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Autorité spirituelle et pouvoir temporel
Guénon René
OMNIA VERITAS
22,45 €
Épuisé
EAN :9781911417842
Le principe de l'institution des castes, si complètement incompris des Occidentaux, n'est pas autre chose que la différence de nature qui existe entre les individus humains, et qui établit parmi eux une hiérarchie dont la méconnaissance ne peut amener que le désordre et la confusion. C'est précisément cette méconnaissance qui est impliquée dans la théorie "égalitaire" si chère au monde moderne, théorie qui est contraire à tous les faits les mieux établis, et qui est même démentie par la simple observation courante, puisque l'égalité n'existe nulle part en réalité ; mais ce n'est pas ici le lieu de nous étendre sur ce point, que nous avons déjà traité ailleurs. Les mots qui servent à désigner la caste, dans l'Inde, ne signifient pas autre chose que "nature individuelle" ; il faut entendre par là l'ensemble des caractères qui s'ajoutent à la nature humaine "spécifique" pour différencier les individus entre eux ; et il convient d'ajouter tout de suite que l'hérédité n'entre que pour une part dans la détermination de ces caractères, sans quoi tous les individus d'une même famille seraient exactement semblables, si bien que la caste n'est pas strictement héréditaire en principe, quoiqu'elle ait pu le devenir le plus souvent en fait et dans l'application. En outre, puisqu'il ne saurait y avoir deux individus identiques ou égaux sous tous les rapports, il y a forcément encore des différences entre ceux qui appartiennent à une même caste ; mais, de même qu'il y a plus de caractères communs entre les êtres d'une même espèce qu'entre des êtres d'espèces différentes, il y en a aussi davantage, à l'intérieur de l'espèce, entre les individus d'une même caste qu'entre ceux de castes différentes ; on pourrait donc dire que la distinction des castes constitue, dans l'espèce humaine, une véritable classification naturelle à laquelle doit correspondre la répartition des fonctions sociales.
Résumé : Une mine inestimable d'études et de références sur deux institutions pluricentenaires. Le premier tome de ce recueil rassemble toutes les études supplémentaires de René Guénon sur la franc-maçonnerie et le compagnonnage. Les articles et comptes rendus ont été rédigés entre 1927 et 1935 et publiés dans les revues Voile d'Isis et Etudes traditionnelles. Abordant des thèmes aussi variés que les pèlerinages, les cathédrales de Cologne et Strasbourg ou encore les liens entre compagnonnage et bohémiens, René Guénon instruit le lecteur et l'initie à ces institutions fascinantes. Ses nombreux comptes rendus de livres et d'articles composent une revue exhaustive de la littérature sur ces sujets. Les écrits sont regroupés par le genre des sujets traités et le classement est fait dans l'ordre chronologique, ce qui explique que l'ouvrage mêle dans son titre franc-maçonnerie et compagnonnage.
Résumé : Publié pour la première fois en 1945, ce texte oppose aux religions historiques la tradition unique et originelle de la connaissance ésotérique. Le monde moderne est décrit comme une monstruosité qui ne reconnaît aucune transcendance et privilégie le règne de la contingence, du quantitatif et de l'individualisme.
Résumé : Les Principes du Calcul Infinitésimal, l'un des tout derniers ouvrages publiés par René Guénon de son vivant, conclut une oeuvre consacrée à la formulation des principes de la métaphysique universelle, principes pour la plupart oubliés ou souvent mal compris aujourd'hui. René Guénon a emprunté sa terminologie à différentes traditions selon le sujet abordé : Hindouisme, Islam, Christianisme ou Extrême-Orient dans l'Introduction Générale aux Doctrines Hindoues ou La Grande Triade notamment, pour ne citer que ces ouvrages déterminants. En achevant ici un travail entamé quelque 40 années plus tôt à l'occasion d'une thèse d'étudiant, l'auteur reprend la présentation de ces mêmes principes en employant cette fois des analogies offertes par certains concepts mathématiques ainsi que par le vocabulaire de cette discipline, chers à l'auteur en raison de leur rigueur absolue. En rendant apparentes les déviations modernes qui se sont développées dans le langage mathématique, il redonne au soi-disant " infini mathématique " sa signification véritable, et offre ainsi au lecteur des indications précieuses sur les degrés de la réalisation métaphysique...
Un des caractères particuliers du monde moderne, c'est la scission qu'on y remarque entre l'Orient et l'Occident. [...] Il peut y avoir une sorte d'équivalence entre des civilisations de formes très différentes, dès lors qu'elles reposent toutes sur les mêmes principes fondamentaux, dont elles représentent seulement des applications conditionnées par des circonstances variées. Tel est le cas de toutes les civilisations que nous pouvons appeler normales, ou encore traditionnelles; il n'y a entre elles aucune opposition essentielle, et les divergences, s'il en existe, ne sont qu'extérieures et superficielles. Par contre, une civilisation qui ne reconnaît aucun principe supérieur, qui n'est même fondée en réalité que sur une négation des principes, est par là même dépourvue de tout moyen d'entente avec les autres, car cette entente, pour être vraiment profonde et efficace, ne peut s'établir que par en haut, c'est-à-dire précisément par ce qui manque à cette civilisation anormale et déviée. Dans l'état présent du monde, nous avons donc, d'un côté, toutes les civilisations qui sont demeurées fidèles à l'esprit traditionnel, et qui sont les civilisations orientales, et, de l'autre, une civilisation proprement antitraditionnelle, qui est la civilisation occidentale moderne."
Bien qu'il ait été un auteur prolifique, le professeur Sutton restera dans les mémoires pour sa grande trilogie : Wall St. et la révolution bolchevique, Wall St. et FDR, Wall St. et l'ascension d'Hitler. Cette trilogie décrit le rôle des socialistes d'entreprise américains - également connus sous le nom d'élite financière de Wall Street - dans trois événements historiques importants du XXe siècle : la révolution Lénine-Trotsky de 1917 en Russie, l'élection de Franklin D. Roosevelt aux Etats-Unis et la prise de pouvoir d'Adolf Hitler en Allemagne en 1933. Chacun de ces événements a introduit une variante du socialisme dans un grand pays - le socialisme bolchevique en Russie, le socialisme du New Deal aux Etats-Unis et le national-socialisme en Allemagne. L'histoire officielle contemporaine ignore ces notions. Evidemment on peut comprendre que les universités et les organismes de recherche, qui dépendent de l'aide financière de fondations contrôlées par cette même élite financière new-yorkaise, ne souhaitent guère soutenir et publier des recherches sur ces aspects de la politique internationale. Il est peu probable que le plus courageux des administrateurs morde la main qui nourrit son organisation. Il est également éminemment clair, d'après les preuves présentées dans cette trilogie, que les hommes d'affaires à l'esprit public ne se rendent pas à Washington en tant que lobbyistes et administrateurs pour servir les Etats-Unis. Ils sont à Washington pour servir leurs propres intérêts de maximisation des profits. Leur but n'est pas de promouvoir une économie de marché compétitive, mais de manipuler un régime politisé à leur propre avantage. Ce que cette histoire révisionniste nous apprend réellement, c'est que notre ignorance comme citoyens individuels qui cède le pouvoir politique à cette élite, a coûté la vie à environ deux cent millions de personnes dans le monde entre 1820 et 1975. Ajoutez à cette misère indescriptible les camps de concentration, les prisonniers politiques, la répression et l'oppression de ceux qui tentent de faire éclater la vérité.
L'homme extraordinaire savait, non seulement ce que son destin avait eu de prodigieux, mais le concours d'événements qu'il avait fallu pour l'élever à l'Empire et le rendre neveu du roi dont, lieutenant obscur, il avait vu la chute à la journée du 10 août. Quel roman, pourtant, que ma vie ! s'écriait-il au moment de l'épilogue. Une autre fois, à Sainte-Hélène, il disait qu'il s'écoulerait mille ans avant que les circonstances qui s'étaient accumulées sur sa tête vinssent en chercher un autre dans la foule pour le porter aussi haut.
Que dirions-nous si notre mètre, notre kilo, notre boisseau, notre litre, notre kilowatt augmentaient ou diminuaient, et du simple au quadruple, et sans discontinuer ? Supposez qu'une Compagnie de Chemin de fer passe une commande de traverses de six pieds, et que le pied quadruple de longueur avant la date de livraison. Supposez qu'un élévateur à céréales achète mille boisseaux de froment et que le boisseau se recroqueville au quart de sa taille primitive. Notre dollar, mesure de valeur, varie comme varieraient un mètre de caoutchouc, un kilo de coton hydrophile qui s'imprégnerait d'eau pour sécher ensuite suivant l'état de l'atmosphère.
Le Grand Cataclysme est la narration de l'histoire des Ancêtres des premiers Pêr-Ahâ (devenu Pharaon en phonétique grecque) hiéroglyphes qui signifient Descendants-de-l'Aîné . Ahâ pourrait se dire en phonétique française Adam , et de fait, les Annales chronologiques gravées sur les murs des premiers temples de Haute-Egypte, ou peintes sur les rouleaux de cuir des diverses salles des archives des Maisons-de-Vie , racontent la vie d'un peuple en partant de cet Aîné : l'Ahâ. Leur continent s'appelait Ahâ-Men-Ptah (devenu Atlantide par la grâce de Platon), et dont la traduction est Dieu-y-coucha-son-Aîné . C'est toute l'histoire du monothéisme de ce continent d'Ahâ-Men-Ptah que détaille Le Grand Cataclysme, car en plusieurs millénaires, le peuple Descendant-de-l'Ainé perdit de vue son origine et se prit lui-même pour Dieu. Ce qui s'acheva par l'engloutissement du continent édénique à la suite d'un terrible bouleversement géologique, il y a 12 000 ans, et sur lequel les récits ne manquent pas. Les rescapés se chargèrent d'en instituer la crainte.