Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le temps d'Antigone
Werner Eric
XENIA
17,00 €
Épuisé
EAN :9782888921967
En février 1943, trois étudiants de l'Université de Munich furent arrêtés par la Gestapo. On les avait surpris en train de répandre des tracts dans le hall de l'Université. Ces tracts en appelaient au renversement du régime. Deux de ces étudiants étaient frère et soeur : Hans et Sophie Scholl. Ils faisaient partie d'un réseau de résistance dénommé La Rose blanche. Quelques jours plus tard, un tribunal du peuple (Volksgerichtshof) les condamna à mort, et ils furent guillotinés. Devant le tribunal qui la jugeait, Sophie Scholl, alors âgée de 21 ans, fit cette déclaration : "Ce que nous disions et écrivions, beaucoup le pensent comme nous. Simplement ils n'osent pas l'exprimer." Des paroles qu'on retrouve telles quelles dans l'Antigone de Sophocle ! Antigone ressuscite chaque fois qu'une véritable résistance se met en mouvement. Son temps est-il revenu ?
Résumé : Enfin réédité, voici un ouvrage capital pour comprendre notre temps. L'avant-guerre civile a fait sensation lors de sa sortie en 1998. Avec des années d'avance, il décrivait les conséquences de l?effondrement de l?URSS. Une fois le grand Ennemi disparu, qu'allait faire le système de pouvoir occidental pour se légitimer ? Se reconstruire un ennemi, au besoin dans sa propre basse-cour. L'après-guerre froide aurait pu être la paix. Ce fut l'avant-guerre civile. Philosophe politique, mais aussi grand érudit, critique littéraire et connaisseur de la pensée antique, Eric Werner invite toute l?expérience et la sagesse de l?Occident à se pencher sur le berceau de l?ère nouvelle que nous vivons. Il montre les continuités, ouvertes et secrètes, du Pouvoir. Il dégage aussi les situations inédites et potentiellement incontrôlables. Il consolide enfin les passerelles que nul n?osait trop évoquer entre l?ordre et son contraire, le chaos violent. Ce qui n?était que frôlements et connexions fortuites apparaît désormais comme l?architecture même du contrôle politique et social de la masse globalisée. Plus de quinze ans après sa première édition, ce livre trouve des illustrations confondantes dans l?actualité géopolitique et sociale de notre temps. Ecrit dans un style éblouissant, L?Avant-guerre civile est une véritable école de pensée et d?intelligence pour les temps de troubles.
Résumé : La Maison de servitude désigne l'Egypte pharaonique de l'Ancien Testament. Les hommes ont pour vocation de sortir de la Maison de servitude pour accéder à l'existence libre et responsable. Mais la libération est rude, angoissante. Beaucoup n'aiment pas la liberté, nourrissant même à son endroit une véritable haine. Ils en ont peur, elle est à leurs yeux un fardeau trop lourd à porter. Ils n'ont donc qu'une idée en tête regagner la Maison de servitude. C'est ici qu'intervient le Grand Inquisiteur. Aux déçus de l'émancipation, il fait miroiter tous les avantages de l'esclavage, en particulier la certitude d'être pris en charge pour tout et de n'avoir plus à décider de rien. Du pain et des jeux également. Bref, il leur propose de les reconduire à la Maison de servitude. Cet accompagnement rejoint ce qu'on appelle le totalitarisme. C'est une tentation permanente à notre époque, on le voit aujourd'hui par exemple avec l'islam. La modernité, selon Eric Werner, consiste en une lutte à mort entre la liberté chrétienne, d'une part, et l'autorité rassurante du Grand Inquisiteur de l'autre. Cet essai surprenant prend le contre-pied d'une idée aujourd'hui très répandue, selon laquelle la modernité serait la mort du christianisme. Et si ce n'était pas le contraire, justement ? Si l'effondrement du cadre de vie traditionnel, loin de devoir s'interpréter comme " sortie du christianisme ", n'en marquait pas, à l'inverse, l'accomplissement même ? Si les germes jetés en terre à l'époque des Evangiles n'avaient réellement commencé à porter leurs fruits qu'avec l'avènement, à notre époque, du sujet personnel et de son accession à la parole ? Après ses essais de philosophie politique, Eric Werner livre ici un ouvrage inclassable, vertigineux, qui sonde les racines historiques de la liberté. Entre littérature et psychologie, s'appuyant tour à tour sur Tocqueville, Nietzsche, Dostoïevski, Spengler, Erich Auerbach, d'autres encore, il propose au lecteur moderne un cheminement déroutant, mais exaltant et honnête, vers l'unique promesse du christianisme, celle du salut personnel lié à la présence en nous de la parole vivante.
Un pasteur genevois sur les pas de Rousseau. « Ces lettres ont pour arrière-plan la Nouvelle Héloïse. On se représente mal aujourd?hui l?immense ferveur avec laquelle le roman de Rousseau a été accueilli lors de sa parution, fin 1760? Elle a permis aux lecteurs et surtout lectrices, au travers même des émotions qu?elle leur faisait éprouver, de mieux se comprendre eux-mêmes en tant, justement, qu?êtres non seulement de raison mais de sentiment. Vaucher participe largement de cet état d?esprit...» Découvrant la correspondance inédite d?un de ses ancêtres, le pasteur et botaniste Jean-Pierre Vaucher, Eric Werner repart sur les traces de Rousseau en compagnie d?un de ses presque contemporains. Il nous invite ainsi à reparcourir la géographie inspirée du grand écrivain. Les hauts lieux de la Nouvelle Héloïse, mais également des Confessions, sont saisis et décrits en l?état où Rousseau lui-même les avait connus. « Que ces lieux sont beaux, et comme ils parlent aucoeur...»: ce livre nous propose une exploration poétique des sites privilégiés de l?imaginairerousseauiste par un lecteur pieux et passionné, présenté par son descendant. La réactualisation dutexte par Eric Werner confère à ce témoignage une dimension nouvelle et prenante.
Elsässer Jürgen ; Chevènement Jean-Pierre ; Hissim
Voici un ouvrage d'investigation exemplaire. Prenant à contre-pied la clameur générale, Jürgen Elsässer a patiemment remonté la piste des kamikazes du 11 septembre. Ce qui l'a mené tout droit en Bosnie, véritable tête de pont de l'activisme islamiste en Europe et en Occident. Avant de s'attaquer aux populations de l'Occident, les moudjahiddin ont été recrutés, formés, entraînés par les services secrets occidentaux. Sur cette collusion, la "guerre contre le terrorisme" proclamée à grand fracas par Washington au début des années 2000, a jeté un voile de ténèbres et de mutisme. Passionnant comme un roman d'espionnage, ce livre éclaire les souterrains de la politique mondiale et fait parler le silence. De New York à Istanbul, de Berlin à Tora-Bora, il nous entraîne à la découverte du plus équivoque des réseaux. Composant, au fil de son récit, le tableau d'une guerre occulte où les distinctions communes - Occident/Islam, amis/ennemis, terrorisme/pacification - perdent leur sens.
Michel Audiard a eu le sort posthume qu'il méritait: récompensé par le public et honni de la critique de son vivant, il est désormais élevé au rang de gloire nationale, y compris et surtout par ceux qui l'avaient dénigré. C'est justice: Audiard fixe sur la toile de la vie française, entre 1949 et 1985, le tempérament gaulois avec, en dominante, l'esprit frondeur du Parigot-tête-de-veau. Gabin, Ventura, Blier, Lefebvre, Biraud et bien d'autres sont les instruments d'une partition qui sonne juste. Le monde a changé, mais pas les ressorts humains qui fondent l'éternelle comédie des passions. Audiard en est le vivant exemple. Une belle et gouailleuse introduction à l'univers d'Audiard par un frère en esprit parisien, assortie d'une filmographie détaillée: voici le parfait vademecum audiardien. La France de Michel Audiard a reçu en 2001 le prix Simone Genevois, présidé par Alexandre Astruc et récompensant le meilleur ouvrage sur le cinéma.
L'Iran doit être "détruit": en tant que théocratie nationalitaire il est voué à être "normalisé"... En tête des agendas politiques, l'inscription volontariste de l'Iran au rang des démocraties libérales est donc à l'ordre du jour... Car l'Iran est appelé, volen nolens, à se fondre dans le grand chaudron des sociétés éclatées dans lesquelles la segmentation du marchés atteint son paroxysme (minorités ethniques, confessionnelles, sectaires et sexuelles, femmes, jeunes, enfants, la publicité s'adressant à ces derniers dès l'âge de deux ans, l'âge de leur scolarisation précoce...) afin de pouvoir pleinement être intégré au marché unique, le "système-monde".