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Légitimité de l'autodéfense. Quand a-t-on le droit de prendre les armes ?
Werner Eric
XENIA
12,00 €
Épuisé
EAN :9782888922216
Les pages qui suivent traitent d'une espèce particulière de guerre, celle dont le sujet est l'individu lui-même. Car, effectivement, il peut arriver que l'individu lui-même devienne le sujet de la guerre. Cela arrive. Traditionnellement, c'est l'Etat qui est le sujet de la guerre. C'est lui qui fait la guerre, et, avant même de la faire, qui la déclare. Qui désigne l'ennemi, comme le disait Carl Schmitt. On connaît toutes ces choses. C'est ce que dit la théorie. Or comme bien souvent, la pratique contredit ici la théorie." Lorsque l'Etat perd son monopole de la violence physique légitime, ou qu'il n'est plus en mesure de l'assurer, tous les coups sont-ils permis ? Puisant dans l'histoire et la pensée classiques, Eric Werner montre que tous les grands dilemmes de l'humanité ont déjà été vécus et médités. Cet essai de philosophie politique est en même temps un appel au réveil. Il nous aide à comprendre que l'Etat protecteur n'est plus là.
Résumé : Au début de sa carrière d'universitaire et de penseur. Eric Werner avait été pris comme modèle pour un portrait par le grand peintre polonais Joseph Czapski. Incomprise, mal aimée, cette oeuvre était restée dans l'ombre durant des décennies. En la redécouvrant à l'âge mûr, l'auteur de ce livre comprend enfin le message que l'artiste défunt lui avait légué : le miroir de sa propre personne avec trois décennies d'avance ! Partant de cette révélation. Eric Werner se lance dans une introspection bouleversante, tissant autour d'un tableau la trame de sa propre vie. des époques traversées, des idées épousées, contestées ou combattues. Protagoniste de la scène intellectuelle suisse et francophone, philosophe politique audacieux, professeur et témoin, Werner nous livre une réflexion magnifique sur le temps, la fragilité des idées et des convictions, et nous emmène avec lui à la poursuite du noyau même de son être intellectuel et émotionnel. Osant affronter, pour la première fois, des spectres qui ont, consciemment ou non, façonné son existence : l'incompréhension et le conflit avec son père. une conversion religieuse hésitante. des engagements publics motivés par l'éthique plus que par la conviction politique. Après cet essai vertigineux et très personnel que fut La Maison de servitude, Eric Werner propose ici un voyage intérieur cruellement lucide. toujours intelligent et étrangement poétique qui est peut-être l'un des chefs-d'oeuvre de l'autoportrait.
On peut décider de faire la guerre, mais parfois aussi la guerre s'impose à nous sans nous demander notre avis. C'est même le cas le plus fréquent. Elle s'impose à nous, c'est tout. On pourrait aussi dire qu'elle nous cherche. Que faire alors ? On peut évidemment l'ignorer, faire comme si de rien n'était. C'est l'attitude de beaucoup. Sauf que quand la guerre nous cherche, en règle générale elle nous trouve. Autant, dès lors, la regarder en face, les yeux ouverts". Voici un essai à la fois remuant et civilisé, téméraire et sage, sur le destin qui nous attend inéluctablement et la manière de nous y préparer.
Un pasteur genevois sur les pas de Rousseau. « Ces lettres ont pour arrière-plan la Nouvelle Héloïse. On se représente mal aujourd?hui l?immense ferveur avec laquelle le roman de Rousseau a été accueilli lors de sa parution, fin 1760? Elle a permis aux lecteurs et surtout lectrices, au travers même des émotions qu?elle leur faisait éprouver, de mieux se comprendre eux-mêmes en tant, justement, qu?êtres non seulement de raison mais de sentiment. Vaucher participe largement de cet état d?esprit...» Découvrant la correspondance inédite d?un de ses ancêtres, le pasteur et botaniste Jean-Pierre Vaucher, Eric Werner repart sur les traces de Rousseau en compagnie d?un de ses presque contemporains. Il nous invite ainsi à reparcourir la géographie inspirée du grand écrivain. Les hauts lieux de la Nouvelle Héloïse, mais également des Confessions, sont saisis et décrits en l?état où Rousseau lui-même les avait connus. « Que ces lieux sont beaux, et comme ils parlent aucoeur...»: ce livre nous propose une exploration poétique des sites privilégiés de l?imaginairerousseauiste par un lecteur pieux et passionné, présenté par son descendant. La réactualisation dutexte par Eric Werner confère à ce témoignage une dimension nouvelle et prenante.
Résumé : En février 1943, trois étudiants de l'Université de Munich furent arrêtés par la Gestapo. On les avait surpris en train de répandre des tracts dans le hall de l'Université. Ces tracts en appelaient au renversement du régime. Deux de ces étudiants étaient frère et soeur : Hans et Sophie Scholl. Ils faisaient partie d'un réseau de résistance dénommé La Rose blanche. Quelques jours plus tard, un tribunal du peuple (Volksgerichtshof) les condamna à mort, et ils furent guillotinés. Devant le tribunal qui la jugeait, Sophie Scholl, alors âgée de 21 ans, fit cette déclaration : "Ce que nous disions et écrivions, beaucoup le pensent comme nous. Simplement ils n'osent pas l'exprimer." Des paroles qu'on retrouve telles quelles dans l'Antigone de Sophocle ! Antigone ressuscite chaque fois qu'une véritable résistance se met en mouvement. Son temps est-il revenu ?
Construit comme un puzzle, Le Siège de Vienne fait appel à la fois à la mémoire d'un passé lointain (l'Empire austro-hongrois) et à celle d'un passé plus récent (la Roumanie libérée du communisme du début du XXIe siècle). Le lecteur se trouve dans une ville du Nord de la Transylvanie qui vit au rythme des préparatifs précédant les fêtes de fin d'année, plus exactement les trois dernières journées de décembre 1995. Son ouverture et son ironie donnent à ce texte une dimension centre européenne, ses paysages, son humour, le langage des personnages, le choix des noms (qui renvoient à Ionesco), les allusions littéraires (à Cioran, immanquablement) le définissent comme une création roumaine aux qualités incontestables. Ecriture rare, sensible et intelligente à la fois, style riche, sens souterrain se décantant petit à petit - telles sont les qualités de cette oeuvre d'exception. Roman réaliste, il intègre de façon naturelle le fantastique d'un Boulgakov ou d'un Chagall. Il aborde l'histoire européenne en ce qu'elle a eu de plus concret et de saisissant : la dernière guerre mondiale, le goulag russe et roumain, la Révolution hongroise de 1956, le "dégel roumain" de 1966, le Mai parisien, la Révolution roumaine de 1989 et la chute du communisme. Les personnages - Roumains, Hongrois, Allemands, Juifs, Arméniens, qui constituent un milieu multiethnique et une Babel harmonieuse où les différences linguistiques ne sont pas un obstacle à la communication - sont unis dans la fierté d'avoir appartenu à un ancien empire et en même temps dans le complexe d'habiter loin du centre, loin de la Vienne imaginée comme la cité idéale. Mais Vienne n'est plus ce qu'elle a été et, pire encore, c'est le monde entier qui semble avoir totalement changé dans la dernière moitié du siècle.
Da Vinci Code", c'est le phénomène éditorial de ce début de siècle. La raison n'en est pas seulement littéraire. L'auteur continue ici et là, non sans ambiguïté, à afficher des prétentions à la vérité historique, nonobstant les démentis des universitaires. Pourquoi? Massimo Introvigne passe en revue les masques et costumes qui animent le train fantôme de Dan Brown. Faisant défiler une savoureuse galerie littéraire d'Illuminés de Bavière et d'ailleurs, de Cagoulards, de porte-capes du Prieuré de Sion, d'agents des X-Files, d'extraterrestres, de prélats de préférence catholiques et de membres passés ou présents de l'establishment yankee... De quoi combler la vaste fratrie des conspirationnistes auxquels le dédale de l'internet a ouvert des voies d'exploration inespérées. Loin d'avoir renouvelé le genre, le "macrocomplot" de Dan Brown tient en un jeu d'ombres vieux comme le monde. Des phénomènes historiques marginaux sinon farfelus y deviennent des spectres monstrueux sur l'écran de notre crédulité. - Rien de neuf donc? Tout de même, si. La nouveauté, c'est le succès sans précédent de cet ésotérisme forain. Après l'histoire romancée, voici venu le temps de la romance historicisée! Sans sabir académique, Massimo Introvigne présente ici des perspectives inédites. Ce n'est pas l'évasion littéraire que la littérature ésotériste offre à un public assoiffé de "nouvelles croyances", souligne-t-il, c'est avant tout une explication de l'histoire. Et de montrer comment le Grand Complot échafaudé pour fixer l'attention des masses peut recouvrir des campagnes psychologiques ciblées et très concrètes...
Présentation de l'éditeur Pour faire taire Dieudonné en février 2014, Manuel Valls, alors ministre de l Intérieur, a mobilisé tous les moyens de répression légale de la République. Le futur premier ministre a transformé sa lutte personnelle contre l humoriste en affaire d Etat.Ainsi, le jugement précipité du Conseil d Etat interdisant le spectacle Le Mur a créé un précédent inquiétant dans la jurisprudence française, laissant magistrats et politiques dicter l humour, le comique et le bon goût.La patrie des droits de l homme et de la liberté de pensée va-t-elle basculer dans la censure à cause d une quenelle ?Dans cet ouvrage de témoignage et d analyse, les avocats de Dieudonné reviennent sur cette ahurissante campagne et ses conséquences sur la loi, les libertés et le vivre-ensemble français en tant que tel.Interdit de rire offre ainsi un récit circonstancié des persécutions dont Dieudonné et son entourage ont fait l objet, mais également une analyse symbolique et historique du fameux geste de la quenelle, dont les conclusions ont de quoi surprendre!On y évoque aussi la nature du rire, la fonction du comique dans une société, mais également des affaires plus concrètes et passées sous silence, tel l incroyable et somptueux cadeau fiscal offert à Dieudonné par le ministre Cahuzac en février 2013.Fortement argumenté, magnifiquement écrit, cet essai est un réquisitoire saisissant contre un pouvoir en proie à l incohérence et à la dérive autoritaire.