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Ici et ailleurs dans la littérature traduite
Wecksteen-Quinio Corinne ; Dantille Xiaoshan
PU ARTOIS
22,00 €
Épuisé
EAN :9782848322766
A un moment où la question du contact entre les cultures est appelée à prendre une place prépondérante dans nos sociétés, ce volume s'attache à définir les modalités du dialogue entre l'Ici et l'Ailleurs, en examinant le rôle joué par la traduction dans le transfert d'images en littérature. Les articles qui constituent ce volume s'attachent à analyser la façon dont la traduction contribue aux échanges transculturels ou, au contraire, les entrave. Comment s'établit la communication entre l'écrivain et le lecteur par le prisme de la traduction ? Quel reflet (déformant ?) la traduction produit-elle et comment s'effectue le dialogue interculturel engagé par ce processus ? Ces questions, et bien d'autres, sont examinées sous des angles variés, que ce soit sur le plan théorique, linguistique, stylistique ou encore philosophique, ou bien au niveau des aires géographiques et des langues étudiées (anglais, chinois, espagnol, français, italien, roumain, russe, vietnamien, etc.). Les thématiques qui traversent ce champ d'investigation sont multiples et croisées. Les études portent ainsi sur les dimensions proprement culturelles de l'image, tant au sein d'oeuvres classiques que dans la littérature de jeunesse, mais aussi sur les traductions-relais ainsi que sur l'hétérolinguisme constitutif de certaines oeuvres, qu'il s'agisse d'un idiome étranger ou d'une variété de la langue principale. Les métaphores ne sont pas oubliées, ni le traducteur lui-même, que ce soit au niveau de la collaboration traductive, de l'horizon traductif du sujet traduisant ou de l'auto-traduction. Enfin, une place est faite à la poétique et au processus créatif. Par une approche scientifique et réaliste de la traduction, qui s'efforce d'articuler théorie et pratique par l'utilisation de corpus abondants et variés, cet ouvrage saura séduire toux ceux qui s'intéressent à la réflexion sur la traduction et aux études transculturelles.
Entre les deux guerres mondiales, la modernité, dont les prémices remontent à la fin du dix-neuvième siècle, prend définitivement le pas sur la tradition dans la société juive. Les hommes désertent les synagogues, les femmes s'habillent à la mode, les jeunes se politisent. Ecrivains et poètes ont crié l'horreur des pogroms et des guerres, ils ont surtout parlé des hommes, dont ces bouleversements transformaient la façon de vivre, d'agir, d'aimer. Véritable subjectivité de l'histoire, la littérature yiddish nous fait assister à la naissance d'une double culture : cet équilibre instable entre tradition et modernité, fondement de l'identité juive moderne.
Ce volume explore le concept du "double" en traduction pour en dégager les limites et parvenir à une appréhension plus fine de cette pratique qu'est la traduction. Le double peut être vu sous l'angle du lien qui unit texte de départ et texte d'arrivée mais aussi de la relation qu'entretiennent auteur et traducteur, qui se révèlent parfois être les mêmes dans le cas de l'auto-traduction. Les couples de langues soumis à l'étude sont l'anglais et le français d'une part, et le français et le roumain d'autre part. Les articles ici réunis reflètent une variété d'approches et de points de vue qui tentent d'articuler théorie et pratique. Ils montrent que ce que la traduction établit est un rapport dialectique et dialogique entre les textes, les hommes et les cultures et que la théorie gagnerait à dépasser la notion de "double" et à accorder davantage de place à celle d'"entre-deux", ce qui permettrait peut-être de mieux rendre compte de la complexité, de la subtilité et des nécessaires compromis qui sont constitutifs de la traduction.
Doré Thierry ; Dufumier Marc ; Rivière-Wekstein Gi
Longtemps considérée comme l'apanage d'une minorité d'originaux, l'agriculture biologique apparaît aujourd'hui comme une alternative de plus en plus crédible face à des modes de production intensifs, destructeurs et polluants. Ses défenseurs la décrivent comme une réponse efficace aux déséquilibres écologiques, économiques et sociaux induits par le système productiviste actuel. Ses opposants ne voient en elle qu'un refus systématique du progrès scientifique, et rappellent que des rendements élevés seront nécessaires pour nourrir une population mondiale en constante croissance. Quelle place pour l'agriculture biologique au XXIe siècle ? C'est à cette question cruciale que répond ce livre, en confrontant deux positions antagonistes, sous le regard impartial d'un spécialiste. A vous, ensuite, de vous forger votre propre opinion.
L'opposition " correct/incorrect " sert ici de base à un ensemble cohérent d'études portant sur la nature de la traduction, les décalages qu'elle doit accepter ou éviter, la perception et le rendu des valeurs de la ponctuation, la défense des éléments " périphériques " tels que les épigraphes (à partir d'un corpus de traductions d'Ann Radcliffe), la traduction de la théâtralité (à partir de versions successives du Misanthrope), l'exploration d'une des limites de la traduction avec le dialecte, comme incorrection et infraction sociale (dans L'Amant de Lady Chatterley). le traitement de certains effets stylistiques du prétérit anglais, une réflexion cognitiviste sur les généralisations observables en traduction à partir des spécificités linguistiques et des tendances des discours, et enfin une réflexion sur l'adéquation de certaines étiquettes visant à caractériser les options de traduction. Les études de ce volume, abondamment illustrées d'exemples, proposent une vision réaliste de la traduction, qui contribue à affirmer notre perception de l'essence de cette opération tout en faisant apparaître plus clairement les paramètres des actes de jugement et de production sur lesquels elle repose.
Margetic Christine ; Calas Bernard ; Cazenave Alai
Cet ouvrage reprend les actes des Journées Rurales qui se sont tenues à l'Université d'Artois en septembre 2002. Celles-ci ont permis de revisiter un thème de recherche relativement absent des travaux des géographes depuis les années 1990. Ainsi, l'objectif était d'appréhender les effets géographiques de la nouvelle donne introduite par la transition agricole dans les rapports entre agro-filières et territoires en partant du postulat que les firmes agro-industrielles jouent un rôle structurant dans la géographie de différents types d'espaces ruraux (périurbains, campagnes en crise...). Outre la diversité des espaces géographiques abordés (Nord-Pas-de-Calais, France, Kenya, Slovaquie) et les échelles d'appréhension des phénomènes (locale, régionale), les onze textes offrent une ouverture en termes de questionnements, qui ont notamment porté sur les acteurs des agrofilières et leur(s) territoires ainsi que sur les dynamiques développant un argumentaire " qualitatif ".
Il n'existe pas pour l'instant de volume spécifiquement consacré à Joris-Karl Huysmans critique d'art des primitifs allemands et flamands. Ce volume veut réparer cet oubli en accordant une place prépondérante aux Trois Primitifs, et en particulier à l'analyse du retable d'Issenheim de Grünewald. Cet essai qui ne veut pas se contenter d'être un bilan, une somme, se livrera à une analyse détaillée de l'imaginaire dermographique de la critique d'art huysmansienne (d'où le titre du livre évidemment). Dans son désir de sublimation Huysmans veut toujours exténuer les intériorités physiologiques pour les faire passer sur l'extériorité épidermique. C'est cette fort complexe opération que mettra à jour le livre, montrant qu'à cet égard il existe une véritable solidarité, pour le moins inattendue, entre les premiers textes consacrés aux impressionnistes et ceux consacrés aux primitifs après la conversion. Mais en vérité s'agit-il encore vraiment de peinture une fois que Huysmans a rejoint l'église ?
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.