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Le double en traduction ou l'(impossible ?) entre-deux. Volume 2
Mariaule Mickaël ; Wecksteen Corinne
PU ARTOIS
16,00 €
Épuisé
EAN :9782848321592
Ce volume poursuit l'exploration du concept de "double" en traduction, entamée dans notre premier recueil consacré à cette thématique (Le double en traduction ou l'(impossible ?) entre-deux, volume 1, APU, 2011). Certaines approches adoptées dans le premier volume sont ici complétées et approfondies, avec le cas spécifique de l'auto-traduction, l'étude du lien entre écrivain et traducteur ou encore la retraduction poétique. D'autres notions sont également abordées, comme l'intertextualité, l'étranger dans la langue ou la variation engendrée par le lectorat visé (anglais ou américain). Les articles ici réunis, mettant en jeu le couple de langues anglais-français, reflètent une diversité de points de vue et, par leur richesse, montrent à quel point l'idée de "double" en traduction est féconde, par les problèmes qu'elle met au jour, les interrogations qu'elle soulève, niais aussi par les ponts qu'elle établit avec les notions connexes d'"entre-deux", d'"hybridité" ou de "variabilité". Le caractère spéculaire de la traduction est examiné sous des angles multiples, qui n'éludent en rien les déformations et écarts constitutifs de la traduction, le jeu et la souplesse indispensables à la création d'un texte, et sont le reflet de la complexité inhérente à cette activité, la traduction et la traductologie.
M. Mariaule est enseignant chercheur à l'Université Charles-de-Gaulle Lille 3 où il est maître de conférences en traduction anglais français et traductologie au département d'études anglophones. Il enseigne notamment la traduction technique dans le Master Métiers du Lexique et de la Traduction (MéLexTra). G. Winter est agrégé d'anglais, enseignant chercheur à l'UFR Langues, Littératures et Civilisations Etrangères de l'Université d'Artois où il est directeur des études. Les auteurs, tous deux universitaires anglicistes, allient ici leurs deux passions: l'anglais et le vin. Ils vivent tous deux à Arras, dans la région Nord-Pas-de-Calais, une des seules régions françaises, sinon la seule, qui ne produit pas de vin.
Ce volume se veut un hommage au regretté Michel Ballard, qui a contribué à fonder la traductologie et à faire de l'étude de la traduction une discipline à part entière ayant peu à peu gagné son autonomie. La diversité des intervenants, qui ne représentent pas moins de 10 pays (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Grande-Bretagne, Liban, Pologne, Roumanie, Russie, Suisse), témoigne du rayonnement de ce chercheur passionné et de la réception qu'ont eue ses travaux, en France et au-delà. Les articles qui constituent cet ouvrage ne sont pas consacrés à Michel Ballard lui-même, mais ils s'inscrivent dans le droit fil de ses réflexions et reflètent la trajectoire scientifique de cet enseignant-chercheur prônant une " traductologie réaliste ", et dont l'approche a toujours été triple : historique, théorique et didactique, les trois composantes se nourrissant mutuellement et offrant, fait rare, une démarche complète, englobante et équilibrée. L'ensemble des contributions présentées ici permet d'explorer et de baliser encore une fois ce vaste champ de recherche passionnant, afin de poursuivre l'élan qu'avait impulsé Michel Ballard et de nous plonger, comme il aimait le faire, et comme le suggère le titre de cet ouvrage, "au coeur de la traductologie".
Cet ouvrage propose une initiation à la version anglaise. La visée didactique est une priorité : une première partie théorique pose des bases méthodiques fondées sur une terminologie actualisée, puis des exercices gradués accompagnent l?étudiant qui devra repérer les notions développées et les appliquer à des extraits diversifiés tirés de sources authentiques. L?objectif est de guider l?étudiant vers une autonomie de plus en plus grande au travers de textes d?abord traduits et commentés, qui permettent à l?étudiant de se familiariser avec l?observation de traduction et le commentaire traductologique, puis de textes traduits accompagnés de notes et de consignes, et enfin de textes à traduire sans indications. Avec corrigés.
Ce volume explore le concept du "double" en traduction pour en dégager les limites et parvenir à une appréhension plus fine de cette pratique qu'est la traduction. Le double peut être vu sous l'angle du lien qui unit texte de départ et texte d'arrivée mais aussi de la relation qu'entretiennent auteur et traducteur, qui se révèlent parfois être les mêmes dans le cas de l'auto-traduction. Les couples de langues soumis à l'étude sont l'anglais et le français d'une part, et le français et le roumain d'autre part. Les articles ici réunis reflètent une variété d'approches et de points de vue qui tentent d'articuler théorie et pratique. Ils montrent que ce que la traduction établit est un rapport dialectique et dialogique entre les textes, les hommes et les cultures et que la théorie gagnerait à dépasser la notion de "double" et à accorder davantage de place à celle d'"entre-deux", ce qui permettrait peut-être de mieux rendre compte de la complexité, de la subtilité et des nécessaires compromis qui sont constitutifs de la traduction.
De Gaulle, Vendroux, la Résistance, autant de figures et de thèmes connus et méconnus. Le colloque qui s'est tenu à Calais en 2010 les aborde et apporte sa pierre au grand édifice de l'histoire. La Résistance dans le Nord de la France, le Gaullisme et les attaches du Général et de son épouse Yvonne Vendroux à la région, à Calais, à Boulogne étaient au coeur de ces journées. Cette publication s'adresse donc à un public élargi tant les aspects évoqués sont variés. Comment la Résistance se met en place dans le Pas-de-Calais ? Comment ces thèmes ont-ils été évoqués dans les manuels scolaires ? Quels itinéraires pour De Gaulle et la famille Vendroux dans cette période et après ? Qu'en est-il resté politiquement ? Quelles visions les musées régionaux nous offrent-ils ?
Il n'existe pas pour l'instant de volume spécifiquement consacré à Joris-Karl Huysmans critique d'art des primitifs allemands et flamands. Ce volume veut réparer cet oubli en accordant une place prépondérante aux Trois Primitifs, et en particulier à l'analyse du retable d'Issenheim de Grünewald. Cet essai qui ne veut pas se contenter d'être un bilan, une somme, se livrera à une analyse détaillée de l'imaginaire dermographique de la critique d'art huysmansienne (d'où le titre du livre évidemment). Dans son désir de sublimation Huysmans veut toujours exténuer les intériorités physiologiques pour les faire passer sur l'extériorité épidermique. C'est cette fort complexe opération que mettra à jour le livre, montrant qu'à cet égard il existe une véritable solidarité, pour le moins inattendue, entre les premiers textes consacrés aux impressionnistes et ceux consacrés aux primitifs après la conversion. Mais en vérité s'agit-il encore vraiment de peinture une fois que Huysmans a rejoint l'église ?
Le présent recueil réunit les articles de chercheurs littéraires et linguistes qui ont travaillé sur un même thème, "la métaphore, entre langue et texte", lors d'une journée d'études organisée à Arras en mars 2002. Mais à vouloir ainsi croiser regards et perspectives, n'encourt-on pas le risque d'une certaine incohérence? Visiblement non. Bien que l'objet et les outils d'analyse ne coïncident pas nécessairement, cette confrontation montre la complémentarité des approches et la relative continuité des points de vue. Chacun sait que forme et sens sont liés. Tout est donc question de proportion entre priorité donnée au texte et importance accordée à la langue.
Les petites filles ont-elles une histoire ? Et si oui, comment est né cet objet d'intérêt, ce nouveau sujet qui traverse les classes et les trames ? Vers 1850 apparaissent des textes qui deviendront des classiques de la littérature : Alice au pays des merveilles, en Angleterre, Les Malheurs de Sophie, en France, Les Quatre filles du docteur March, en Amérique. Un peu plus tard, Freud élabore une théorie de la séduction, prémisse du complexe d'?dipe. Même l'Eglise s'intéresse aux visions des petites filles pour en faire des bienheureuses. Un siècle plus tard, le mythe s'incarne en Lolita, une version amère et désespérée de la femme fatale et de l'amour en Occident. La petite fille a donc bien une histoire, et l'on peut en suivre les méandres dans la littérature, du modèle de la jeune fille accomplie de la période pré-révolutionnaire, en passant par l'âge romantique qui réévalue l'enfance et la femme, jusqu'au triomphe de la littérature enfantine, pour arriver au lendemain de la seconde guerre mondiale. On peut suivre l'itinéraire de l'enfance féminine, chez Mme de Staël et Jane Austen, Percy et Mary Shelley, Byron, Charlotte Brontë, Mme de Ségur, George Sand, Victor Hugo, Marie Bonaparte, Vladimir Nabokov, sans oublier les figures extra-littéraires qui ont eu prise sur l'imaginaire comme Eugénie de Montijo ou Bernadette Soubirous.