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Portrait d'Eric
Werner Eric ; Despot Slobodan
XENIA
16,30 €
Épuisé
EAN :9782888920984
Au début de sa carrière d'universitaire et de penseur. Eric Werner avait été pris comme modèle pour un portrait par le grand peintre polonais Joseph Czapski. Incomprise, mal aimée, cette oeuvre était restée dans l'ombre durant des décennies. En la redécouvrant à l'âge mûr, l'auteur de ce livre comprend enfin le message que l'artiste défunt lui avait légué : le miroir de sa propre personne avec trois décennies d'avance ! Partant de cette révélation. Eric Werner se lance dans une introspection bouleversante, tissant autour d'un tableau la trame de sa propre vie. des époques traversées, des idées épousées, contestées ou combattues. Protagoniste de la scène intellectuelle suisse et francophone, philosophe politique audacieux, professeur et témoin, Werner nous livre une réflexion magnifique sur le temps, la fragilité des idées et des convictions, et nous emmène avec lui à la poursuite du noyau même de son être intellectuel et émotionnel. Osant affronter, pour la première fois, des spectres qui ont, consciemment ou non, façonné son existence : l'incompréhension et le conflit avec son père. une conversion religieuse hésitante. des engagements publics motivés par l'éthique plus que par la conviction politique. Après cet essai vertigineux et très personnel que fut La Maison de servitude, Eric Werner propose ici un voyage intérieur cruellement lucide. toujours intelligent et étrangement poétique qui est peut-être l'un des chefs-d'oeuvre de l'autoportrait.
Eric Werner a enseigné la philosophie politique à l?Université de Genève. Auteur d?essais marquants sur les voies et les paradoxes du pouvoir dans la société moderne (L?Avant-guerre civile et L?Après-démocratie, aux éditions L?Age d?Homme, La Maison de servitude et Portrait d?Eric chez Xenia).
Résumé : "Les pages qui suivent traitent d'une espèce particulière de guerre, celle dont le sujet est l'individu lui-même. Car, effectivement, il peut arriver que l'individu lui-même devienne le sujet de la guerre. Cela arrive. Traditionnellement, c'est l'Etat qui est le sujet de la guerre. C'est lui qui fait la guerre, et, avant même de la faire, qui la déclare. Qui désigne l'ennemi, comme le disait Carl Schmitt. On connaît toutes ces choses. C'est ce que dit la théorie. Or comme bien souvent, la pratique contredit ici la théorie." Lorsque l'Etat perd son monopole de la violence physique légitime, ou qu'il n'est plus en mesure de l'assurer, tous les coups sont-ils permis ? Puisant dans l'histoire et la pensée classiques, Eric Werner montre que tous les grands dilemmes de l'humanité ont déjà été vécus et médités. Cet essai de philosophie politique est en même temps un appel au réveil. Il nous aide à comprendre que l'Etat protecteur n'est plus là.
Résumé : Le déclin de la démocratie se manifeste notamment, et en premier lieu, par le recul de la liberté d?expression. De plus en plus de vérités et d?opinions sont exprimées, observe Eric Werner, dans la sphère privée et souvent confidentielle. A la suite des procédés d?avant-garde d?un Alexandre Zinoviev, Eric Werner a donc conçu des "microdialogues" exprimant la nature du régime sous lequel nous vivons. C?était tout le propos de son livre "Ne vous approchez pas des fenêtres". "Le début de la fin" est la suite de ce projet. Le lecteur retrouve ici la plupart des personnages qui apparaissaient déjà dans le premier volume : l?Ethnologue, bien sûr, mais aussi l?Avocate, l?Auteur, le Cuisinier, l?Etudiante, l?Auditrice, le Collégien, etc. En fond de tableau, la crise de la gouvernance néolibérale, telle qu?elle se décline aujourd?hui au triple plan économique, écologique, et bien sûr aussi politique. Sous cette forme élégante et insidieuse, Eric Werner nous livre une réflexion profonde et inquiétante de lucidité sur le monde tel qu?il est en 2012.
Résumé : La Maison de servitude désigne l'Egypte pharaonique de l'Ancien Testament. Les hommes ont pour vocation de sortir de la Maison de servitude pour accéder à l'existence libre et responsable. Mais la libération est rude, angoissante. Beaucoup n'aiment pas la liberté, nourrissant même à son endroit une véritable haine. Ils en ont peur, elle est à leurs yeux un fardeau trop lourd à porter. Ils n'ont donc qu'une idée en tête regagner la Maison de servitude. C'est ici qu'intervient le Grand Inquisiteur. Aux déçus de l'émancipation, il fait miroiter tous les avantages de l'esclavage, en particulier la certitude d'être pris en charge pour tout et de n'avoir plus à décider de rien. Du pain et des jeux également. Bref, il leur propose de les reconduire à la Maison de servitude. Cet accompagnement rejoint ce qu'on appelle le totalitarisme. C'est une tentation permanente à notre époque, on le voit aujourd'hui par exemple avec l'islam. La modernité, selon Eric Werner, consiste en une lutte à mort entre la liberté chrétienne, d'une part, et l'autorité rassurante du Grand Inquisiteur de l'autre. Cet essai surprenant prend le contre-pied d'une idée aujourd'hui très répandue, selon laquelle la modernité serait la mort du christianisme. Et si ce n'était pas le contraire, justement ? Si l'effondrement du cadre de vie traditionnel, loin de devoir s'interpréter comme " sortie du christianisme ", n'en marquait pas, à l'inverse, l'accomplissement même ? Si les germes jetés en terre à l'époque des Evangiles n'avaient réellement commencé à porter leurs fruits qu'avec l'avènement, à notre époque, du sujet personnel et de son accession à la parole ? Après ses essais de philosophie politique, Eric Werner livre ici un ouvrage inclassable, vertigineux, qui sonde les racines historiques de la liberté. Entre littérature et psychologie, s'appuyant tour à tour sur Tocqueville, Nietzsche, Dostoïevski, Spengler, Erich Auerbach, d'autres encore, il propose au lecteur moderne un cheminement déroutant, mais exaltant et honnête, vers l'unique promesse du christianisme, celle du salut personnel lié à la présence en nous de la parole vivante.
Nous commençons à peine à découvrir les propriétés de l'eau. Cet élément simple dont toute vie dépend s'avère infiniment plus secret et plus riche qu'on ne le croyait. Cet ouvrage s'adresse à la fois à ceux qui s'intéressent aux pratiques santé et aux ressorts fondamentaux de l'univers où nous vivons. Dans une forme concise, il fait le point sur notre connaissance actuelle des vertus de l'eau, et ce sous plusieurs éclairages conjoints : avancées scientifiques, détection sensitive, expériences de l'auteure, aspects pratiques.
Da Vinci Code", c'est le phénomène éditorial de ce début de siècle. La raison n'en est pas seulement littéraire. L'auteur continue ici et là, non sans ambiguïté, à afficher des prétentions à la vérité historique, nonobstant les démentis des universitaires. Pourquoi? Massimo Introvigne passe en revue les masques et costumes qui animent le train fantôme de Dan Brown. Faisant défiler une savoureuse galerie littéraire d'Illuminés de Bavière et d'ailleurs, de Cagoulards, de porte-capes du Prieuré de Sion, d'agents des X-Files, d'extraterrestres, de prélats de préférence catholiques et de membres passés ou présents de l'establishment yankee... De quoi combler la vaste fratrie des conspirationnistes auxquels le dédale de l'internet a ouvert des voies d'exploration inespérées. Loin d'avoir renouvelé le genre, le "macrocomplot" de Dan Brown tient en un jeu d'ombres vieux comme le monde. Des phénomènes historiques marginaux sinon farfelus y deviennent des spectres monstrueux sur l'écran de notre crédulité. - Rien de neuf donc? Tout de même, si. La nouveauté, c'est le succès sans précédent de cet ésotérisme forain. Après l'histoire romancée, voici venu le temps de la romance historicisée! Sans sabir académique, Massimo Introvigne présente ici des perspectives inédites. Ce n'est pas l'évasion littéraire que la littérature ésotériste offre à un public assoiffé de "nouvelles croyances", souligne-t-il, c'est avant tout une explication de l'histoire. Et de montrer comment le Grand Complot échafaudé pour fixer l'attention des masses peut recouvrir des campagnes psychologiques ciblées et très concrètes...