur l'occasion rare d'être admis dans le cabinet de consultation pour y observer l'enfant et le thérapeute travaillant et jouant ensemble. Ce livre est un joyau clinique, émaillé d'exemples : fantaisies de l'enfant, jeux, langage qui éclaire l'organisation de la maladie, son évolution, le développement émotionnel. Il est à la fois passionnant par ce qui s'y révèle de la pratique et de la théorie de Winnicott et émouvant par la personnalité attachante de " Piggle ".
Résumé : Winnicott, dont l'interlocuteur privilégié était l'enfant, se méfiait du langage trop savant des psychanalystes. Il aimait rencontrer ce qu'il appelait des "mères ordinaires" et s'adresser aux auditoires les plus variés pour traiter aussi bien de la dépression que de l'adolescence, du mur de Berlin que de la pilule ou encore de la monarchie britannique. On trouvera dans ce volume, outre des articles parus dans des revues non spécialisées, des causeries prononcées devant des médecins ou des professeurs de mathématiques, des travailleurs sociaux ou des féministes... Le propos n'est pas d'enseigner mais de converser et, sans avoir l'air d'y toucher, de jeter quelque trouble dans les idées reçues de tout un chacun. Pour ce faire, rien de plus efficace qu'une pensée complexe dans des mots simples : rien de plus tonique que la fraîcheur d'esprit, le paradoxe et l'humour.
Ce recueil d'une quarantaine de textes inédits ou dispersés dans des revues montre un Winnicott explorateur et conteur passionné. Nombreux sont en effet les inédits qui sont le résultat d'intuitions et de perceptions déroutantes pour l'auteur lui-même, qui a ainsi éprouvé le besoin de les saisir par l'écrit, en quelques pages vives et ouvertes. Certaines de ces pages sont des notes préparatoires pour un enseignement ou une conférence, et sont enjouées, prêtes à être partagées. Elles ont aussi l'intérêt de révéler un Winnicott moins connu, un analyste d'adultes non conventionnel, capable d'aller dans un restaurant retrouver une patiente, ou d'expliquer comment ses propres rêves lui constituent un "club" où il se rend pour avoir la paix. Après les "Notes sur la pratique et la théorie" viennent quatre "Consultations thérapeutiques", pour ainsi dire quatre nouvelles brèves, quatre enquêtes racontées en temps réel où, véritablement, le lecteur - psychanalyste ou profane - retient son souffle. La plus brillante, sinon la plus émouvante, celle qui évoque le cas de Mark, décrit une scène extraordinaire, avec des bruits qui viennent d'on ne sait où et une chaise qui bouge toute seule, de sorte que le thérapeute n'a d'autre "choix" que celui de devenir fou et de le dire à l'enfant - et de trouver ainsi la "clé" de l'énigme. Suivent des textes plus classiques, qui sont les compléments de la théorie winnicottienne de la "relation mère-enfant". Ils précèdent un chapitre de recherches à la fois conceptuelles et cliniques, dont l'article, célèbre, "La crainte de l'effondrement", publié en 1972 dans la Nouvelle Revue de Psychanalyse et ici retraduit. Le livre se termine par un ensemble de critiques, sévères sans être malveillantes, de l'oeuvre de Melanie Klein, à partir de son concept d'"envie". En guise d'introduction, le texte transcrit d'un exposé: une étonnante petite autobiographie et la seule que nous ayons sur la naissance des idées de l'auteur, "volées comme on dérobe des sous dans le sac de sa mère". Winnicott s'y explique sur ses deux analyses et leurs avatars, et sur le fait qu'il a eu besoin de travailler sans tenir compte de l'apport de ses collègues, sauf pour les "voler" plus ou moins consciemment. Il y expose comment lui, enfant mal adapté de la psychanalyse, a trouvé sa liberté de pensée en soignant les enfants mal adaptés de la vie. C'est donc le parcours d'une vie de recherche qui est présenté (travaux de 1939 à 1970), mais un parcours parallèle et généralement ignoré. On y découvre les marges de la pensée winnicottienne et, comme c'est une pensée essentiellement paradoxale, les marges sont au centre.
Donald W. Winnicott (1896-1971) occupe, grâce à son originalité, à ses apports cliniques et conceptuels, une place centrale dans la psychanalyse. Membre de la Société britannique de psychanalyse, il consacra sa vie à l'étude du développement affectif de l'enfant et de l'adolescent. A l'exemple de Freud, il tenta de nouer la connaissance analytique avec les notions biologiques et psychophysiologiques. En étendant ses travaux aux cas limites, "anti-sociaux" ou "psychotiques", D.W. Winnicott reconstruit la dynamique de la petite enfance, plus particulièrement de la période de dépendance maternelle, livrant ainsi une théorie riche d'enseignements à la psychanalyse moderne. Ce recueil d'articles, écrits entre 1957 et 1963, réunit ses observations sur le développement de l'enfant et fait ressortir le rôle capital que joue l'environnement dans son évolution. L'apport original de D.W. Winnicott réside sans aucun doute dans sa conception de cet environnement qui facilite les processus de maturation, mais qui peut avoir une importance étiologique primordiale s'il se montre défaillant ou traumatisant.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer