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Impressions d'audience, le procès de Pétain
Werth Léon
VIVIANE HAMY
16,00 €
Épuisé
EAN :9782878580709
Ce témoignage féroce de Léon Werth est à lire absolument. " Le Canard enchaîné " Le général Campet fut chef du cabinet militaire du Maréchal de 1940 à 1943. Il s'incline devant son ancien chef. Ce n'est point à proprement parler un salut. Il s'incline comme devant une icône. Sa déposition est d'une troublante innocence. Pendant trois ans, le général Campet, vit le Maréchal tous les matins. Le Maréchal ne crut jamais à la victoire allemande. Il invita toujours ses subordonnés à préparer des armements et une mobilisation pour le jour de la libération. Le général dirigeait les services de correspondance du Maréchal, qui recevait 2 000 lettres par jour. Aucune victime de l'Allemagne ne s'est en vain adressée au Maréchal. Il a fait beaucoup pour les prisonniers. Il faisait venir pour eux, de l'Argentine, des poulets, et de Dakar, des poissons. " Ces Impressions, Léon Werth les donna au journal La Résistance après chaque audience de ce qui devait être le procès de Pétain. " La passion de la vérité ne parut jamais indiscrète ", ironise-t-il. Et sa plume brillante se donne libre cours.
Ce récit du séjour d'un jeune intellectuel sous les drapeaux est un chef-d'oeuvre de pudeur et de subtilité " L'Express Vers 1950, Léon Werth se penche sur les notes, féroces, qu'il prit sur le vif au cours des douze mois que dura son service militaire. Ainsi va-t-on découvrir " la caserne aux environs de 1900, le comportement des officiers et des soldats, leurs sentiments, leur " psychologie ", si l'on veut. Aucune allusion à cette entité : l'armée, qu'au début de ce siècle les uns exaltaient et les autres dénigraient. Récit pathétique ou comique ? L'auteur n'en sait rien, il a voulu être " objectif ", peindre un milieu et une époque et ce n'est point sa faute si la réalité est à la fois comique et dramatique. "
Rappelez-vous la dédicace du Petit prince : "A Léon Werth, quand il était petit garçon". Est-il important d'en apprendre plus long sur celui dont Saint-Exupéry disait qu'il était sa "morale" ? Est-il important du reste, de l'apprendre dans le contexte d'un hommage rendu à Saint-Exupéry ? Ne devrions-nous pas nous contenter de relire son ?uvre, l'une des plus fortes de la littérature française ?Quelqu'un aura-t-il un jour l'audace d'écrire un livre sur l'amitié, se demandait Léon Werth, en songeant à celle si profonde, qui le liait à Saint-Exupéry. Blanchot exauça son v?u sans le savoir, en songeant, lui, à Lévinas. Qu'est-ce qui fait qu'une amitié est profonde ? Werth y répond page après page. Mais il y répond comme sans s'y attacher : le livre est fait de notes éparses, de lettres, de photos souvenirs. C'est Viviane Hamy qui les a rassemblées. Belle intelligence d'éditeur !A ceux qui cherchent le portrait de Saint-Exupéry, conseillons d'autres lectures. Werth a fait mieux : il vit toujours la passion qui le portait auprès de son ami. Le livre est superbe, d'une composition pascalienne, en fragments laissant dériver les images simples de leur amitié. La terrasse de l'auberge de Fleurville, ce goût de perfection à siroter un Pernod en mordant dans un saucisson et du pain de campagne. Jamais Werth n'enferme Saint-Exupéry dans aucune explication. "La certitude qu'il est vivant s'est installée en moi. Mais que cette certitude est inquiète !" Ne jouons donc pas les créateurs de "cadavres sublimes".--Joël Jégouzo-- -- Urbuz.com
De 1940 à 1944, réfugié dans tes Vosges, Léon Werth vit l'Occupation un stylo à la main, et rédige Déposition, son journal de résistance personnelle. Il livre ici un document capital pour comprendre ce que furent vraiment ces années sombres de l'Histoire. Précises, graves et d'un humour féroce, ces pages attestent un refus de la fatalité, et demeurent d'une extraordinaire modernité.'Il viendra quand même un jour où l'homme, l'esprit seront vainqueurs de Hitler. " Biographie: Léon Werth (1878-1955) est l'auteur d'une oeuvre majeure mêlant romans (Clavel Soldat, La Maison blanche), chroniques, récits de voyages et écrits sur l'art. C'est lui qu'Antoine de Saint-Exupéry dédia Le Petit Prince." Parce qu'il est un des meilleurs amis que j'aie au monde, mais aussi à cause d'une dette spirituelle car bien avant de le connaître je le lisais - il ne sait pas combien je lui dois.'Antoine de Saint-Exupéry.Extraits choisis par Pierre Bottura
Résumé : Depuis que nous avons lu l'extraordinaire Déposition (journal tenu par Werth caché pendant la Seconde Guerre), nous savons qu'un individu de ce calibre n'est pas du genre à se contenter de généralités militantes. Werth est allé à la guerre en volontaire, il l'a vue, il ne l'a pas aimée, il a voulu la raconter. Clavel, c'est lui. La mobilisation, vue par Werth, ressemble étrangement à un désert la ville est quittée comme on a quitté les familles pour rejoindre le grand troupeau. C'est un énorme processus de dévitalisation. On entre peu à peu dans la boue des tranchées ; c'est une mer immobile où les hommes se tiennent transis, gnomes hallucinés pétris de désespoirs et de souvenirs.
Au cours de ces vacances, ils souffrirent ensemble, mûrirent ensemble. Ils pleurèrent beaucoup sur eux-mêmes à Delphes et à Olympie. Ils firent aussi ce qu'on fait en Grèce, c'est-à-dire boire du Retsina, nager dans les criques, adopter un chaton sur l'Acropole, rire et faire l'amour (à l'insatisfaction générale). Quand ils revinrent à Paris, Patrick embrassa une existence homosexuelle dont il ne lui cacha pas grand-chose. Elle écoutait bouche bée, ne comprenait rien, lui pardonnait tout. Ils étaient liés par leur échec au-delà de ce qu'ils pouvaient croire. Ayant renoncé l'un à l'autre avec force sanglots, ils n'envisageaient pas de se passer l'un de l'autre. Croyant qu'ils ne s'aimaient plus, ils s'adoraient et se consacraient le meilleur d'eux-mêmes. Est-ce qu'ils y gagnèrent ? Est-ce qu'ils y perdirent ? Qui peut le dire ? Avant qu'elle ne retombe amoureuse de quelqu'un, il allait s'écouler dix ans. Et ce quelqu'un, ce serait moi, ecce homo". Ce roman, paru pour la première fois en 1996, est d'une incroyable modernité. Il aborde de front les questions qui agitent notre société : les évolutions de la famille traditionnelle, la place du père ou du géniteur au sein de celle-ci et le désir d'enfanter coûte que coûte ressenti par certaines femmes. Le lecteur, devenu voyeur sans compassion, se met à l'affût des rapports triangulaires qu'entretiennent les antihéros de cette histoire. "C'est superbement écrit. Cynique, lapidaire, inattendu. Un de ces romans qui procurent un vrai bonheur de lecture". Marie France
Enzo, 13 ans, fugue de sa banlieue natale pour rejoindre son grand frère Greg. C'est l'été, il fait beau et la campagne s'ouvre à Enzo, généreuse et omniprésente. Depuis qu'il a coupé les ponts avec sa mère, Greg vit dans une caravane au milieu d'une décharge rurale. Il connaît cette douleur qu'éprouve Enzo et il va le recueillir le temps d'un week-end. C'est, pour Enzo, le plaisir simple d'être ensemble. C'est la rencontre avec Ninon qui "fréquente" , Charline, la petite amie de Greg, Sofiane l'optimiste, Eddy au tatouage tribal... C'est le bonheur des premières fois, loin d'un quotidien fait de jeux vidéo et de sordides indifférences. Soleil de juin explore les méandres de l'adolescence et décrit à merveille ces pas de côté nécessaires à toute prise de conscience. Une parenthèse bucolique et lumineuse, avec ce sentiment que le bonheur est à portée de main
Résumé : "Pas d'erreur, cette fille était de la race des vaincus. Elle ne tenterait rien. En bonne intello, elle se contenterait d'analyser. Et tu en arriveras à la conclusion que mon père n'a aucune raison de te vouloir du mal. Une déduction erronée. Le souci avec lui, c'est qu'il n'a jamais été maître des émotions étranges qui chevauchent dans les méandres de son esprit. Il est comme un demi-dieu, capable du pire comme du meilleur. Un être absurde et merveilleux, dépourvu d'empathie, sans peur, susceptible de se lancer dans des actions inutiles et sacrément périlleuses pour lui et son entourage. ? " Après avoir fréquenté Les Infidèles et fait une escale au Japon avec Kabukicho, Dominique Sylvain nous emporte une fois encore dans son univers dangereusement onirique et sensuel. Nouvelles technologies et Bitcoins lui offrent mille et une manières de tordre le cou aux codes du roman policier. Une femme de rêve brouille les pistes : au lieu de traquer le coupable, n'est-il pas plus séduisant de rechercher qui est la victime ? "? Quelque part c'est insensé, mais ça me plaît ainsi. " Dominique Sylvain
A 10 ans, Roger Leroy vit comme une trahison l'arrivée dans sa vie de son demi-frère, Nicolas Lempereur. C'est le début d'une haine que rien ni personne ne saura apaiser. Bien des années plus tard, Roger, garde des Sceaux d'un gouvernement populiste, oeuvre à la réhabilitation de la peine de mort. Nicolas, lui, est une véritable rock star, pacifiste et contre toute forme de discrimination. Un fait divers impliquant un pédophile récidiviste rallie bientôt l'opinion publique à la cause du garde des Sceaux, et la peine de mort est rétablie. Mais quand Nicolas est accusé du meurtre d'une jeune femme et clame son innocence, la querelle fraternelle qui l'oppose à Roger devient alors un enjeu sociétal et moral. Ce qu'il nous faut de remords et d'espérance est la chronique annoncée d'une tragédie contemporaine ; un roman coup de poing, criant de vérité.