Ce volume se veut un hommage au regretté Michel Ballard, qui a contribué à fonder la traductologie et à faire de l'étude de la traduction une discipline à part entière ayant peu à peu gagné son autonomie. La diversité des intervenants, qui ne représentent pas moins de 10 pays (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Grande-Bretagne, Liban, Pologne, Roumanie, Russie, Suisse), témoigne du rayonnement de ce chercheur passionné et de la réception qu'ont eue ses travaux, en France et au-delà. Les articles qui constituent cet ouvrage ne sont pas consacrés à Michel Ballard lui-même, mais ils s'inscrivent dans le droit fil de ses réflexions et reflètent la trajectoire scientifique de cet enseignant-chercheur prônant une " traductologie réaliste ", et dont l'approche a toujours été triple : historique, théorique et didactique, les trois composantes se nourrissant mutuellement et offrant, fait rare, une démarche complète, englobante et équilibrée. L'ensemble des contributions présentées ici permet d'explorer et de baliser encore une fois ce vaste champ de recherche passionnant, afin de poursuivre l'élan qu'avait impulsé Michel Ballard et de nous plonger, comme il aimait le faire, et comme le suggère le titre de cet ouvrage, "au coeur de la traductologie".
Né en 1979 à Bolzano, dans le Tyrol du Sud, où il vit encore, Luca D'Andrea est romancier et scénariste. L'essence du mal, son premier roman, lui a valu d'être comparé à Stephen King et Jo Nesbø.4e de couverture : En 1985, dans les montagnes hostiles du Tyrol du Sud, trois randonneurs sont retrouvés dans la forêt de Bletterbach, leurs corps mutilés au-delà de l'imaginable. Personne n'a jamais su ce qu'il s'est passé. Trente ans plus tard, Jeremiah Salinger, réalisateur américain de documentaires marié à une femme de la région, entend parler de ce drame mystérieux et part à la recherche de la vérité. À Siebenhoch, petite ville des Dolomites où le couple s'est installé, les habitants voient d'un mauvais ?il son enquête. Comme s'ils craignaient qu'elle ne déterre des secrets enfouis depuis des décennies et rouvre des plaies jamais vraiment cicatrisées¿
l'opinion publique est la reine du monde", disait Pascal. Depuis quand ? De la Révolution à la crise de nos démocraties, quel est son rôle ? Elle intervient sous mille formes en perpétuelle mutation, journaux, médias, réseaux sociaux. On l'ausculte par sondages. Elle bouscule les régimes et les sociétés, accrédite ou déconsidère la parole publique. Elle peut aussi saper l'autorité, nourrir le relativisme et les mystifications. Elle fabrique les élites comme elle peut les ruiner. Elle illustre les fractures sociales, les tensions identitaires, et renvoie les idéologies aux "poubelles de l'Histoire". On la révère, on la manipule ; elle est tantôt confiance, tantôt méfiance. Fruit des travaux de l'Académie des sciences morales et politiques en 2018, ce recueil de communications de philosophes, de sociologues, d'historiens, d'intellectuels, de journalistes et d'autorités politiques se saisit du phénomène pour prendre la mesure des défis qu'il lance à nos sociétés. Et ainsi restaurer un débat public digne de ce nom.
Résumé : 1993, Pakistan. Iqbal a treize ans et, comme tant d'autres enfants, il part tous les matins travailler dans une usine de tapis. Exploité, Iqbal n'a plus qu'une idée en tête : se sauver et surtout dénoncer le travail des enfants. Réussira-t-il à mener ce combat pour la liberté ?
Cet ouvrage a pour but d'apporter une contribution à la carte mondiale des littératures car il décrit et analyse les empreintes culturelles, soit le genius loci, de la littérature brésilienne traduite en France dans le système culturel et littéraire français au cours du XXe siècle. Il montre comment les traducteurs traduisent (stratégies éditoriales/commerciales, modèles, concepts de traduction et tendances traductionnelles suivies), et se demande s'il y a assimilation de " l'étranger " ou plutôt ouverture vers les innovations dans la langue et la culture. Ces traductions ont non seulement répandu une certaine vision du Brésil, du Brésil français, mais encore construit et projeté, dans l'imaginaire français, une identité nationale brésilienne qui a toujours cours aujourd'hui. Pour appuyer cette idée, il est tenu compte de tout ce qui " environne " les traductions : choix et décisions de traduction, marché de l'édition, profil des traducteurs, contraintes, ainsi que du ciblage du public-lecteur auquel sont dirigées les traductions. Et si, la position du Brésil, de sa culture et de sa littérature en particulier, véhiculée par le choix des auteurs et des œuvres traduites, sur la carte mondiale des littératures, est celle d'un pays " dominé ", l'étude des traductions françaises d'œuvres brésiliennes révèle les rouages complexes du fonctionnement des systèmes culturels et interculturels.
L'opposition " correct/incorrect " sert ici de base à un ensemble cohérent d'études portant sur la nature de la traduction, les décalages qu'elle doit accepter ou éviter, la perception et le rendu des valeurs de la ponctuation, la défense des éléments " périphériques " tels que les épigraphes (à partir d'un corpus de traductions d'Ann Radcliffe), la traduction de la théâtralité (à partir de versions successives du Misanthrope), l'exploration d'une des limites de la traduction avec le dialecte, comme incorrection et infraction sociale (dans L'Amant de Lady Chatterley). le traitement de certains effets stylistiques du prétérit anglais, une réflexion cognitiviste sur les généralisations observables en traduction à partir des spécificités linguistiques et des tendances des discours, et enfin une réflexion sur l'adéquation de certaines étiquettes visant à caractériser les options de traduction. Les études de ce volume, abondamment illustrées d'exemples, proposent une vision réaliste de la traduction, qui contribue à affirmer notre perception de l'essence de cette opération tout en faisant apparaître plus clairement les paramètres des actes de jugement et de production sur lesquels elle repose.
Margetic Christine ; Calas Bernard ; Cazenave Alai
Cet ouvrage reprend les actes des Journées Rurales qui se sont tenues à l'Université d'Artois en septembre 2002. Celles-ci ont permis de revisiter un thème de recherche relativement absent des travaux des géographes depuis les années 1990. Ainsi, l'objectif était d'appréhender les effets géographiques de la nouvelle donne introduite par la transition agricole dans les rapports entre agro-filières et territoires en partant du postulat que les firmes agro-industrielles jouent un rôle structurant dans la géographie de différents types d'espaces ruraux (périurbains, campagnes en crise...). Outre la diversité des espaces géographiques abordés (Nord-Pas-de-Calais, France, Kenya, Slovaquie) et les échelles d'appréhension des phénomènes (locale, régionale), les onze textes offrent une ouverture en termes de questionnements, qui ont notamment porté sur les acteurs des agrofilières et leur(s) territoires ainsi que sur les dynamiques développant un argumentaire " qualitatif ".
Il n'existe pas pour l'instant de volume spécifiquement consacré à Joris-Karl Huysmans critique d'art des primitifs allemands et flamands. Ce volume veut réparer cet oubli en accordant une place prépondérante aux Trois Primitifs, et en particulier à l'analyse du retable d'Issenheim de Grünewald. Cet essai qui ne veut pas se contenter d'être un bilan, une somme, se livrera à une analyse détaillée de l'imaginaire dermographique de la critique d'art huysmansienne (d'où le titre du livre évidemment). Dans son désir de sublimation Huysmans veut toujours exténuer les intériorités physiologiques pour les faire passer sur l'extériorité épidermique. C'est cette fort complexe opération que mettra à jour le livre, montrant qu'à cet égard il existe une véritable solidarité, pour le moins inattendue, entre les premiers textes consacrés aux impressionnistes et ceux consacrés aux primitifs après la conversion. Mais en vérité s'agit-il encore vraiment de peinture une fois que Huysmans a rejoint l'église ?