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Histoire de la civilisation chinoise
Wilhelm Richard
OMNIA VERITAS
24,70 €
Épuisé
EAN :9781910220382
En Chine, comme partout ailleurs, la tradition historique a précédé l'histoire écrite. Par analogie avec les autres civilisations anciennes, on admet généralement que cette tradition a été tout d'abord orale et présentée sous forme de vers rimés qui se gravaient plus facilement dans la mémoire. Beaucoup de passages du Tao te king de Lao tse et des commentaires ajoutés par K'oung tse au Livre des Changements comportent des vers de ce genre et on peut tenir pour certain que la forme versifiée que ces auteurs emploient exclusivement pour développer un texte connu depuis longtemps a été le procédé le plus usité par la tradition avant l'invention de l'écriture. On trouve dans le Livre des Odes (Che king), qui a été rédigé sous sa forme actuelle par K'oung tse, mais doit remonter à une date plus ancienne, beaucoup de renseignements relatifs à l'histoire et à la civilisation qui constituent un tableau de l'époque où les Odes ont été composées. La spontanéité des allusions et la naïveté des expressions font de cet ouvrage une source de tout premier ordre pour l'étude de l'histoire de la civilisation ancienne. Mais même les notations historiques chinoises proprement dites remontent à une date très éloignée. Cela tient à ce qu'il a existé en Chine, depuis les temps les plus reculés, un fonctionnaire important, le scribe ou magicien des écrits. Il enregistrait les événements et, en tant qu'astrologue et historien, il possédait et transmettait à la postérité, sous forme de tradition écrite, la science et la sagesse célestes et terrestres. Il était plus qu'un historien, il était le sage dont l'opinion faisait loi, mais qui avait aussi pour devoir de noter tous les faits marquants.
Paris, à la fin du XVIIe siècle est, avec ses quatre à cinq cent mille habitants, la ville la plus peuplée d'Europe. L'absence du roi et des ministres n'empêche point qu'elle reste la capitale où tous les grands corps de l'Etat, toutes les grandes institutions ont leur, siège, où les courtisans ont gardé leurs hôtels. Grands et moyens bourgeois, artisans et menu peuple s'y côtoient. Si Versailles est la "vitrine de la France, Paris en est le coeur vivant. Nouvelles places, splendides monuments, boulevards plantés l'ont beaucoup embelli. La vie culturelle y est intense. Mais le centre de la ville garde son tissu urbain médiéval. Entassées dans d'étroits logis insalubres, les classes modestes vivent pauvrement. Grâce au lieutenant général de police et à l'éclairage des rues, une relative sécurité règne dans la capitale, toujours sale et encombrée pourtant. L'hôpital reste, selon Saint-Simon "la honte et le supplice des pauvres". Mais la propagande royale magnifie des résultats parfois décevants. Le roi, coupé de son peuple, connaît-il ses souffrances, s'en désintéresse-t-il ou feint-il de les ignorer ? Né à Paris le 5 août 1910, Jacques Wilhelm, diplômé de l Ecole des Sciences politiques, diplômé de l Ecole du Louvre, a été de 1948 à 1976 Conservateur en chef du Musée Carnavalet Spécialiste de la peinture française des XVlle et XVIIIe siècles, il est également l'auteur de nombreux ouvrages consacrés à Paris, à son histoire, à son influence dans le domaine artistique. Citons en particulier : La Vie parisienne sous Napoléon III et la IIIe République, Paris vu par les peintres, Paris au cours des siècles et La Vie quotidienne au Marais au XVIIe siècle.
Résumé : " Pour comprendre le " Yi King - Le livre des transformations " et sa philosophie, il faut partir de son origine : c'était un livre de divination qui répondait par oui ou par non à certaines questions. [... ] Toutefois, depuis une époque très reculée, la pensée chinoise s'est éloignée de cette simple notion d'oracle ; elle a développé ce procédé élémentaire pour en faire progressivement une méthode de compréhension du monde. " Ainsi s'exprime l'auteur, Richard Wilhelm, qui ajoute : " Tout doit constamment se transformer, rester fluide et en mouvement ", tout en préservant le centre. " La Sagesse du Yi King " explore, approfondit et explicite certains aspects du Yi King, permettant à un esprit occidental, essentiellement formé à la rationalité et à l'étude des causes, de s'ouvrir à " la plénitude irrationnelle de la vie ", comme le formule Jung dans sa préface à l'édition anglaise du Yi King de Wilhelm.
Igor le gentil iguanodon va passer quelques jours avec ses amis dans l'Ile Marécageuse. Mais Tyranno le terrible fait lui aussi partie du voyage - et décidément, il ne changera jamais !
Le principe de l'institution des castes, si complètement incompris des Occidentaux, n'est pas autre chose que la différence de nature qui existe entre les individus humains, et qui établit parmi eux une hiérarchie dont la méconnaissance ne peut amener que le désordre et la confusion. C'est précisément cette méconnaissance qui est impliquée dans la théorie "égalitaire" si chère au monde moderne, théorie qui est contraire à tous les faits les mieux établis, et qui est même démentie par la simple observation courante, puisque l'égalité n'existe nulle part en réalité ; mais ce n'est pas ici le lieu de nous étendre sur ce point, que nous avons déjà traité ailleurs. Les mots qui servent à désigner la caste, dans l'Inde, ne signifient pas autre chose que "nature individuelle" ; il faut entendre par là l'ensemble des caractères qui s'ajoutent à la nature humaine "spécifique" pour différencier les individus entre eux ; et il convient d'ajouter tout de suite que l'hérédité n'entre que pour une part dans la détermination de ces caractères, sans quoi tous les individus d'une même famille seraient exactement semblables, si bien que la caste n'est pas strictement héréditaire en principe, quoiqu'elle ait pu le devenir le plus souvent en fait et dans l'application. En outre, puisqu'il ne saurait y avoir deux individus identiques ou égaux sous tous les rapports, il y a forcément encore des différences entre ceux qui appartiennent à une même caste ; mais, de même qu'il y a plus de caractères communs entre les êtres d'une même espèce qu'entre des êtres d'espèces différentes, il y en a aussi davantage, à l'intérieur de l'espèce, entre les individus d'une même caste qu'entre ceux de castes différentes ; on pourrait donc dire que la distinction des castes constitue, dans l'espèce humaine, une véritable classification naturelle à laquelle doit correspondre la répartition des fonctions sociales.
Est-il vrai qu'il faille enseigner l'histoire aux enfants sans qu'ils la comprennent et de façon à meubler leur mémoire de quelques dates et de quelques événements ? C'est extrêmement douteux. On ne s'y prendrait pas autrement si l'on voulait tuer l'intérêt. En tout cas, un âge vient, et très vite, où l'on a besoin d'un fil conducteur, où l'on soupçonne que les hommes d'autrefois ressemblaient à ceux d'aujourd'hui et que leurs actions avaient des motifs pareils aux nôtres. On cherche alors la raison de tout ce qu'ils ont fait et dont le récit purement chronologique est insipide ou incohérent. En écrivant une histoire de France, c'est à ce besoin de l'esprit que nous avons essayé de répondre. Nous avons voulu d'abord y répondre pour nous-même et à celle fin dégager, avec le plus de clarté possible, les causes et les effets.
Dans le présent ouvrage, qui est un livre singulièrement dangereux, à ne surtout pas mettre entre toutes les mains, je n'ai moi-même rien fait d'autre que de témoigner en continuité de la marche en avant, des développements conséquents d'une certaine conscience impériale révolutionnaire grand-européenne. Etape par étape. En accompagnant ainsi son propre cours, et le plus souvent en le devançant, et de beaucoup : ce n'est pas un travail analytique suivi que j'ai entrepris de faire là, mais un travail fondamentalement visionnaire, dont l'horizon propre se situait dans l'histoire de l'au-delà de la fin de l'histoire.
La civilisation occidentale moderne apparaît dans l'histoire comme une véritable anomalie : parmi toutes celles qui nous sont connues plus ou moins complètement, cette civilisation est la seule qui se soit développée dans un sens purement matériel, et ce développement monstrueux, dont le début coïncide avec ce qu'on est convenu d'appeler la Renaissance, a été accompagné, comme il devait l'être fatalement, d'une régression intellectuelle correspondante ; nous ne disons pas équivalente, car il s'agit là de deux ordres de choses entre lesquels il ne saurait y avoir aucune commune mesure. Cette régression en est arrivée à un tel point que les Occidentaux d'aujourd'hui ne savent plus ce que peut être l'intellectualité pure, qu'ils ne soupçonnent même pas que rien de tel puisse exister ; de là leur dédain, non seulement pour les civilisations orientales, mais même pour le moyen âge européen, dont l'esprit ne leur échappe guère moins complètement. Comment faire comprendre l'intérêt d'une connaissance toute spéculative à des gens pour qui l'intelligence n'est qu'un moyen d'agir sur la matière et de la plier à des fins pratiques, et pour qui la science, dans le sens restreint où ils l'entendent, vaut surtout dans la mesure où elle est susceptible d'aboutir à des applications industrielles ? Nous n'exagérons rien ; il n'y a qu'à regarder autour de soi pour se rendre compte que telle est bien la mentalité de l'immense majorité de nos contemporains ; et l'examen de la philosophie, à partir de Bacon et de Descartes, ne pourrait que confirmer encore ces constatations. Nous rappellerons seulement que Descartes a limité l'intelligence à la raison, qu'il a assigné pour unique rôle à ce qu'il croyait pouvoir appeler métaphysique de servir de fondement à la physique, et que cette physique elle-même était essentiellement destinée, dans sa pensée, à préparer la constitution des sciences appliquées, mécanique, médecine et morale, dernier terme du savoir humain tel qu'il le concevait ; les tendances qu'il affirmait ainsi ne sont-elles pas déjà celles-là mêmes qui caractérisent à première vue tout le développement du monde moderne ?