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Le salut en Jésus Christ dans la littérature de l?'ère patristique. Tome 1
Winling Raymond
CERF
44,00 €
Épuisé
EAN :9782204107983
Les renouveaux biblique, patristique et liturgique intervenus au XXe siècle, les avancées de l'oecuménisme, les requêtes d'actualisation du message chrétien invitent à revisiter la théologie de l'ère patristique, en vue d'en élaborer une présentation de synthèse. Au-delà de monographies consacrées à des aspects particuliers, il convient de proposer des études visant à "penser ensemble" ce qui est organiquement lié. Les écrits de l'ère patristique obéissent justement à ce souci d'une vue d'ensemble obtenue grâce à l'idée directrice d'"économie" ou de "plan de Dieu". L'objet du présent ouvrage est de montrer, à la lumière de la notion englobante de salut, que les Pères avaient le sens de la cohérence organique entre le contenu de la foi, la conduite morale, la célébration liturgique du mystère du salut et la vie spirituelle. De plus, ils avaient à coeur de dépasser des approches uniquement négatives ; ils mettaient l'accent sur des aspects positifs, quand ils parlaient de participation inchoative aux biens du salut ou des vertus qui honorent les croyants. Des citations assez substantielles ont été données pour rendre attentif à la richesse et à la force stimulante de la théologie patristique, avant tout portée à pratiquer une herméneutique respectueuse des textes scripturaires. Par ailleurs, un effort a été fait pour prendre en compte les vues de théologiens et de patrologues contemporains au sujet des questions traitées.
Le corps de mon fils repose maintenant dans le caveau familial mais je n'arrête pas de penser que ses organes vitaux animent maintenant les corps de cinq inconnus. Revit-il ainsi de manière partielle et dispersée ou bien sa personnalité était-elle concentrée dans son seul cerveau, le reste de son être n'étant qu'une simple machinerie destinée à alimenter son esprit? Vous comprenez, on aurait pu aussi lui prendre ses cornées. ses bras. ses jambes. son visage même. pour les greffer sur d'autres personnes. Une partie encore plus grande de lui-même aurait ainsi survécu mais mon fils serait néanmoins mort... " Dans Un pluriel singulier François Winling traitait des multiples ambivalences de l'être humain, dans Les gènes de l'âme du rôle majeur joué par la parole, au cours de sa longue évolution, pour l'extraire de son animalité. Il s'intéresse clans La mort en vie au rapport entre le corps et l'esprit ainsi qu'aux dérives actuelles, intégristes, sociétales, médicales et politiques qui remettent en cause les acquis de notre civilisation. Ce livre soulève de nouveau beaucoup de questions que 1'auteur traite avec le regard et la sensibilité dont il avait déjà fait preuve dans ses deux premiers romans.
Dans ce nouveau livre, le professeur Winling propose de fournir des éléments d'information historiques et théologiques en vue d'une meilleure compréhension du mystère célébré à Noël. Une première partie historique, exégétique et théologique, s'attache à présenter les sources scripturaires de la fête et à en retracer l'évolution à l'époque des Pères de l'Eglise. On traite aussi des controverses au sujet de la naissance de Jésus et de son identité humano-divine. La seconde partie de l'ouvrage se fait plus méditative et pose des questions de fond. Alors même qu'elle est célébrée par le grand nombre, au point d'être un des moments commerciaux les plus forts de l'année, le sens profond de la fête de Noël est singulièrement méconnu. Paradoxe, que l'auteur signale avec tristesse. En revanche, il s'émerveille des trésors de sens et de poésie que recèle ce moment festif: Noël, c'est la célébration du mystère du Fils de Dieu qui s'est fait homme pour nous faire participer aux biens du salut. A ce titre, la nativité de Jésus représente le seuil décisif que franchit l'humanité dans ses rapports avec Dieu et là est la source d'une vraie joie. Dans ce beau livre, on trouvera une présentation rigoureuse et aussi synthétique que possible de la recherche actuelle sur le Christ. Mais Raymond Winling fait davantage: il offre à son lecteur une belle et solide réflexion méditative où le théologien partage sa foi dans le mystère qu'il étudie.
Dans ce roman, l'auteur s'interroge à ce qui fait l'essence même de l'homme : le rôle majeur joué par la parole dans son évolution depuis des millénaires pour l'extraire de son animalité. "Vous voyez, Eric, je suis en train de réaliser que ce qui n'était initialement qu'un moyen de contourner les problèmes liés aux difficultés légales d'expérimentation sur embryons humains est devenu pour moi un sujet de recherche de première importance. Le moyen est devenu plus important que l'objectif qu'il devait permettre d'atteindre".
Dupleix André ; Maraval Pierre ; Winling Raymond ;
Le terme de catéchèse produit en moi une grande frayeur, et à très juste titre. En effet, je considère en moi-même, non pas tant ce qu'il faut dire, que ce qu'il faut taire; et je ne me fierai pas à tes oreilles nouvelles, qui ne sont pas exercées à l'audition des dogmes divins et qui " ont encore besoin de lait et non d'une nourriture solide ", ainsi que le dit le sage Paul. C'est pourquoi, en effet, cette sorte même d'enseignement est dite catéchèse, ou résonance; car elle habitue les oreilles mêmes des auditeurs par une sonnerie, c'est-à-dire par le son de la trompe qui introduit les paroles, de peur que, en s'approchant de la théologie sans avoir été exercées, et étant encore plus ébranlées par cette voix qui s'exprime ainsi, sans pouvoir encore en supporter l'intensité, elles ne soient troublées et bouleversées [...]. Il nous faut donc d'abord sonner de la trompe, ensuite forcer la puissance du souffle et ainsi interroger Dieu, lui parler et entendre ce qui vient de lui, transmettre et faire passer les paroles à autrui. Mais parce que je ne suffis plus à sonner de la trompe, à plus forte raison à parler de Dieu, à être le ministre de ses paroles, je me sers de la trompe pastorale des Pères et des docteurs de l'Eglise, à la façon du fils d'un berger expérimenté, qui est très loin au-dessus de l'habileté de son père et qui a hérité des instruments du métier : ceux-là vivaient pour Dieu quand ils sont partis d'ici-bas et maintenant se tiennent autour de nous et nous regardent. Et c'est à partir de ces doctrines auxquelles ils ont travaillé que je sonnerai de la trompe et que je dirai ce qui leur a été dit par Dieu.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...