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LES 40 JOURS DE MUSA DAGH
WERFEL FRANZ
ALBIN MICHEL
20,85 €
Épuisé
EAN :9782226027658
Les Quarante Jours du Musa Dagh est un des chefs-d'oeuvre du roman historique moderne. II a pour cadre la Première Guerre mondiale. L'Empire ottoman est l'allié de l'Allemagne. En 1915, dans un climat alourdi par leurs revers dans le Caucase, les Jeunes Turcs procèdent à la liquidation des élites urbaines arméniennes et des conscrits arméniens qu'ils ont préalablement désarmés. On organise alors systématiquement sur l'ensemble du territoire la déportation des populations arméniennes qui sont exterminées en chemin, au cours du premier génocide du XXe siècle. Au nord-ouest de la Syrie ottomane, les villageois arméniens groupés aux flancs du Musa Dagh ("la Montagne de Moïse") refusent la déportation et gagnent la montagne. Ils résistent plus d'un mois durant aux assauts répétés des corps d'armée ottomans ; l'arrivée providentielle des navires français et anglais au large d'Alexandrette met fin à leur épreuve. A partir de ces épisodes authentiques, Franz Werfel a bâti un grand roman épique. C'est en 1929, lors d'un séjour à Damas, qu'il l'a entrepris. Le spectacle désolant d'enfants de réfugiés qui travaillaient dans une manufacture de tapis, mutilés et minés par la faim, fut le point de départ qui décida Werfel à ressusciter "l'inconcevable destinée du peuple arménien". L'oeuvre est achevée en 1933, peu après la montée au pouvoir de Hitler. C'est l'honneur de Franz Werfel que d'avoir - avec une sombre prémonition - ressenti de la compassion pour l'une des tragédies majeures de notre temps et de lui avoir donné son miroir le plus achevé.
A l'automne de sa vie, en 1883, Giuseppe Verdi séjourne à Venise. L'inspiration l'a quitté, sa musique semble passée de mode. A en croire la rumeur, il n'est plus qu'un épigone de celui qui, au même moment, dans la même ville, connaît un triomphe: Richard Wagner. il n'en faut pas plus pour que Franz Werfel imagine la rencontre des deux géants, et reconstitue les circonstances qui conduiront Verdi à composer peu après deux chefs-d'oeuvre: Falstaff et Othello. A travers deux musiciens, Franz Werfel confronte deux traditions, presque deux cultures. Et c'est tout l'héritage italien de Verdi que le romancier célèbre, alors même que son propre avenir d'écrivain se trouve menacé par les tenants de l'"âme allemande". Magnifiquement documenté, ce livre est digne de son séduisant sous-titre: "Le Roman de l'opéra."
Résumé : Bernadette "Dans les derniers jours de juin 1940, après la débâcle de la France, nous fûmes obligés, ma femme et moi, de quitter le Midi de la France que nous habitions. Nous espérions atteindre la frontière espagnole pour nous rendre au Portugal, mais tous les consulats refusèrent de nous donner des visas. C'est ainsi que la Providence nous conduisit à Lourdes, dont je ne connaissais que très superficiellement l'histoire miraculeuse. J'y ai vécu quelques semaines d'angoisse. Mais elles furent aussi pour moi d'une grande importance.)'appris la merveilleuse histoire de Bernadette Soubirous et des guérisons miraculeuses de Lourdes. Dans ma détresse, je fis un voeu. Si j'arrivais à m'échapper et à atteindre le rivage d'Amérique, la première chose que j'écrirais serait Le Chant de Bernadette. Ce livre est l'accomplissement de mon voeu. )e me suis permis d'écrire Le Chant de Bernadette, quoique je ne sois pas catholique mais juif. Au fond, c'est un voeu beaucoup plus ancien et plus inconscient qui m'a conduit vers cette oeuvre. Déjà aux jours où j'écrivais mes premiers vers, je me suis juré de célébrer toujours et partout, dans mes écrits, le secret divin et la sainteté humaine, envers et contre mon époque, qui se détourne avec raillerie et indifférence des valeurs essentielles de la vie." Franz Werfel Los Angeles, mai 1941
Franz Werfel a donné comme sous-titre à sa pièce : Comédie d'une tragédie. Et c'est bien de cela qu'il s'agit. Pendant qu'en juin 1940, la France s'effondre devant l'armée allemande, le colonel polonais Stjerbinski, son aide de camp Szabuniewicz, sa maîtresse française Marianne etJacobovski, un juif allemand, se dirigent de Paris vers Bayonne pour tenter de rejoindre Londres. Stjerbinski est hautain et ouvertement antisémite, mais c'est Jacobovski qui, grâce à ses qualités humaines et sa débrouillardise, a maintenu jusqu'à présent le petit groupe en vie... Ecrite entre 1941 et 1942, inspirée des souvenirs personnels de Franz Werfel pendant sa fuite vers l'Espagne en 1940, cette pièce, la dernière de l'auteur, a été créée le 14 mars 1944 au Martin Beck Theatre à New York. La première représentation en langue allemande a eu lieu le 17 octobre 1944 au Stadttheater de Bâle. Jouée au Hebbel-Theater à Berlin en 1947, la pièce a ensuite été adaptée au cinéma, à la télévision, à la radio et comme livret d'opéra.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.