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Vivisecteur. Tome 1
White Patrick
GALLIMARD
20,20 €
Épuisé
EAN :9782070286300
Dès son enfance, Hurtle Duffield se sait voué à la tristesse irrémédiable de ne pouvoir éprouver des sentiments "normaux". Il est fasciné par l'incompréhensible et secrète splendeur du monde que son regard découvre jusque dans les plus secrètes difformités de la création. Il a six ans lorsque ses parents le vendent à des gens riches qui n'ont pu mettre au monde qu'une fille laide et bossue. A jamais meurtri par cet arrachement, il reste cependant tout aussi étranger à sa nouvelle famille qu'à la première et ne songe qu'à sa vocation : la peinture. Il a désormais accès à la culture, aux musées, il fait avec ses parents adoptifs un long voyage en Europe. A dix-sept ans, la Première Guerre mondiale lui fournit le moyen de disparaître. Il revient plus tard à Sydney, connaît des débuts difficiles, puis l'amertume de voir ses oeuvres achetées ppar des collectionneurs qui ne les comprennent pas. Beaucoup de femmes s'eprennent de lui, croyant voir en ce peintre distant et célèbre l'instrument de leur rédemption. Lui les aime comme il aime la terre, les plantes, le soleil ; ce qui le hante, c'est l'étincelle d'éternité emprisonnée dans les formes et les êtres. Il y a chez lui une aspiration au divin, doublée d'horreur pour la cruauté du Démiurge, qui sont les éléments caractéristiques de l'oeuvre de Patrick White. Hurtle finira sa vie auprès de Rhoda, la pseudo-soeur infirme de son enfance. Une même verve mordante, une même passion de la lucidité les ont rapprochés. Il meurt terrassé par une attaque au moment où il allait atteindre dans ses toiles le bleu parfait, l'indigo décisif auquel il identifie Dieu. Dieu, l'artiste, le grand Vivisecteur.
Dès son enfance, Hurtle Duffield se sait voué à la tristesse irrémédiable de ne pouvoir éprouver des sentiments "normaux". Il est fasciné par l'incompréhensible et secrète splendeur du monde que son regard découvre jusque dans les plus secrètes difformités de la création. Il a six ans lorsque ses parents le vendent à des gens riches qui n'ont pu mettre au monde qu'une fille laide et bossue. A jamais meurtri par cet arrachement, il reste cependant tout aussi étranger à sa nouvelle famille qu'à la première et ne songe qu'à sa vocation : la peinture. Il a désormais accès à la culture, aux musées, il fait avec ses parents adoptifs un long voyage en Europe. A dix-sept ans, la Première Guerre mondiale lui fournit le moyen de disparaître. Il revient plus tard à Sydney, connaît des débuts difficiles, puis l'amertume de voir ses oeuvres achetées ppar des collectionneurs qui ne les comprennent pas. Beaucoup de femmes s'eprennent de lui, croyant voir en ce peintre distant et célèbre l'instrument de leur rédemption. Lui les aime comme il aime la terre, les plantes, le soleil ; ce qui le hante, c'est l'étincelle d'éternité emprisonnée dans les formes et les êtres. Il y a chez lui une aspiration au divin, doublée d'horreur pour la cruauté du Démiurge, qui sont les éléments caractéristiques de l'oeuvre de Patrick White. Hurtle finira sa vie auprès de Rhoda, la pseudo-soeur infirme de son enfance. Une même verve mordante, une même passion de la lucidité les ont rapprochés. Il meurt terrassé par une attaque au moment où il allait atteindre dans ses toiles le bleu parfait, l'indigo décisif auquel il identifie Dieu. Dieu, l'artiste, le grand Vivisecteur.
Résumé : Le nouveau roman d'un des principaux écrivains australiens. Deux jumeaux de nature opposée : Waldo, intelligent, rêve de littérature et de poésie, Arthur, à l'esprit attardé, est condamné aux tâches subalternes et matérielles. Waldo méprise Arthur, Arthur l'admire et l'aime. Au cours d'une lutte désespérée où chacun cherche son identité, la haine de l'un n'aboutit qu'à la souffrance et à une dessèchement stérile, alors que l'amour de l'autre lui permet de dépasser sa condition et de connaître des satisfactions d'ordre spirituel.
Frappée d'une sénilité pas tout à fait précoce, lasse de devoir vivre auprès d'une fille aussi revêche que dévouée, Alex Gray se réfugie dans l'évocation d'existences imaginaires. Elle se revoit tour à tour compagne d'un moine orthodoxe et libidineux sur une petite île grecque ; religieuse dans un couvent où elle côtoie la sainteté ; étoile d'une médiocre troupe théâtrale qui porte la culture aux provinces reculées de l'Australie, incarnant avec désinvolture Hamlet ou Cléopâtre ou prenant des poses artistiques sur un texte destiné aux "happy few". Ces fuites vers un passé mythique sont entrecoupées de retours vers la vie quotidienne et de fugues imaginaires, ainsi que de conversations avec sa fille et le meilleur ami de son mari défunt, à qui elle veut laisser le fatras de ses souvenirs hétéroclites, dans le vague espoir qu'il les publie. Ce que fait ici l'auteur. L'un des éléments les plus savoureux de cette oeuvre baroque est l'intervention du Prix Nobel australien à travers le regard de la mémorialiste, mais aussi à travers ce qu'il partage de ses obsessions. Il s'agit, chez tous deux, de la quête de son être authentique, au-delà des masques et de l'affabulation. C'est elle, mais c'est aussi bien lui, qui note par exemple : "Je dois continuer à écrire. Peut-être quelqu'un finira-t-il par comprendre. . ". Le comique implacable avec lequel elle décrit une certaine société de son pays ou un monde théâtral qui se veut d'avant-garde rappelle étrangement la bouffonnerie amère et les hantises de l'auteur de Voss, de L'oeil du cyclone ou du Vivisecteur. On est tenté de croire que l'auteur n'a pas eu beaucoup à intervenir pour apporter la caution de son nom à ces Mémoires volant en éclats.
Un gentleman anglais et sa femme font naufrage, vers 1830, sur une plage des côtes australiennes. Les rescapés abordent sur une plage où ils sont massacrés par les indigènes. Seule Mrs Roxburgh est épargnée, mais c?est pour devenir l?esclave de la tribu. Elle partage pendant des mois la vie des sauvages, vêtue d?une ceinture de lianes où elle dissimule son alliance, avant d?être sauvée par un forçat évadé. De toutes les figures féminines si vivantes qu?on rencontre dans l??uvre du prix Nobel australien, Helen Roxburgh est peut-être la plus émouvante et la plus vraie. Outre le puissant intérêt du récit, ce roman offre le portrait d?une femme déchirée entre deux univers, la fidélité au souvenir d?un mari très civilisé et l?attachement à un être violent et frustre.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.