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Adapter le droit et rendre la justice aux colonies. Thémis outre-mer (XVIe-XIXe siècle)
Wenzel Eric ; Mari Eric de
EUD
20,00 €
Épuisé
EAN :9782364411531
Comment la justice est-elle rendue dans les colonies françaises, espagnoles, portugaises et anglaises de l'époque moderne ? Comment les populations locales adaptent-elles le droit voulu par leur métropole aux réalités et besoins de leur colonie ? Comment les colonies produisent-elles et imposent-elles leurs propres normes juridiques ? En tenant compte de l'influence des événements politiques, cet ouvrage met en avant le rôle des institutions coloniales, celui des acteurs locaux du droit (magistrats, administrateurs...), mais aussi celui des justiciables, notamment des populations indigènes ou importées (esclaves) dont la place reste trop souvent négligée et qui n'apparaissent plus que comme une majorité silencieuse et entièrement soumise. Le Premier empire colonial (de la Renaissance au début du XIXe siècle) apparaît comme un laboratoire de la colonisation contemporaine et, en matière de droit et de pratiques de justice, son influence se fait encore sentir aujourd'hui dans plusieurs espaces anciennement colonisés.
De la Renaissance aux révolutions, ce livre croise une approche thématique avec une approche géographique pour mettre en valeur les mouvements d'ensemble tout en observant leur développement dans les creusets nationaux. Cet ouvrage, structuré en fiches de 2 ou 4 pages, propose une synthèse simple et précise qui fournit au lecteur des repères, des clés de lecture, des pistes de réflexion pour envisager l'ensemble des évolutions du monde durant cette période. Un volume utile aux étudiants, aux enseignants et à tous ceux qui s'intéressent à l'histoire.
Les colonies européennes modernes et contemporaines, dès le XVIe siècle, voient classiquement se juxtaposer juridictions ordinaires et juridictions d'exception ou spécialisées. Cependant, les tribunaux coloniaux y prennent souvent la forme de l'extraordinaire parce que le droit colonial est sui generis un droit d'exception qui oblige à un pluralisme, donc à des inégalités juridiques : tribunaux indigènes, juridictions inconnues en métropole ou spécialement adaptées aux sociétés et espaces coloniaux, instances militaires aux compétences étendues à la société civile, tribunaux ad hoc en charge de la répression d'affaires coloniales particulières, etc. La justice coloniale est un phénomène complexe dans lequel luttent ou s'épaulent volontiers les autorités judiciaires, administratives et politiques : étudier la juridiction d'exception dans les colonies d'Ancien Régime et du second empire colonial (XIXe-XXe siècles) permet de mieux comprendre un phénomène de domination.
Il s'appelle Ahmed. À 16 ans il quitte la Kabylie et embarque pour la France. On est en 1963. C'est le début d'une épopée qui le conduira d'Alger à Marseille, de Marseille à Paris, de Paris en Lorraine où il croise les veux brillants de Leïla, fille de Mohamed, mineur de fond arrivé en Lorraine en 1947 qui le fait embaucher à la mine. Ils s'appellent Saïd et Omar, deux copains venus d'Assoul, un village du Sud marocain. On est en 1973. Un jour, une rumeur circule: "44 francs par jour, logement gratuit, la France recrute!". Ils sont alors quelques milliers à converger vers Ouarzazate où ils attendent, en ligne et torse nu, qu'on leur appose sur la poitrine un tampon vert, indispensable sésame pour atteindre cet "eldorado" ou... un tampon rouge: recalés! Pour Saïd et Omar, c'est "tampon vert"! Le départ du pays, la traversée, l'arrivée en France, la Lorraine, le froid, la mine, la première descente au fond, la peur, le bruit, la solidarité, les fêtes, les accidents, les enfànts, les femmes, les grèves, les retours au pays, la vie entre deux rives, parfois simple balancement, parfois fracture, gouffre... L'écriture forte et sensible de Jean-Paul Wenzel lui a été inspirée par la puissance d'évocation de ces hommes et de ces femmes, l'énergie considérable de leur parole.
Faire l'histoire de la justice, c'est décrire et analyser l'architecture d'un système. Mais c'est aussi montrer combien le fonctionnement des institutions judiciaires et les procès sont des témoins privilégiés de la culture, des valeurs et des mécanismes d'une société, à une période donnée ou sur le temps long. Si nos sociétés modernes ont fait de l'Etat et de sa justice le garant de la paix sociale et de la coercition, l'étude du rôle des justiciables est tout aussi prégnante pour comprendre l'histoire du monde judiciaire. Spécialiste reconnu de l'histoire sociale et judiciaire de la période moderne (XVIe-XVIIIe siècles), le professeur Benoît Garnot a, durant les quatre dernières décennies, contribué au renouvellement profond de l'histoire de la justice. Le peuple, le crime et la justice rend hommage à la recherche novatrice du professeur Garnot et rassemble les travaux d'un collectif d'historiens médiévistes, modernistes et contemporanéistes, anciens collègues et anciens étudiants, français et étrangers.
Traditionnellement, le monde de la vigne et du vin se caractérise par une apparente permanence, une continuité régulée par une histoire sans heurts, fruit d'un savoir-faire millénaire transmis d'une génération à l'autre. Pourtant, derrière cet immobilisme de façade, se cache une histoire mouvementée. Ainsi, cet ouvrage, qui réunit les contributions d'une vingtaine de spécialistes internationaux, propose de revenir sur trois siècles, décisifs et encore peu explorés, d'identification, de construction et de régulation des territoires de la vigne et du vin. Au prisme d'un regard pluridisciplinaire, ce recueil montre comment, du XVIIIe au XXIe siècle, différents acteurs ont pu décrire, réguler, organiser des territoires vitivinicoles aussi différents que ceux de Bourgogne, de Champagne, de Nouvelle-Zélande, du Chili ou encore de Rioja. Replaçant l'homme au coeur de cette construction historique et sociale qui, au XXe siècle, va consacrer l'idée même de terroir auprès de l'oenophile, cet ouvrage invite plus largement à jeter un regard durent sur les sociétés contemporaines et leur passé.
La mort accidentelle d'Albert Camus, l'intellectuel solitaire et solidaire, le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne), a sidéré le monde entier. Quand on évoque Albert Camus, icône de la littérature française, ce sont les écrits du romancier, L'Etranger, La Peste, La Chute que l'on cite spontanément. Mais il était aussi dramaturge, éditorialiste de génie, essayiste, philosophe et citoyen du monde, ne se dérobant jamais face à un combat pour condamner toutes les formes de totalitarismes et l'horreur nazie. L'Algérie, son pays d'origine, fait partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. L'originalité du présent essai est de retracer la trajectoire exceptionnelle d'un gamin pauvre du quartier Belcourt à Alger au Prix Nobel de littérature. Mais au-delà d'une simple biographie, ce texte cerne une production littéraire qui reste un témoignage essentiel sur les bouleversements du XXe siècle et sur des faits qui sont encore de notre temps. Dans un monde absurde, l'être humain doit faire au mieux pour accomplir sa destinée d'Homme.
La psychomécanique du langage, fondée par G Guillaume (1883-1960), a longtemps suscité des études consacrées à l'histoire des langues (en particulier du français), et a parfois été tenue pour une linguistique fondamentalement diachronique. Cependant, aucune synthèse n'avait encore été consacrée à l'exposition des conceptions guillaumiennes de la diachronie et du changement linguistique. La linguistique diachronique suscitant un regain d'intérêt sans cesse croissant, c'est cette lacune que le présent ouvrage vise à combler, en réunissant l'ensemble des propositions théoriques de Guillaume relatives à la diachronie. S'il présente la diachronie telle qu'elle est développée dans le cadre conceptuel de la psychomécanique du langage, l'ouvrage vise également à confronter cette théorie aux propositions du paradigme du changement linguistique, et à mesurer ainsi les points d'accord et les singularités de chacune de ces deux approches de l'histoire de la langue.