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Le double en traduction ou l'(impossible ?) entre-deux. Volume 1
Mariaule Mickaël ; Wecksteen Corinne
PU ARTOIS
16,00 €
Épuisé
EAN :9782848321271
Ce volume explore le concept du "double" en traduction pour en dégager les limites et parvenir à une appréhension plus fine de cette pratique qu'est la traduction. Le double peut être vu sous l'angle du lien qui unit texte de départ et texte d'arrivée mais aussi de la relation qu'entretiennent auteur et traducteur, qui se révèlent parfois être les mêmes dans le cas de l'auto-traduction. Les couples de langues soumis à l'étude sont l'anglais et le français d'une part, et le français et le roumain d'autre part. Les articles ici réunis reflètent une variété d'approches et de points de vue qui tentent d'articuler théorie et pratique. Ils montrent que ce que la traduction établit est un rapport dialectique et dialogique entre les textes, les hommes et les cultures et que la théorie gagnerait à dépasser la notion de "double" et à accorder davantage de place à celle d'"entre-deux", ce qui permettrait peut-être de mieux rendre compte de la complexité, de la subtilité et des nécessaires compromis qui sont constitutifs de la traduction.
Proposant une approche originale de la traduction anglais-français, ce manuel de traductologie progressif et didactique accompagne le lecteur tout au long de son apprentissage. La première partie, théorique, présente les concepts visant l'acquisition ou la consolidation des compétences nécessaires pour la pratique de la version. Des exercices d'application, reposant sur des extraits authentiques, permettent au lecteur de progresser en observant d'abord les stratégies de traduction utilisées puis en les appliquant. La deuxième partie propose 30 textes contemporains accompagnés d'une traduction. Il s'agit de se familiariser avec le commentaire de traduction et d'être un "observateur actif" , capable de réinvestir ses connaissances et d'utiliser une terminologie propre à la traductologie. La troisième partie comporte 45 textes à traduire, avec puis sans indications, pour aller progressivement vers une autonomie totale. Un livre indispensable et une référence pour toute personne amenée à pratiquer la version et à réfléchir aux stratégies de traduction mises en place dans le passage de l'anglais au français.
M. Mariaule est enseignant chercheur à l'Université Charles-de-Gaulle Lille 3 où il est maître de conférences en traduction anglais français et traductologie au département d'études anglophones. Il enseigne notamment la traduction technique dans le Master Métiers du Lexique et de la Traduction (MéLexTra). G. Winter est agrégé d'anglais, enseignant chercheur à l'UFR Langues, Littératures et Civilisations Etrangères de l'Université d'Artois où il est directeur des études. Les auteurs, tous deux universitaires anglicistes, allient ici leurs deux passions: l'anglais et le vin. Ils vivent tous deux à Arras, dans la région Nord-Pas-de-Calais, une des seules régions françaises, sinon la seule, qui ne produit pas de vin.
Ce volume poursuit l'exploration du concept de "double" en traduction, entamée dans notre premier recueil consacré à cette thématique (Le double en traduction ou l'(impossible ?) entre-deux, volume 1, APU, 2011). Certaines approches adoptées dans le premier volume sont ici complétées et approfondies, avec le cas spécifique de l'auto-traduction, l'étude du lien entre écrivain et traducteur ou encore la retraduction poétique. D'autres notions sont également abordées, comme l'intertextualité, l'étranger dans la langue ou la variation engendrée par le lectorat visé (anglais ou américain). Les articles ici réunis, mettant en jeu le couple de langues anglais-français, reflètent une diversité de points de vue et, par leur richesse, montrent à quel point l'idée de "double" en traduction est féconde, par les problèmes qu'elle met au jour, les interrogations qu'elle soulève, niais aussi par les ponts qu'elle établit avec les notions connexes d'"entre-deux", d'"hybridité" ou de "variabilité". Le caractère spéculaire de la traduction est examiné sous des angles multiples, qui n'éludent en rien les déformations et écarts constitutifs de la traduction, le jeu et la souplesse indispensables à la création d'un texte, et sont le reflet de la complexité inhérente à cette activité, la traduction et la traductologie.
Francisca et Antonia se sont rencontrées un jour de chaleur, à côté de la clôture/haie qui sépare leurs maisons. Elles nouent une forte amitié le temps d'un été, même si elles viennent toutes deux de milieux différents. Tour à tour, elles partagent leur passion : Francisca ses costumes, Antonia son théâtre de marionnettes, et elles font un voeu... Les vacances sont finies mais leur vie ne fait que commencer. Elle les a conduits sur des chemins différents, mais, bien que bon nombre de leurs souhaits d'enfance aient été oubliés, d'autres se sont réalisés au fil du temps. Après le succès de L'arrivée des Capybaras, Alfredo Soderguit offre un regard singulier sur la différence, cette fois-ci sociale.
L'opposition " correct/incorrect " sert ici de base à un ensemble cohérent d'études portant sur la nature de la traduction, les décalages qu'elle doit accepter ou éviter, la perception et le rendu des valeurs de la ponctuation, la défense des éléments " périphériques " tels que les épigraphes (à partir d'un corpus de traductions d'Ann Radcliffe), la traduction de la théâtralité (à partir de versions successives du Misanthrope), l'exploration d'une des limites de la traduction avec le dialecte, comme incorrection et infraction sociale (dans L'Amant de Lady Chatterley). le traitement de certains effets stylistiques du prétérit anglais, une réflexion cognitiviste sur les généralisations observables en traduction à partir des spécificités linguistiques et des tendances des discours, et enfin une réflexion sur l'adéquation de certaines étiquettes visant à caractériser les options de traduction. Les études de ce volume, abondamment illustrées d'exemples, proposent une vision réaliste de la traduction, qui contribue à affirmer notre perception de l'essence de cette opération tout en faisant apparaître plus clairement les paramètres des actes de jugement et de production sur lesquels elle repose.
De Gaulle, Vendroux, la Résistance, autant de figures et de thèmes connus et méconnus. Le colloque qui s'est tenu à Calais en 2010 les aborde et apporte sa pierre au grand édifice de l'histoire. La Résistance dans le Nord de la France, le Gaullisme et les attaches du Général et de son épouse Yvonne Vendroux à la région, à Calais, à Boulogne étaient au coeur de ces journées. Cette publication s'adresse donc à un public élargi tant les aspects évoqués sont variés. Comment la Résistance se met en place dans le Pas-de-Calais ? Comment ces thèmes ont-ils été évoqués dans les manuels scolaires ? Quels itinéraires pour De Gaulle et la famille Vendroux dans cette période et après ? Qu'en est-il resté politiquement ? Quelles visions les musées régionaux nous offrent-ils ?
Il n'existe pas pour l'instant de volume spécifiquement consacré à Joris-Karl Huysmans critique d'art des primitifs allemands et flamands. Ce volume veut réparer cet oubli en accordant une place prépondérante aux Trois Primitifs, et en particulier à l'analyse du retable d'Issenheim de Grünewald. Cet essai qui ne veut pas se contenter d'être un bilan, une somme, se livrera à une analyse détaillée de l'imaginaire dermographique de la critique d'art huysmansienne (d'où le titre du livre évidemment). Dans son désir de sublimation Huysmans veut toujours exténuer les intériorités physiologiques pour les faire passer sur l'extériorité épidermique. C'est cette fort complexe opération que mettra à jour le livre, montrant qu'à cet égard il existe une véritable solidarité, pour le moins inattendue, entre les premiers textes consacrés aux impressionnistes et ceux consacrés aux primitifs après la conversion. Mais en vérité s'agit-il encore vraiment de peinture une fois que Huysmans a rejoint l'église ?
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.