Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les 40 jours du Musa Dagh
Werfel Franz ; Wiesel Elie ; Mofer-Bury Paule
ALBIN MICHEL
32,40 €
Épuisé
EAN :9782226314819
En 1915, dans un climat alourdi par leurs revers dans le Caucase, les autorités turques procèdent à la liquidation des populations arméniennes. Dans l?ensemble de l?empire, les déportations de masse et les massacres s?organisent. C?est le début du premier génocide de l?histoire du XXe siècle. Au nord-ouest de la Syrie ottomane, des villageois arméniens refusent de se rendre et gagnent les hauteurs du Musa Dagh, la "montagne de Moïse", bien décidés à opposer aux Turcs une résistance farouche, jusqu?à la mort. Ils sont menés par Gabriel Bagradian, cet enfant du pays, expatrié, naguère vilipendé pour ses moeurs occidentales, mais qui, contre toute attente, refuse de fuir et choisit de lier son destin à celui du peuple de la montagne. Ecrit pendant la montée du nazisme, le roman, inspiré par un fait réel, connut un immense retentissement. Il ouvrait les yeux du monde sur le génocide arménien et établissait un lien entre ce dernier et l?idéologie nazie. Interdit par Hitler (à la demande des Turcs), détruit au cours d?autodafés, le livre continua de circuler sous le manteau dans tous les ghettos où les juifs s?identifiaient aux résistants arméniens.
Les Quarante Jours du Musa Dagh est un des chefs-d'oeuvre du roman historique moderne. II a pour cadre la Première Guerre mondiale. L'Empire ottoman est l'allié de l'Allemagne. En 1915, dans un climat alourdi par leurs revers dans le Caucase, les Jeunes Turcs procèdent à la liquidation des élites urbaines arméniennes et des conscrits arméniens qu'ils ont préalablement désarmés. On organise alors systématiquement sur l'ensemble du territoire la déportation des populations arméniennes qui sont exterminées en chemin, au cours du premier génocide du XXe siècle. Au nord-ouest de la Syrie ottomane, les villageois arméniens groupés aux flancs du Musa Dagh ("la Montagne de Moïse") refusent la déportation et gagnent la montagne. Ils résistent plus d'un mois durant aux assauts répétés des corps d'armée ottomans ; l'arrivée providentielle des navires français et anglais au large d'Alexandrette met fin à leur épreuve. A partir de ces épisodes authentiques, Franz Werfel a bâti un grand roman épique. C'est en 1929, lors d'un séjour à Damas, qu'il l'a entrepris. Le spectacle désolant d'enfants de réfugiés qui travaillaient dans une manufacture de tapis, mutilés et minés par la faim, fut le point de départ qui décida Werfel à ressusciter "l'inconcevable destinée du peuple arménien". L'oeuvre est achevée en 1933, peu après la montée au pouvoir de Hitler. C'est l'honneur de Franz Werfel que d'avoir - avec une sombre prémonition - ressenti de la compassion pour l'une des tragédies majeures de notre temps et de lui avoir donné son miroir le plus achevé.
Franz Werfel a donné comme sous-titre à sa pièce : Comédie d'une tragédie. Et c'est bien de cela qu'il s'agit. Pendant qu'en juin 1940, la France s'effondre devant l'armée allemande, le colonel polonais Stjerbinski, son aide de camp Szabuniewicz, sa maîtresse française Marianne etJacobovski, un juif allemand, se dirigent de Paris vers Bayonne pour tenter de rejoindre Londres. Stjerbinski est hautain et ouvertement antisémite, mais c'est Jacobovski qui, grâce à ses qualités humaines et sa débrouillardise, a maintenu jusqu'à présent le petit groupe en vie... Ecrite entre 1941 et 1942, inspirée des souvenirs personnels de Franz Werfel pendant sa fuite vers l'Espagne en 1940, cette pièce, la dernière de l'auteur, a été créée le 14 mars 1944 au Martin Beck Theatre à New York. La première représentation en langue allemande a eu lieu le 17 octobre 1944 au Stadttheater de Bâle. Jouée au Hebbel-Theater à Berlin en 1947, la pièce a ensuite été adaptée au cinéma, à la télévision, à la radio et comme livret d'opéra.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.