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L'Oblomova
Werbowski Tecia,Van Wilder Elisabeth
ALLUSIFS
10,20 €
Épuisé
EAN :9782922868791
L'Oblomova, c'est Maya Ney qui paresse dans son salon et bâille en choeur avec ses chats en regardant l'hiver par sa fenêtre, à l'instar d'Oblomov, personnage qui incarne le farniente slave. Veuve d'un homme riche dont le testament devait la contraindre à travailler, elle a réussi à déjouer la volonté du défunt et, grâce à la ruse, a su préserver sa délicieuse oisiveté et se prélasse sur la frontière cotonneuse entre la mélancolie et la paresse. Mais un jour, on sonne à sa porte. Biographie de l'auteur Tecia Werbowski a écrit huit romans, des nouvelles et un essai. Ses oeuvres ont été traduites en plusieurs langues et adaptées pour le théâtre, la radio et la télévision. Née à Lwow, en Pologne, pragoise dans l'âme, elle habite au Canada depuis 1968 et vit entre Montréal et Prague.
Le mur entre nous, premier roman de Tecia Werbowski est écrit à la suite d'une rencontre de l'auteure avec Nina Berberova et reprend un thème cher à l'écrivaine russe en racontant l'histoire d'une vengeance obsessionnelle.
Résumé : Une série de meurtres particulièrement sanglants fait la une des journaux de Tel-Aviv. Sur les lieux de chaque crime, le commissaire Yona Merlin, amateur de bons de réduction et volontiers mélancolique, découvre de mystérieuses inscriptions. Le journaliste Raï Tsitrin, spécialiste des graffitis, lui vient en aide. Mais c'est finalement Zoé, une adolescente un peu perdue qui connaissait une des victimes, qui les identifie comme des citations de son écrivain favori, le mythique Bruno Schulz. Désormais réunis dans le but de sauver la prochaine victime, les membres de cet improbable trio poursuivent l'enquête dans les bas-fonds d'un Tel-Aviv vibrant de vie, parmi des personnages pittoresques, mais aussi, en filigrane, dans une certaine mémoire de l'immigration juive. Assassiné par un officier nazi en 1942 dans une rue de Drohobycz, en Galicie, Bruno Schulz ne cesse d'intriguer. Une magie émane de ses textes, qu'Amir Gutfreund convoque délicatement quand il lie l'histoire du grand écrivain, et celle d'Adèle, personnage important de son célèbre recueil Les Boutiques de cannelle, avec l'enquête palpitante du commissaire Merlin.
Résumé : "A quatorze ans, je fus exaucé - je devins beau. Au fil des jours, à mon insu, s'étaient opérés en moi des changements qui font que jusqu'à aujourd'hui les femmes me désirent, me sourient spontanément au moindre échange de regards, et répondent à mes avances les plus hypocrites." C'est ainsi qu'Arik découvre son pouvoir de séduction à l'adolescence, sans savoir que son physique ne suffira pas à gagner le coeur de l'amour de sa vie, l'énigmatique Mikhal, qui n'est autre que la petite soeur de son ami Benny. Et les amis sont essentiels dans cette cité ouvrière près de Haïfa où grandit Arik dans les années soixante-dix : Benny dont la carrière d'expert-comptable semble toute tracée, Tsion qui se rêve en champion de basket tout comme Guidon en physicien, et Yoram qui se lance très tôt dans les affaires sont les complices inséparables d'Arik. Après avoir passé leur jeunesse ensemble, ils seront prêts à tout pour arracher la belle Mikhal aux griffes d'une secte, la ramener à la maison, et dans les bras de leur ami. Pour elle, volent les héros est le récit tendre et drôle d'une amitié et d'une obsession amoureuse tout autant que la chronique de la société israélienne des années soixante à la mort d'Yitzhak Rabin.
C'est grâce à une petite annonce qu'elle fait passer dans la presse locale de Montréal que la narratrice fera la connaissance de Léon, un veuf inconsolable de 72 ans, d'aspect plutôt repoussant, mais au volant d'une américaine de luxe, pratique pour les courses au supermarché. Divorcée, plus toute jeune elle-même, elle se décrit comme petite et rondelette, mais rêvant encore et toujours d'une aventure romantique. Tout en relatant, avec subtilité et un certain détachement, les quatre années d'amours stériles qui finiront par échouer dans une tentative de relation charnelle, elle se tient au courant des histoires de son fils Richard. Ses histoires d'amour caracolent entre Montréal et Prague en passant par Istanbul, Paris ou Berlin, et même Kaiserslautern, une petite ville allemande insignifiante, où la narratrice fera la connaissance des beaux-parents du jour de Richard. "En tant que mère juive d'un précieux fils unique, j'éprouve une curiosité passionnée à l'égard de ses amies", avoue-t-elle.
Pourquoi Kim, policière débutante, a-t-elle tué son supérieur sur le toit de la maison de retraite l'Arc-en-Ciel ? Avec le sergent Josse, brillant flic tant admiré, et le sergent Bayle, collègue raté et xénophobe, elle y cherchait des indices sur la mort d'un caïd. Que s'est-il passé sur ce funeste échiquier à ciel ouvert ? Au fil de sa frémissante déposition, la toute jeune femme d'origine vietnamienne revit chaque coup joué par leur étrange trio... Haut perchée, l'enquête mise en scène par Pan Bouyoucas dénude le coeur confus d'une meurtrière chavirée par son acte tout en orchestrant à partir des rumeurs de la ville une perception crue et désenchantée de l'intégration des "importés" de tous horizons, que le foisonnement des tragédies dépose à nos portes...
Au soir de sa vie, Lukas, un Grec émigré à Montréal, est visité dans ses rêves par Zéphira, son amour de jeunesse, quarante ans après l'avoir abandonnée sur une plage baignée de lune, dans leur île natale du Dodécanèse. Honteux de cette ancienne lâcheté, il décide de prendre un somnifère, le premier de sa vie, pour rejoindre la fille en songe et lui demander pardon. Pan Bouyoucas signe une épopée jubilatoire et truculente où fourmillent les poursuites et les rencontres oniriques et, surtout, les visages de la culpabilité en personne.
Né en 1976, Maximilien Durand est titulaire d'un DEA soutenu à l'Ecole pratique des hautes études (section des sciences historiques et philologiques) portant sur la littérature hagiographique en langue copte. Il est également diplômé des premier et deuxième cycles de l'Ecole du Louvre, où il enseigne depuis plusieurs années l'histoire de l'art paléochrétien, de l'art byzantin et l'iconographie chrétienne. Il prépare actuellement le catalogue des manuscrits coptes du musée du Louvre. Les récits hagiographiques adoptent, dès l'origine, un point de vue très particulier, fait de convention et volontiers démonstratif, gommant par la légende les défauts des saints qu'ils exaltent. Et si ces derniers n'avaient choisi un parcours hors du commun que par orgueil, frivolité, désespoir ou stupidité ? En réécrivant la biographie des saints historiques, il suffit de décaler le point de vue pour découvrir des intentions moins pures, moins conformes aux idéaux évangéliques. A travers une sélection de sept biographies de saints réels, Odeur de sainteté présente une expérience religieuse vécue loin du mysticisme, comme une course aux honneurs, à la gloire, comme une survie ou comme un accomplissement égoïste. Quand Dieu disparaît de ces vies récrées, il fait place aux psychoses d'êtres bien humains, parfois abjects, mais grands de la logique avec laquelle ils conduisent leur folie. Ces sept biographies, inscrites à des moments particuliers de l'histoire de l'Eglise - la reconnaissance du christianisme à la fin de l'Antiquité, le Moyen Age, la Contre-Réforme, la Révolution, le XIXème siècle et le concile de Vatican II - offrent les portraits d'êtres délirants, en marge, préoccupés d'eux-mêmes. Pour autant, qu'on les abhorre ou qu'on leur pardonne leur démence, ne restent-ils pas de grands hommes, à défaut de demeurer des saints ? Mais au-delà de la figure du saint, Odeur de sainteté évoque celles de tous les personnages qui ont fait l'histoire, et pose la question du genre hagiographique ou simplement biographique. Quand on propose une existence comme modèle, ne l'interprète-t-on pas, en la relatant, pour qu'elle convienne au message qu'on souhaite délivrer ?
Pour être animé par l'utopie et les élans d'une jeunesse idéaliste et généreuse à qui aucune vision d'horreur n'a été épargnée, Le souffle de l'harmattan n'en est pas moins un roman ambigu sur les illusions de l'enfance et sur une fin de l'innocence ; sur l'éternel abîme entre le rêve et la réalité.