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LA PETITE " PIGGLE ". Traitement psychanalytique d'une petite fille
Winnicott Donald
PAYOT
18,95 €
Épuisé
EAN :9782228881203
Donald W. Winnicott (1896-1971) occupe, grâce à son originalité, à ses apports cliniques et conceptuels, une place centrale dans la psychanalyse. Membre de la Société britannique de psychanalyse, il consacra sa vie à l'étude du développement affectif de l'enfant et de l'adolescent. A l'exemple de Freud, il tenta de nouer la connaissance analytique avec les notions biologiques et psychophysiologiques. En étendant ses travaux aux cas limites, " anti-sociaux " ou " psychotiques ", D.W. Winnicott reconstruisit la dynamique de la petite enfance, plus particulièrement de la période de dépendance maternelle, livrant ainsi une théorie riche d'enseignements à la psychanalyse moderne. Ce compte rendu du traitement d'une petite fille, commencé alors que " Piggle " avait deux ans, se poursuit pendant près de trois ans, en 16 séances " à la demande ". Les notes de Winnicott, auxquelles sont jointes certaines lettres des parents, fournissent au lecteur l'occasion rare d'être admis dans le cabinet de consultation pour y observer l'enfant et le thérapeute travaillant et jouant ensemble. Ce livre est un joyau clinique, émaillé d'exemples : fantaisies de l'enfant, jeux, langage qui éclaire l'organisation de la maladie, son évolution, le développement émotionnel. Il est à la fois passionnant par ce qui s'y révèle de la pratique et de la théorie de Winnicott et émouvant par la personnalité attachante de " Piggle ".
Les textes réunis dans cet ouvrage, dont la plupart sont inédits en français, recouvrent l'ensemble de la carrière de D. W. Winnicott (1896-1951). Pédiatre et psychanalyste anglais, il a consacré sa vie et son oeuvre à élaborer une théorie personnelle du développement affectif de l'enfant. Il traite ici de sujets aussi divers que l'autisme, les désordres psychosomatiques, l'école, la famille, l'adoption, et les illustre par de nombreuses observations. Grâce à la richesse de son expérience clinique, grâce à l'éclairage que lui apporte la psychanalyse, Winnicott porte un regard novateur et original sur les différents aspects du lien entre la psyché et le corps chez l'enfant.
Les articles et conférences rassemblés dans cet ouvrage sont en grande partie inédits en France et traitent de ce que Winnicott appelle la tendance antisociale. Ce concept original permet d'expliquer certains comportements délinquants dont Winnicott attribue l'origine à une déprivation, c'est-à-dire à une perturbation survenue très tôt dans l'environnement de l'enfant. Ces comportements doivent être considérés comme des appels au secours et interprétés comme des signes d'espoir. Winnicott fut sensibilisé à cette question pendant la guerre, alors qu'il s'occupait d'enfants évacués, et il ne cessa de s'y intéresser tout au long de sa carrière de pédiatre et de psychanalyste. Il s'adresse ici à des travailleurs sociaux, des magistrats, des enseignants, des médecins, des familles d'accueil et des parents, afin de les aider à mieux prendre en charge les enfants à tendance antisociale et à trouver des traitements et des structures d'accueil appropriés. La délinquance est un thème d'une grande actualité. Ce livre sera donc utile à tous ceux qui sont concernés par ce grave problème.
Ce recueil d'une quarantaine de textes inédits ou dispersés dans des revues montre un Winnicott explorateur et conteur passionné. Nombreux sont en effet les inédits qui sont le résultat d'intuitions et de perceptions déroutantes pour l'auteur lui-même, qui a ainsi éprouvé le besoin de les saisir par l'écrit, en quelques pages vives et ouvertes. Certaines de ces pages sont des notes préparatoires pour un enseignement ou une conférence, et sont enjouées, prêtes à être partagées. Elles ont aussi l'intérêt de révéler un Winnicott moins connu, un analyste d'adultes non conventionnel, capable d'aller dans un restaurant retrouver une patiente, ou d'expliquer comment ses propres rêves lui constituent un "club" où il se rend pour avoir la paix. Après les "Notes sur la pratique et la théorie" viennent quatre "Consultations thérapeutiques", pour ainsi dire quatre nouvelles brèves, quatre enquêtes racontées en temps réel où, véritablement, le lecteur - psychanalyste ou profane - retient son souffle. La plus brillante, sinon la plus émouvante, celle qui évoque le cas de Mark, décrit une scène extraordinaire, avec des bruits qui viennent d'on ne sait où et une chaise qui bouge toute seule, de sorte que le thérapeute n'a d'autre "choix" que celui de devenir fou et de le dire à l'enfant - et de trouver ainsi la "clé" de l'énigme. Suivent des textes plus classiques, qui sont les compléments de la théorie winnicottienne de la "relation mère-enfant". Ils précèdent un chapitre de recherches à la fois conceptuelles et cliniques, dont l'article, célèbre, "La crainte de l'effondrement", publié en 1972 dans la Nouvelle Revue de Psychanalyse et ici retraduit. Le livre se termine par un ensemble de critiques, sévères sans être malveillantes, de l'oeuvre de Melanie Klein, à partir de son concept d'"envie". En guise d'introduction, le texte transcrit d'un exposé: une étonnante petite autobiographie et la seule que nous ayons sur la naissance des idées de l'auteur, "volées comme on dérobe des sous dans le sac de sa mère". Winnicott s'y explique sur ses deux analyses et leurs avatars, et sur le fait qu'il a eu besoin de travailler sans tenir compte de l'apport de ses collègues, sauf pour les "voler" plus ou moins consciemment. Il y expose comment lui, enfant mal adapté de la psychanalyse, a trouvé sa liberté de pensée en soignant les enfants mal adaptés de la vie. C'est donc le parcours d'une vie de recherche qui est présenté (travaux de 1939 à 1970), mais un parcours parallèle et généralement ignoré. On y découvre les marges de la pensée winnicottienne et, comme c'est une pensée essentiellement paradoxale, les marges sont au centre.
Ma seule compagne, au cours de cette exploration du territoire inconnu qu'est un cas nouveau, est la théorie que je porte en moi, qui est devenue partie de moi-même et à laquelle je ne suis pas obligé de me référer délibérément. C'est la théorie du développement affectif de l'individu qui comporte pour moi l'histoire complète de la relation individuelle de l'enfant à son environnement particulier. (...) On pourrait comparer ma position à celle d'un violoncelliste qui travaille sa technique avec acharnement puis, étant parvenu à la maîtriser et à la tenir pour acquise, sera enfin capable de faire de la musique.".
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.
Résumé : Les hommes sont, plus souvent qu'on ne le reconnaît, hystériques. Ceux-là affectent d'être pervers ou prétendent que le sexe ne les intéressent pas, souffrent d'impuissance, de frigidité du sentiment ou d'éjaculation précoce. Mais que craignent-ils donc de rencontrer chez la femme ? A travers les grands textes fondateurs de notre imaginaire (la Bible, Shakespeare, Cervantès, mais aussi Alfred Jarry ou Albert Cohen), à travers surtout Don Juan, et en s'appuyant sur les analyses de Spinoza, Charcot, Freud et Lacan, le psychanalyste Jean-Pierre Winter dessine les contours d'un homme perpétuellement instable, décevant, toujours ailleurs et toujours dans l'attente.
Au moment où l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre. A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, où nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. En ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte. Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.