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Les langues de Goethe. Essai sur l'imaginaire plurilingue d'un poète national
Weissmann Dirk
KIME
22,00 €
Épuisé
EAN :9782380720358
Goethe écrivain plurilingue ? Posée de cette manière, la question semble saugrenue. Or, Goethe s'identifie-t-il pour autant au paradigme monolingue qu'on associe si couramment à la notion de poète national ? Sa pratique de multiples langues, dépassant de loin le seul paradigme de la traduction, ne suggère-t-elle pas plutôt l'existence d'un imaginaire plurilingue, dont on peut retrouver la trace jusque dans son écriture ? Que ce soient les poèmes en langues étrangères de sa jeunesse, le français parlé par ses personnages de roman, les langues orientales introduites dans son Divan occidental-oriental, Hélène de Sparte apprenant une nouvelle langue dans le Second Faust ou encore Mignon chantant dans une langue inconnue la nostalgie des fameux "citronniers en fleurs" , nombreux sont ses textes à convoquer d'autres langues que l'allemand. En parcourant la vie et l'oeuvre du plus illustre des écrivains allemands, cet essai entend démontrer que Goethe et plurilinguisme sont deux termes beaucoup moins éloignés l'un de l'autre qu'on pourrait le croire de prime abord.
La revue traite des grands problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels de l'Allemagne contemporaine sans négliger la dimension historique et la comparaison avec d'autres pays. Elle est aussi un forum franco-allemand. Elle s'adresse aux germanistes, historiens, politologues, économistes, étudiants comme enseignants, aux journalistes et aux décideurs politiques ainsi qu'au grand public intéressé par l'Allemagne.
Résumé : Vous n'êtes pas de droite. Ah ça jamais ! Pourtant? Vous étiez tranquillement en train de bavarder avec une connaissance quand soudain, au milieu d'une discussion hautement intellectuelle ça vous tombe dessus, une horrible pensée franchement de droite. C'était instinctif, vous n'y pouviez rien. Mais vous vous sentez salis. Rassurez-vous, droite et gauche ne sont pas des idées, mais des " sensibilités ", et ce petit recueil vous permettra de vous justifier en gardant verbe et tête hauts. Alors qu'on soit de gauche ou de droite (ou même centriste),la poésie sera toujours là pour fleurir le propos et vous offrir l'échappée belle avec à-propos, grâce à cette petite anthologie de poésie engagée. Ou comment résoudre tous vos poèmes en récitant un petit problème. Et vice versa.
L'icône, qui est toujours une fête, nous invite à célébrer la joie de l'union du divin avec l'humain. Né au coeur de la chrétienté orientale, l'art de la peinture d'icônes se transmet de maître à élève depuis son origine. Issu de cette tradition vivante, ce livre offre une technique authentique et riche de sens. De la préparation de la planche, en passant par le dessin byzantin, la dorure à la feuille, les méthodes de la tempéra à l'oeuf jusqu'aux inscriptions et au vernis, les étapes de l'élaboration d'une icône, expliquées avec beaucoup de précision et de conseils pratiques sont abondamment illustrées. Le débutant et l'amateur averti peuvent ainsi progresser dans un art qui concilie fidélité et créativité.
Les institutions sanitaires et sociales et les professionnels qui y exercent vivent de profondes mutations qui touchent à la manière de travailler, d'accompagner ou de soigner. Les prises en charge se transforment, les découpages des territoires du soin, du judiciaire, de l'éducatif ou de la thérapeutique se confondent et laissent les spécialistes dans de grandes interrogations sur leurs missions et leur identité professionnelle. Au service des urgences de l'hôpital, au sein de la consultation médicopsychologique ou dans l'institut pour personnes handicapées, ce sont les mêmes questionnements, les mêmes difficultés d'orientation de patients, d'usagers en situation de crise ou dans une phase très avancée d'un décrochage qui s'exprime tantôt sur un mode social ou pédagogique, tantôt par une somatisation ou une décompensation psychopathologique. Cette intrication des déterminismes s'ajoute à un contexte institutionnel qui pèse de tout son poids sur la clinique, l'acte pédagogique, les groupes, la coopération des équipes, l'encadrement. Tous les malaises, toutes les difficultés qui n'ont pas trouvé de traitement en amont semblent finir leur course dans des institutions en difficulté face à l'obligation de travailler de façon permanente en flux tendu, dans la crise, dans l'urgence, mais face aussi à de multiples injonctions externes et bureaucratiques. Tous ces éléments concourent à épuiser les professionnels les plus avertis, les mieux formés déjà confrontés à une réduction des "moyens" difficilement contestable. C'est par un profond réaménagement de notre "boîte à outils" que les professionnels de ces établissements seront à même d'éviter l'usure et la démotivation. Contre une tendance forte au repli, à l'isolement voire à la dénégation de ces défis qui touchent aussi bien les spécialistes que les patients, il nous revient de comprendre comment ces questions de contexte modifient nos "files actives" comme nous-mêmes dans notre rapport fondamental à la connaissance.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.