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Une histoire personnelle de l'antisémitisme
Weill Nicolas
ROBERT LAFFONT
22,50 €
Épuisé
EAN :9782221093092
Y a-t-il une résurgence de l?antisémitisme en France ? Et si oui, comment la définir ? Est-ce un antisémitisme à origine arabo-islamique, une dénonciation de la Shoah Business, l?existence des groupuscules néo-nazis qui se développent depuis les années 80 ? Journaliste au Monde et spécialiste de l?histoire des juifs, Patrick Weil s?interroge dans cette Histoire personnelle de l?antisémitisme sur sa génération précisément, celle qui a grandi dans les années 70 et qui a pour "tâche de renouer le fil interrompu d?une assimilation devenue impossible".Ce qu?il est précieux de comprendre dans ce texte très réfléchi, c?est que, en même temps que renaît un activisme antijuif en France, depuis l?attentat de la rue Copernic jusqu?au procès Papon, en passant par les événements de Carpentras, se reforme également chez toute une génération de jeunes juifs "un lent processus de réappropriation du judaïsme". Weil enquête sur ces trois dernières décennies en constatant bel et bien qu?il existe consciemment ou inconsciemment dans les m?urs françaises un antisémitisme vivace et honteux "qui emprunte toutes sortes de détours qui entretiennent son invisibilité et brouille les pistes". Il y a dans ce livre la volonté "d?expliquer la genèse de l?antisémitisme contemporain" sans chercher à ressasser un discours de persécution et de victimisation, sans chercher non plus à taire inutilement la renaissance d?un activisme antijuif ou d?un sentiment d?antisémitisme "qui se transmet volontiers sur le mode de la connivence par clin d??il autant que par vocifération". --Denis Gombert
Résumé : Intellectuel à la renommée mondiale, francophone et francophile, Zeev Sternhell demeure pourtant à bien des égards un inconnu pour le public tant sa carrière a eu de nombreux cadres : la France, Israël, les Etats-Unis... Il appartient aussi à cette génération d'historiens du XXe siècle qui a éprouvé dans sa chair les horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Ainsi rappelle-t-il volontiers que la ville de Przemysl, dans la Galicie polonaise où il est né en 1935, fut aux premières loges de l'"Opération Barbarossa". On a su tardivement qu'il fut lui-même un enfant rescapé de la Shoah où beaucoup des siens ont péri. Les entretiens qui composent cet ouvrage retracent dans le détail cet itinéraire biographique exceptionnellement mouvementé. Homme d'archives et de lectures, polyglotte, Zeev Sternhell se veut résolument un historien des idées et entend avec énergie réhabiliter cette discipline tombée en France dans un discrédit qui l'étonne. Croire à la force motrice des idées (bonnes ou mauvaises), n'est-ce pas redonner tout son sens à ce que l'on appelle non seulement l'engagement, mais également la responsabilité des intellectuels ? Que ce soit par ses prises de position sur le conflit israélo-arabe, sur l'Etat juif, sur le néo-conservatisme américain ou sur le marxisme, Zeev Sternhell ne se soucie jamais des modes et conserve une attention aiguisée à l'actualité la plus brûlante. Une autre face de son travail l'écriture d'éditoriaux et de tribunes dans la presse le montre abondamment. Il était temps de revenir sur sa vie et son oeuvre, si singulières.
Dans les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, alors qu'étaient évacués les camps de concentration, entre 250 000 et 300 000 détenus ont perdu la vie sur les 700 000 qui y étaient encore internés en janvier 1945. Ils ont été massivement massacrés par leurs gardiens à la veille du départ, par les escorteurs des colonnes d'évacués ainsi que par des meurtriers de provenance diverse dont un bon nombre de civils, et ce, souvent sur le territoire de l'Allemagne. Même dans l'histoire du IIIe Reich qui, malgré la brièveté de son existence, a atteint des niveaux de criminalité inédits, on trouve peu d'exemples d'un meurtre de masse aussi féroce, aussi cruel et aussi efficacement mené que celui qui fut perpétré à la veille de son effondrement final. En quoi cette ultime période du conflit durant laquelle se joua le dernier acte du génocide nazi est-elle singulière? S'agit-il d'une phase différente de celle qui avait précédé la fin d'octobre 1944, date à laquelle Himmler donna l'ordre de cesser les massacres à Auschwitz? Relève-t-elle de la politique génocidaire amorcée à l'été 1941? Tout s'explique-t-il par le chaos lié à l'effondrement du régime? La période des marches de la mort se distingue-t-elle des autres étapes du génocide nazi par des traits spécifiques? Ces questions n'avaient quasiment pas été débattues jusqu'à présent malgré l'abondance des travaux scientifiques sur les camps de concentration et le génocide nazi. Cette étude, qui s'appuie sur un abondant matériau d'archives en toutes langues dispersées un peu partout dans le monde, est la première à décrire et à analyser la fin du IIIe Reich sous son aspect le moins connu: sa tentative ultime pour achever sa "mission historique" en liquidant les ennemis de la "race aryenne" et ses adversaires politiques avant son propre anéantissement. Biographie de l'auteur Professeur au département d'Histoire juive et à l'Institut du judaïsme contemporain de l'Université hébraïque de Jérusalem, Daniel Blatman a publié de nombreux travaux sur l'histoire des Juifs de Pologne à l'époque moderne et contemporaine ainsi que sur la Shoah. Il est l'auteur notamment de Votre liberté et la nôtre. Le mouvement ouvrier juif Bund en Pologne, 1939-1949 (Cerf, 2002) et En direct du Ghetto. La presse clandestine juive dans le Ghetto de Varsovie (Cerf, 2005).
Et s'il appartenait à la philosophie d'être le véritable ferment de l'unité de L'Europe ? Une Europe qui avant d'être un continent formé par l'histoire et la géographie pourrait être d'abord considérée comme une idée (au sens platonicien du terme) ? Si l'idée d'une " humanité européenne " - chère à Husserl - ne peut plus avoir dans une ère postcoloniale que le sens d'une injonction, ce ne peut être que dans te sens où l'Europe n'accède à l'humanité - ou y retourne après la barbarie de cette ère de fer que fut Le XXe siècle - qu'en se donnant ou se redonnant une finalité spirituelle. Ce 16e forum Le Monde/Le Mans qui s'est tenu du vendredi 22 au dimanche 24 octobre 2004 s'était donné pour tâche de préciser laquelle. Ou lesquelles. Ainsi, si la phénoménologie s'est voulue " philosophie d'Europe ", le projet n'est-t-il pas devenu depuis bien Longtemps L'affaire des politiques voire des " eurocrates " ? Pourtant, le désaveu apporté au projet de constitution européenne par les électeurs français, dimanche 29 mai 2005, jette son ombre sur les perspectives qui ont été développées par les intervenants tout en redonnant paradoxalement ses chances à la philosophie. Quand l'Europe retourne à l'établi, cette dernière ne se révèle-t-elle pas plus que jamais nécessaire ? Pour servir cette réflexion, les croisements de perspectives ont été multipliés. Ainsi les relations de l'Europe aux deux " Orients " qui taraudent et structurent son imaginaire, L'Est et l'islam, sont-ils interrogés en profondeur. De même plusieurs textes abordent les bouleversements que la figure des Etats-Unis a subis sur le Vieux continent, en particulier depuis ta fin de La Guerre froide. D'une manière ou d'une autre, l'Europe continue.
La place particulière qu'occupe la musique dans les différents "arbres de la philosophie" depuis l'Antiquité donne à cet art une place à part, privilégiée qu'il est par bien des philosophes dont certains furent également des compositeurs, commeRousseau ou Nietzsche, et d'autres des interprètes, comme Jankélévitch. Pourquoi cette attention spéciale à la musique de la part de tant de penseursà travers le temps? Est-ce parce que la musique est le reflet le plus fidèle de la masse de notre pensée, consciente ou pas? Du bien parce que, plus que les autres beaux-arts, elle ressemble aux mathématiques - au point d'en avoir figuré comme l'une des parties? Est-ce enfin parce que la relation particulière de la musique au temps et la quasi immatérialité de l'écoute en fait comme une épure de la représentation et de l'expérience, objet philosophiques par excellence? Si certains philosophes ont été plus musiciens que d'autres, très peu ont hésité entre "Kant et Beethoven" à l'instar d'Adorno, dont il sera beaucoupquestion dans cet ouvrage. Pour discuter sur ce thème une vingtaine de philosophes, écrivains, musicologues, compositeurs et interprètes se sontrassemblés à l'occasion du 17e forum Le Monde/Le Mans, du vendredi 21 au dimanche 23 octobre 2005. Voici le résultat de leurs réflexions.
Follett Ken ; Haas Dominique ; Demange Odile ; Brè
Dans La Chute des géants, cinq familles ? américaine, russe, allemande, anglaise et galloise ? se sont croisées, aimées et déchirées au rythme de la Première Guerre mondiale et de la Révolution russe.À l?aube des grands bouleversements politiques, sociaux et économiques de la seconde moitié du XXe siècle, ce sont désormais leurs enfants qui ont rendez-vous avec l?Histoire.Pouvant se lire indépendamment du premier tome, L?Hiver du monde raconte la vie de ces êtres au destin enchevêtré pour qui l?accession au pouvoir du IIIe Reich et les grands drames de la Seconde Guerre Mondiale changeront le cours de leur vie pour le meilleur comme pour le pire.Carla von Ulrich, née à Berlin d?un père allemand et d?une mère anglaise, va subir de plein fouet les affres du nazisme jusqu?à ce que, décidée à reprendre sa vie en main, elle entre en résistance? Les frères américains Woody et Chuck Dewar, chacun portant un lourd secret, empruntent deux voies différentes au moment de l?entrée en guerre des États-Unis, l?un s?engageant dans la politique à Washington, l?autre combattant dans la jungle des îles du Pacifique? Lloyd Williams, brillant étudiant et très engagé politiquement, à l?instar de ses parents, se porte volontaire pour combattre les fascistes durant la guerre civile espagnole, au prix de certains de ses idéaux? Daisy Peshkov, belle et ambitieuse jeune fille, s?éprend du mauvais garçon, le suffisant et lâche Boy Fitzherbert, avant de prendre conscience que le véritable amour n?est ni intéressé ni prévisible? Quant à Volodya, le cousin de Daisy, espion pour les renseignements russes, il va peu à peu remettre en question les agissements de son gouvernement au point que ses actes affecteront non seulement cette guerre, mais également la Guerre froide à venir.
Follett Ken ; Brèque Jean-Daniel ; Demange Odile ;
En 1911, les grandes puissances vivent leurs derniers instants d?insouciance. Bientôt la guerre va déferler sur le monde... Cinq familles - américaine, russe, allemande, anglaise et galloise - vont se croiser, s?aimer, se déchirer, au rythme des bouleversements de l?Histoire: la Première Guerre mondiale et la Révolution russe. Les Williams, une famille galloise de mineurs est liée par amour et par inimitié aux Fitzherbert, aristocrates et propriétaires des mines. Ethel Williams connaîtra une passion secrète avec le comte Fitz, marié à la princesse russe Béa, fille du tsar? et s?engagera en politique, défendra le droit de vote des femmes. Billy Williams quittera la mine pour les tranchées de la Somme, puis le front russe? La farouche Lady Maud Fitzherbert tombera amoureuse de Walter von Ulrich, espion de l?ambassade allemande à Londres. Leurs routes croiseront celles de l'ambitieux Gus Dewar, collaborateur du président américain Wilson, et de deux frères russes orphelins, Grigori et Lev Peshkov, dont le projet d?émigrer se heurte à la guerre, la mobilisation et la Révolution?Passions contrariées, rivalités et intrigues, jeux de pouvoir, coups du sort? Cette gigantesque fresque brasse toute la gamme des sentiments humains et dresse une galerie de portraits saisissants: des personnages exceptionnels, passionnés, ambitieux, attachants, tourmentés, qui bravent les obstacles et les peurs pour s?accomplir en dépit des tragédies qui les emportent.Entre saga historique et roman d?espionnage, histoire d?amour et lutte des classes, Le Siècle, la nouvelle épopée de Ken Follett en trois volumes, traverse la période la plus agitée, la plus violente et la plus complexe des temps modernes: la grande aventure du XXe siècle?
Fruttero Carlo ; Lucentini Franco ; Rosso François
Le premier personnage, ici, c'est Venise - une Venise d'hiver, plus souvent brumeuse qu'ensoleillée, la Venise labyrinthique des rues éloignées, quasi désertes. Le deuxième personnage - elle - est une princesse romaine résidant dans un hôtel de luxe, fréquentant les milieux snobs et cosmopolites, et venue là pour une salle des ventes, à la recherche d'oeuvres d'art. Le troisième personnage - lui - est le guide d'un groupe de touristes minables traîné à l'économie de monument en monument. Guide dont l'érudition et la distinction contrastent étrangement avec une valise râpée et un imperméable constellé de taches. Ce qui résultera de leur imprévisible rencontre, et pourquoi celle-ci prendra sans cesse des allures d'énigme, c'est l'objet de ce roman. Où l'ironie et le sens du détail vrai, qui sont propres à Fruttero et Lucentini, se doublent de tendresse, de nostalgie - de profondeur.Rarement écriture à quatre mains aura été aussi réussie que celle à laquelle Carlo Fruttero (né à Turin en septembre 1920) et Franco Lucentini (Rome, 1922-2002) ont attaché leur nom et leur travail. Traducteurs (plus de vingt langues à eux deux), directeurs de collection - on leur doit deux des meilleurs anthologies de science-fiction parues en Italie -, journalistes et chroniqueurs - ils ont signé des milliers d'articles et tribunes dans les plus prestigieux journaux de la Péninsule, dont certains ont été réunis et traduits sous le titre La Prédominance du crétin (1988) -, romanciers enfin et surtout, Fruttero et Lucentini ont connu un succès mondial avec une série de romans policiers où les préoccupations métaphysiques laissent toujours une large place à l'humour. Ils publieront notamment : La Femme du dimanche (1973), adaptée au cinéma par Luigi Comencini avec Marcello Mastroianni, La Nuit du grand boss (1980), premier polar mêlant démons et merveilles de l'informatique, L'Amant sans domicile fixe (1988), unanimement considéré comme leur plus grande réussite, ou encore Place de Sienne, côté ombre (1985), La Couleur du destin (1989), L'Affaire D ou le Crime du faux vagabond (1991), enquête-roman sur Le Mystère d'Edwin Drood, de Charles Dickens, et Ce qu'a vu le vent d'ouest (1993). Pendant près de quarante ans, le duo littéraire aura ainsi brossé un magistral tableau de l'Italie du dernier quart du XXe siècle.