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PROCESSUS DE MATURATION CHEZ L'ENFANT. Développement affectif et environnement
Winnicott Donald
PAYOT
21,00 €
Épuisé
EAN :9782228881210
Donald W. Winnicott (1896-1971) occupe, grâce à son originalité, à ses apports cliniques et conceptuels, une place centrale dans la psychanalyse. Membre de la Société britannique de psychanalyse, il consacra sa vie à l'étude du développement affectif de l'enfant et de l'adolescent. A l'exemple de Freud, il tenta de nouer la connaissance analytique avec les notions biologiques et psychophysiologiques. En étendant ses travaux aux cas limites, "anti-sociaux" ou "psychotiques", D.W. Winnicott reconstruit la dynamique de la petite enfance, plus particulièrement de la période de dépendance maternelle, livrant ainsi une théorie riche d'enseignements à la psychanalyse moderne. Ce recueil d'articles, écrits entre 1957 et 1963, réunit ses observations sur le développement de l'enfant et fait ressortir le rôle capital que joue l'environnement dans son évolution. L'apport original de D.W. Winnicott réside sans aucun doute dans sa conception de cet environnement qui facilite les processus de maturation, mais qui peut avoir une importance étiologique primordiale s'il se montre défaillant ou traumatisant.
Les articles et conférences rassemblés dans cet ouvrage sont en grande partie inédits en France et traitent de ce que Winnicott appelle la tendance antisociale. Ce concept original permet d'expliquer certains comportements délinquants dont Winnicott attribue l'origine à une déprivation, c'est-à-dire à une perturbation survenue très tôt dans l'environnement de l'enfant. Ces comportements doivent être considérés comme des appels au secours et interprétés comme des signes d'espoir. Winnicott fut sensibilisé à cette question pendant la guerre, alors qu'il s'occupait d'enfants évacués, et il ne cessa de s'y intéresser tout au long de sa carrière de pédiatre et de psychanalyste. Il s'adresse ici à des travailleurs sociaux, des magistrats, des enseignants, des médecins, des familles d'accueil et des parents, afin de les aider à mieux prendre en charge les enfants à tendance antisociale et à trouver des traitements et des structures d'accueil appropriés. La délinquance est un thème d'une grande actualité. Ce livre sera donc utile à tous ceux qui sont concernés par ce grave problème.
Ce recueil d'une quarantaine de textes inédits ou dispersés dans des revues montre un Winnicott explorateur et conteur passionné. Nombreux sont en effet les inédits qui sont le résultat d'intuitions et de perceptions déroutantes pour l'auteur lui-même, qui a ainsi éprouvé le besoin de les saisir par l'écrit, en quelques pages vives et ouvertes. Certaines de ces pages sont des notes préparatoires pour un enseignement ou une conférence, et sont enjouées, prêtes à être partagées. Elles ont aussi l'intérêt de révéler un Winnicott moins connu, un analyste d'adultes non conventionnel, capable d'aller dans un restaurant retrouver une patiente, ou d'expliquer comment ses propres rêves lui constituent un "club" où il se rend pour avoir la paix. Après les "Notes sur la pratique et la théorie" viennent quatre "Consultations thérapeutiques", pour ainsi dire quatre nouvelles brèves, quatre enquêtes racontées en temps réel où, véritablement, le lecteur - psychanalyste ou profane - retient son souffle. La plus brillante, sinon la plus émouvante, celle qui évoque le cas de Mark, décrit une scène extraordinaire, avec des bruits qui viennent d'on ne sait où et une chaise qui bouge toute seule, de sorte que le thérapeute n'a d'autre "choix" que celui de devenir fou et de le dire à l'enfant - et de trouver ainsi la "clé" de l'énigme. Suivent des textes plus classiques, qui sont les compléments de la théorie winnicottienne de la "relation mère-enfant". Ils précèdent un chapitre de recherches à la fois conceptuelles et cliniques, dont l'article, célèbre, "La crainte de l'effondrement", publié en 1972 dans la Nouvelle Revue de Psychanalyse et ici retraduit. Le livre se termine par un ensemble de critiques, sévères sans être malveillantes, de l'oeuvre de Melanie Klein, à partir de son concept d'"envie". En guise d'introduction, le texte transcrit d'un exposé: une étonnante petite autobiographie et la seule que nous ayons sur la naissance des idées de l'auteur, "volées comme on dérobe des sous dans le sac de sa mère". Winnicott s'y explique sur ses deux analyses et leurs avatars, et sur le fait qu'il a eu besoin de travailler sans tenir compte de l'apport de ses collègues, sauf pour les "voler" plus ou moins consciemment. Il y expose comment lui, enfant mal adapté de la psychanalyse, a trouvé sa liberté de pensée en soignant les enfants mal adaptés de la vie. C'est donc le parcours d'une vie de recherche qui est présenté (travaux de 1939 à 1970), mais un parcours parallèle et généralement ignoré. On y découvre les marges de la pensée winnicottienne et, comme c'est une pensée essentiellement paradoxale, les marges sont au centre.
Donald W. Winnicott (1896 -1971) occupe, grâce à son originalité, à ses apports cliniques et conceptuels, une place centrale dans la psychanalyse. Membre de la Société britannique de psychanalyse, il consacra sa vie à l'étude du développement affectif de l'enfant et de l'adolescent. A l'exemple de Freud, il tenta de nouer la connaissance analytique avec les notions biologiques et psychophysiologiques. En étendant ses travaux aux cas limites,"anti-sociaux" ou "psychotiques", D.W. Winnicott reconstruisit la dynamique de la petite enfance particulièrement de la période de dépendance maternelle, livrant ainsi une théorie riche d'enseignements à la psychanalyse moderne. Cet ouvrage prolonge en quelque sorte L'enfant et sa famille.
?uvre la plus lue de Winnicott, cet ouvrage a pour point de départ l'article, devenu classique, que l'auteur a consacré aux "objets transitionnels". Puis il dévide son fil conducteur : une conception du jeu, par quoi il faut entendre une capacité de créer un espace intermédiaire entre le dehors et le dedans, capacité qui ne s'accomplit pas dans les jeux réglés, agencés comme des fantasmes ou des rituels, mais qui se situe à l'origine de l'expérience culturelle. Il énonce enfin une théorie des lieux psychiques - une nouvelle topique - dont nous commençons à apercevoir l'originalité, par rapport aussi bien à Freud qu'à Melanie Klein. Chemin faisant, le lecteur découvre comment une théorie psychanalytique - cet objet transitionnel dont nous ne saurions nous passer - s'invente, se cherche et se trouve. Ce n'est pas seulement son intelligence du discours, mais sa perception du réel, de soi-même et de l'autre, qui sont alors renouvelées.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.