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Mémoires éclatés d'Alexandre
White Patrick
GALLIMARD
15,20 €
Épuisé
EAN :9782070713622
Frappée d'une sénilité pas tout à fait précoce, lasse de devoir vivre auprès d'une fille aussi revêche que dévouée, Alex Gray se réfugie dans l'évocation d'existences imaginaires. Elle se revoit tour à tour compagne d'un moine orthodoxe et libidineux sur une petite île grecque ; religieuse dans un couvent où elle côtoie la sainteté ; étoile d'une médiocre troupe théâtrale qui porte la culture aux provinces reculées de l'Australie, incarnant avec désinvolture Hamlet ou Cléopâtre ou prenant des poses artistiques sur un texte destiné aux "happy few". Ces fuites vers un passé mythique sont entrecoupées de retours vers la vie quotidienne et de fugues imaginaires, ainsi que de conversations avec sa fille et le meilleur ami de son mari défunt, à qui elle veut laisser le fatras de ses souvenirs hétéroclites, dans le vague espoir qu'il les publie. Ce que fait ici l'auteur. L'un des éléments les plus savoureux de cette oeuvre baroque est l'intervention du Prix Nobel australien à travers le regard de la mémorialiste, mais aussi à travers ce qu'il partage de ses obsessions. Il s'agit, chez tous deux, de la quête de son être authentique, au-delà des masques et de l'affabulation. C'est elle, mais c'est aussi bien lui, qui note par exemple : "Je dois continuer à écrire. Peut-être quelqu'un finira-t-il par comprendre. . ". Le comique implacable avec lequel elle décrit une certaine société de son pays ou un monde théâtral qui se veut d'avant-garde rappelle étrangement la bouffonnerie amère et les hantises de l'auteur de Voss, de L'oeil du cyclone ou du Vivisecteur. On est tenté de croire que l'auteur n'a pas eu beaucoup à intervenir pour apporter la caution de son nom à ces Mémoires volant en éclats.
Dès son enfance, Hurtle Duffield se sait voué à la tristesse irrémédiable de ne pouvoir éprouver des sentiments "normaux". Il est fasciné par l'incompréhensible et secrète splendeur du monde que son regard découvre jusque dans les plus secrètes difformités de la création. Il a six ans lorsque ses parents le vendent à des gens riches qui n'ont pu mettre au monde qu'une fille laide et bossue. A jamais meurtri par cet arrachement, il reste cependant tout aussi étranger à sa nouvelle famille qu'à la première et ne songe qu'à sa vocation : la peinture. Il a désormais accès à la culture, aux musées, il fait avec ses parents adoptifs un long voyage en Europe. A dix-sept ans, la Première Guerre mondiale lui fournit le moyen de disparaître. Il revient plus tard à Sydney, connaît des débuts difficiles, puis l'amertume de voir ses oeuvres achetées ppar des collectionneurs qui ne les comprennent pas. Beaucoup de femmes s'eprennent de lui, croyant voir en ce peintre distant et célèbre l'instrument de leur rédemption. Lui les aime comme il aime la terre, les plantes, le soleil ; ce qui le hante, c'est l'étincelle d'éternité emprisonnée dans les formes et les êtres. Il y a chez lui une aspiration au divin, doublée d'horreur pour la cruauté du Démiurge, qui sont les éléments caractéristiques de l'oeuvre de Patrick White. Hurtle finira sa vie auprès de Rhoda, la pseudo-soeur infirme de son enfance. Une même verve mordante, une même passion de la lucidité les ont rapprochés. Il meurt terrassé par une attaque au moment où il allait atteindre dans ses toiles le bleu parfait, l'indigo décisif auquel il identifie Dieu. Dieu, l'artiste, le grand Vivisecteur.
Résumé : Elizabeth Hunter, âgée de quatre-vingt-six ans et qui fut riche, belle, adorée, gît sur son lit de bois de rose, aux portes de la mort. Trois infirmières, une gouvernante et une femme de ménage entourent la vieille momie qui règne encore sur elles et à qui elles sont liées par des fils divers, leur propre solitude, leur angoisse, la fascination de son opulence toujours présente. Au début du roman, le fils de Mrs Hunter, un acteur à peine sur le retour, sa fille, divorcée d'un prince français, dont les tailleurs Chanel ont vu des jours meilleurs, s'abattent sur la maison de Sydney dans le but plus ou moins avoué de s'approprier la fortune de leur mère. Telle est la trame de ce roman plein de richesse, de souvenirs, d'évocations, parmi lesquelles celle, capitale, du cyclone qui s'est autrefois abattu sur une île où Mrs Hunter se trouvait seule et dont l' "oeil", mer apaisée, cygnes au repos près du rivage, lui a révélé le calme et la pureté auxquels elle a toujours obscurément aspiré au cours de sa vie de prédatrice. Mais le sujet essentiel du livre est la solitude : qu'ils soient sur une scène le point de mire d'un public éclairé ou moqueur, qu'ils règnent sur d'immenses domaines ou vivent dans la pauvreté, qu'au plus intime des relations humaines, ils caressent un jeune corps sain ou lavent celui d'une moribonde, les êtres sont seuls.
Quatrième de couverture Dans ce roman de jeunesse, Patrick White donne libre cours à la fascination qu'a exercée sur lui l'Angleterre où il a passé de longues années.Le personnage principal du roman, plus encore que son héroïne, est le Londres du début du siècle jusqu'aux approches de la Seconde Guerre mondiale, un Londres vu dans la diversité de ses quartiers.Mrs Standish, jeune institutrice, se marie «au-dessus de sa classe» et devient, jusqu'au faux pas final, un modèle du respect des convenances ; le démon de midi se présente sous la forme d'un séduisant saxophoniste qui l'entraîne, hors de son salon vieillot, dans un monde où les règles de la respectabilité n'ont plus cours.L'impressionnisme décrit assez bien le style de cette œuvre, par la volonté constante de traduire en images les réactions les plus subtiles des acteurs : images toujours originales, parfois mystérieuses, allusions à des sensations, des souvenirs que le lecteur doit être suffisamment attentif pour identifier, mais qui contribuent à suggérer le mystère des êtres, parfois impénétrable, même pour eux-mêmes.
Dès son enfance, Hurtle Duffield se sait voué à la tristesse irrémédiable de ne pouvoir éprouver des sentiments "normaux". Il est fasciné par l'incompréhensible et secrète splendeur du monde que son regard découvre jusque dans les plus secrètes difformités de la création. Il a six ans lorsque ses parents le vendent à des gens riches qui n'ont pu mettre au monde qu'une fille laide et bossue. A jamais meurtri par cet arrachement, il reste cependant tout aussi étranger à sa nouvelle famille qu'à la première et ne songe qu'à sa vocation : la peinture. Il a désormais accès à la culture, aux musées, il fait avec ses parents adoptifs un long voyage en Europe. A dix-sept ans, la Première Guerre mondiale lui fournit le moyen de disparaître. Il revient plus tard à Sydney, connaît des débuts difficiles, puis l'amertume de voir ses oeuvres achetées ppar des collectionneurs qui ne les comprennent pas. Beaucoup de femmes s'eprennent de lui, croyant voir en ce peintre distant et célèbre l'instrument de leur rédemption. Lui les aime comme il aime la terre, les plantes, le soleil ; ce qui le hante, c'est l'étincelle d'éternité emprisonnée dans les formes et les êtres. Il y a chez lui une aspiration au divin, doublée d'horreur pour la cruauté du Démiurge, qui sont les éléments caractéristiques de l'oeuvre de Patrick White. Hurtle finira sa vie auprès de Rhoda, la pseudo-soeur infirme de son enfance. Une même verve mordante, une même passion de la lucidité les ont rapprochés. Il meurt terrassé par une attaque au moment où il allait atteindre dans ses toiles le bleu parfait, l'indigo décisif auquel il identifie Dieu. Dieu, l'artiste, le grand Vivisecteur.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.