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Saint- Exupéry tel que je l'ai connu
Werth Léon
VIVIANE HAMY
23,50 €
Épuisé
EAN :9782878580532
Rappelez-vous la dédicace du Petit prince : "A Léon Werth, quand il était petit garçon". Est-il important d'en apprendre plus long sur celui dont Saint-Exupéry disait qu'il était sa "morale" ? Est-il important du reste, de l'apprendre dans le contexte d'un hommage rendu à Saint-Exupéry ? Ne devrions-nous pas nous contenter de relire son ?uvre, l'une des plus fortes de la littérature française ?Quelqu'un aura-t-il un jour l'audace d'écrire un livre sur l'amitié, se demandait Léon Werth, en songeant à celle si profonde, qui le liait à Saint-Exupéry. Blanchot exauça son v?u sans le savoir, en songeant, lui, à Lévinas. Qu'est-ce qui fait qu'une amitié est profonde ? Werth y répond page après page. Mais il y répond comme sans s'y attacher : le livre est fait de notes éparses, de lettres, de photos souvenirs. C'est Viviane Hamy qui les a rassemblées. Belle intelligence d'éditeur !A ceux qui cherchent le portrait de Saint-Exupéry, conseillons d'autres lectures. Werth a fait mieux : il vit toujours la passion qui le portait auprès de son ami. Le livre est superbe, d'une composition pascalienne, en fragments laissant dériver les images simples de leur amitié. La terrasse de l'auberge de Fleurville, ce goût de perfection à siroter un Pernod en mordant dans un saucisson et du pain de campagne. Jamais Werth n'enferme Saint-Exupéry dans aucune explication. "La certitude qu'il est vivant s'est installée en moi. Mais que cette certitude est inquiète !" Ne jouons donc pas les créateurs de "cadavres sublimes".--Joël Jégouzo-- -- Urbuz.com
Résumé : Depuis que nous avons lu l'extraordinaire Déposition (journal tenu par Werth caché pendant la Seconde Guerre), nous savons qu'un individu de ce calibre n'est pas du genre à se contenter de généralités militantes. Werth est allé à la guerre en volontaire, il l'a vue, il ne l'a pas aimée, il a voulu la raconter. Clavel, c'est lui. La mobilisation, vue par Werth, ressemble étrangement à un désert la ville est quittée comme on a quitté les familles pour rejoindre le grand troupeau. C'est un énorme processus de dévitalisation. On entre peu à peu dans la boue des tranchées ; c'est une mer immobile où les hommes se tiennent transis, gnomes hallucinés pétris de désespoirs et de souvenirs.
De 1940 à 1944, réfugié dans tes Vosges, Léon Werth vit l'Occupation un stylo à la main, et rédige Déposition, son journal de résistance personnelle. Il livre ici un document capital pour comprendre ce que furent vraiment ces années sombres de l'Histoire. Précises, graves et d'un humour féroce, ces pages attestent un refus de la fatalité, et demeurent d'une extraordinaire modernité.'Il viendra quand même un jour où l'homme, l'esprit seront vainqueurs de Hitler. " Biographie: Léon Werth (1878-1955) est l'auteur d'une oeuvre majeure mêlant romans (Clavel Soldat, La Maison blanche), chroniques, récits de voyages et écrits sur l'art. C'est lui qu'Antoine de Saint-Exupéry dédia Le Petit Prince." Parce qu'il est un des meilleurs amis que j'aie au monde, mais aussi à cause d'une dette spirituelle car bien avant de le connaître je le lisais - il ne sait pas combien je lui dois.'Antoine de Saint-Exupéry.Extraits choisis par Pierre Bottura
Sur les conseils d'un ami, Léon Werth quitte Paris le 11 juin 1940 pour se rendre dans le Jura. Ce voyage, qu'il espérait ne devoir durer que quelques heures, lui prendra en fait 33 jours. L'auteur se rend compte alors que la situation est bien plus préoccupante qu'il n'a bien voulu l'admettre tout d'abord. 33 jours est donc un récit d'exode en même temps qu'un témoignage historique et humain, se refusant à toute vision manichéenne. C'est une leçon contre la haine et une invitation à ne jamais désespérer de l'Homme. 33 jours permet d'aborder l'étude de l'autobiographique en liaison avec la Seconde Guerre mondiale, qui est au programme d'Histoire des classes de troisième. Ce récit permet aussi de faire travailler les élèves sur une langue claire et poétique qui n'est pas sans rappeler parfois celle de Saint-Exupéry, dont Léon Werth était un ami proche.
Résumé : " Nijinsky, dans Le Spectre de la Rose, fait mieux que danser. Il est dans l'espace comme s'il était impondérable. Il bondit si naturellement que parfois il semble planer plutôt que bondir. Quand Nijinsky danse, j'oublie que le bond n'est plus naturel aux hommes. Le bonheur même me semble facile. Beaucoup d'honnêtes gens pensent que l'art n'est grand que s'il est ennuyeux. Mais Bonnard invente son art dans la joie, comme Nijinsky invente sa danse. L'un et l'autre peuvent nous apprendre à n'être pas des pions. Ils ne travaillent, ni ne composent, comme on récite un catéchisme. Ce n'est pas leur travail qu'ils nous montrent, c'est leur danse. Et leur danse n'est pas truquée. " L'enfance, la rue, le travail, les peines, les joies des hommes... La France des années vingt en proie aux paradoxes d'une société qui a connu les tranchées. Des chroniques proches des Voyages avec ma pipe dont Michel Marcq écrivait dans La Voix du Nord : " Livre étrange ! On y pénètre comme dans un musée de province où l'on serait l'unique visiteur et qui, miracle !, ne contiendrait que des chefs-d'?uvre. "
Résumé : "La déception et la surprise s'étaient évanouies du visage de Mme Vizy. Quelque chose d'agréable pointait, qui l'adoucissait. Elle continuait à examiner Anna, la bonne. Celle-ci n'avait même pas l'air d'une paysanne. Elle n'était pas aussi lourdaude, aussi joufflue qu'Orszi Varga. Elle était plutôt frêle, élancée, le visage ovale, l'ossature fine, bien proportionnée. Elle portait une petite robe fraîche à carreaux sous laquelle reposaient moelleusement, inconscientes, les deux petites balles en caoutchouc de sa poitrine d'enfant. Dans tout son être il y avait quelque chose d'inexprimable, quelque chose qui l'attirait, qui la retenait aussi un tantinet, mais qui l'intéressait prodigieusement." Budapest. Juillet 1919. Les "Rouges" de Béla Kun ont perdu. Une ère nouvelle débute pour la bourgeoisie. Seule Mme Vizy, la femme du haut fonctionnaire Kornél Vizy, est obsédée par tout autre chose : Anna, la gouvernante promise par le concierge. Jusqu'au jour où Anna, un couteau de cuisine à la main, commet l'innommable... Depuis leur création, les Editions Viviane Hamy s'intéressent de près à la littérature de l'Est. Pour célébrer leurs trente ans, elles vous proposent de lire et de relire l'oeuvre immense de Dezsö Kosztolányi, ? une des plus grandes figures de la littérature hongroise du XXe siècle ?, dont Anna la douce est sa création la plus célèbre.
Enzo, 13 ans, fugue de sa banlieue natale pour rejoindre son grand frère Greg. C'est l'été, il fait beau et la campagne s'ouvre à Enzo, généreuse et omniprésente. Depuis qu'il a coupé les ponts avec sa mère, Greg vit dans une caravane au milieu d'une décharge rurale. Il connaît cette douleur qu'éprouve Enzo et il va le recueillir le temps d'un week-end. C'est, pour Enzo, le plaisir simple d'être ensemble. C'est la rencontre avec Ninon qui "fréquente" , Charline, la petite amie de Greg, Sofiane l'optimiste, Eddy au tatouage tribal... C'est le bonheur des premières fois, loin d'un quotidien fait de jeux vidéo et de sordides indifférences. Soleil de juin explore les méandres de l'adolescence et décrit à merveille ces pas de côté nécessaires à toute prise de conscience. Une parenthèse bucolique et lumineuse, avec ce sentiment que le bonheur est à portée de main
Résumé : "Tes allers-retours entre la vie et la mort tu vas les faire encore longtemps ? Le temps qu'il faudra. Pourquoi ? Tu te fais du souci pour moi ? Tu es juive, n'est-ce pas ? C'est insensé, tu sais ce qu'ils te feront s'ils te prennent ? Je n'ai pas peur. A Copenhague, je suis chez moi. Ce sont eux les envahisseurs. Danemark 1943, Niels Rasmussen rencontre Sarah à la rousse chevelure. Il rejoint alors la Résistance et devient le saboteur de génie qui remodèle la ville occupée à coups d'explosifs. Quand le conflit mondial s'achève, Sarah attend un enfant et les héros sont prêts à recueillir leurs lauriers. Pourtant, une page du Parisien Libéré glissée dans un courrier anonyme va infléchir le destin. Dans la rubrique "Epuration" Niels lit : C'est le 7 mai que le dramaturge Jean-François Canonnier, actuellement détenu à Fresnes, passera devant la Cour de justice de la Seine. Il sera défendu par maître Bianchi. Eperdu d'incompréhension et pour sauver son "frère de coeur", il entreprend une odyssée qui fera vaciller toutes ses certitudes quant à l'héroïsme, la lâcheté, la Résistance et la collaboration. Roman d'aventures, enquête introspective, Niels fait fi des genres littéraires et nous soumet à la question : Et vous, qu'auriez-vous fait ?
Résumé : "An Linh n'existe pas. On ne peut arpenter ses rizières, parcourir ses collines, sentir sa brise à l'aube et se recueillir dans ses cimetières face à l'océan. Rien de ce qui suit n'est réel. La correspondance que vous allez lire aurait pu se tenir il y a deux cents ans. Endormis depuis de longues années, Isey, Thanh et leurs compagnons. se réveillent. L'un après l'autre, ils se lèvent pour entrer sur une scène imaginaire encore plongée dans la nuit. Ils s'apprêtent, revêtent des tuniques colorées, soulignent leur regard d'un trait de khôl, prennent une plume et des feuilles de papier pour jouer leur partie. Le paysage s'éclaire : ils vont ouvrir le bal... Puisse le Ciel donner vie à leurs lettres, clarté à leurs voix ? et leur accorder la grâce de vous rencontrer."