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Afghanistan, La mémoire assassinée. Colloque "Patrimoines d'Asie centrale" Unesco, 2 mars 2001
Weber Olivier
1001 NUITS
2,90 €
Épuisé
EAN :9782842055950
Avec le concours de l'UNESCO. Le 2 mars dernier se tenait à l?Unesco à Paris un grand colloque sur le patrimoine afghan. Le hasard a voulu que quelques jours auparavant, le mollah Omar déclare son intention de détruire les grands bouddhas de Bamyan, donnant au colloque une répercussion médiatique exceptionnelle. En détruisant et éparpillant les trésors archéologiques de l?Afghanistan -ne faisant d?ailleurs qu?amplifier un mouvement qui a débuté il y a plus de vingt ans avec l?invasion soviétique-, les talibans cherchent à éliminer une culturelle exceptionnelle par sa richesse et son syncrétisme: au carrefour du bouddhisme et de la culture grecque, puis de l?islam, sous influence de la Perse, la culture afghane occupe une place essentielle dans l?histoire de l?humanité. L?art gandhara est la représentation de la rencontre pacifique des cultures orientales et occidentales, dans les premiers siècles de notre ère. C?est tout un peuple que les talibans entendent couper de son histoire pour lui en donner une version révisée, univoque: une histoire arabe et islamique, venue de la Péninsule arabique, faisant oeuvre négationniste. On comprend que la polémique vive qui s?est déclarée au même moment et que l?on peut résumer ainsi: pourquoi sauver des pierres quand tant d?hommes et de femmes vivent l?enfer, est une absurdité. Pour le régime des talibans, il s?agit d?une provocation en direction de l?Occident, mais il marque une étape dans le durcissement politique. La charge symbolique du dynamitage des grands bouddhas a sensibilisé le monde entier sur les conditions de subsistance dans ce pays. Organisé en trois sessions (patrimoine archéologique, historique et culturel, patrimoine humain et projets d?avenir), ce colloque a rassemblé les plus grands spécialistes, français comme étrangers, notamment: Jean-Pierre Faye, philosophe, Pierre Cambon, conservateur au musée Guimet, Jinad Dixhit, ambassadeur de l?Inde à Kaboul, Claude Collin-Delavaud, géographe, Bernard Dupaigne (ethnologue, sous-directeur du Musée de l?Homme) et Olivier Weber, journaliste et écrivain.
Résumé : Figure de proue de la lutte contre les fondamentalistes, le commandant Massoud a été assassiné lors d'une opération-suicide en Afghanistan, l'avant-veille des attentats du 11 septembre 2001. Qui était véritablement le célèbre combattant ? Un simple résistant ? Un seigneur de la paix ? Un militant des droits humains dans un Orient ravagé par le fanatisme ? Un poète féru de vers persans et français perdu dans la guerre ? Vingt ans après sa mort, Olivier Weber, qui l'avait longuement rencontré et avait côtoyé ses partisans pendant une vingtaine d'années de voyages en Afghanistan, revient sur son message de paix et de concorde entre les peuples. Olivier Weber est écrivain-voyageur et grand reporter. Prix Joseph-Kessel, Prix Albert-Londres, Prix de l'Aventure, Prix du Livre européen et méditerranéen, il a couvert de nombreux conflits, de l'Afghanistan à l'Irak et à la Syrie, qui lui ont inspiré des récits de voyage, des romans ou des essais.
Résumé : Un aventurier rescapé de l'insurrection des Chouans et de la Révolution, Antoine de Phélippeaux. Une jeune femme qui doit se rendre en Orient pour retrouver un énigmatique manuscrit religieux du XIIIe siècle prêchant l'entente des trois religions du Livre. Un ennemi commun, Bonaparte, général de 29 ans qui lance une expédition en Terre sainte, épisode méconnu de l'Histoire, pour être un nouvel Alexandre le Grand. Une lettre des Juifs d'Europe dont le jeune général corse s'empare pour se présenter comme le nouveau Messie. Et une fabuleuse histoire épique qui est d'abord un roman d'amour. Avec ce voyage initiatique des maquis vendéens à Saint-Jean-d'Acre, de Paris sous la Terreur à la Haute-Galilée, c'est toute la tradition du roman d'aventures qui revit sous la plume d'Olivier Weber. A travers la quête d'Antoine, héros romantique tourmenté, et sa recherche de l'amour perdu, La bataille des anges est aussi une vaste parabole aux accents stendhaliens sur le rejet du fanatisme, et un hymne à la liberté.
Après ses études de droit, Jonathan décide de regagner ses montagnes dans l'arrière-pays et de garder des moutons. Mais l'amour et la mort s'en mêlent. D'abord, le corps d'un de ses amis, un alpiniste renommé, est retrouvé sur un glacier et tout semble indiquer qu'il a été assassiné. Militant écologiste, le jeune homme dénonçait un scandale sur la pollution des fonds marins. Puis Jonathan fait la rencontre de Léna, une jeune humanitaire en rébellion contre son père, un homme d'affaires véreux. Il décide alors de quitter son enclave et ses bêtes pour la Côte et ses casinos. Devenu croupier, il découvre l'envers du décor paradisiaque du littoral. Avec cet itinéraire d'un jeune berger captivé par les lumières de la ville, entre impunité et humiliation, Olivier Weber esquisse une ample fresque de la corruption sur la Côte d'Azur aux allures de roman noir.
Les sentiments en bataille qui parcourent les livres de Joseph Kessel ne sont que le reflet d'une âme chavirée, mais qui demeure d'abord un coeur pur, où l'amitié des hommes compte autant que le goût du baroud. Plus que reporter au long cours, chantre de la grandeur humaine, il fut chroniqueur du monde, dans le fracas des guerres et le tourment des sentiments. Conteur des steppes, Jef, ainsi que le surnomment ses amis, reste un témoin parmi les hommes, un marcheur dans le siècle traversé avec passion, un chantre de la souffrance et du bonheur des êtres, quels qu'ils soient". En brossant le portrait d'un personnage mythique, Olivier Weber nous emmène en voyage à travers tous les paysages qui ont marqué l'immense écrivain.
Après Stirner, Proudhon et Bakounine, Pierre Kropotkine poursuit le grand rêve libertaire: ce prince russe devenu géographe de renom se fait le généalogiste d'une morale anarchiste qui dénonce les fausses morales imposées depuis des lustres par "le prêtre, le juge, le gouvernant". Avec La Morale anarchiste (1889), livre virulent et raisonné, il montre que seul l'instinct d'entraide est le dépositaire des valeurs humaines à construire.
Avec quelle rudesse et quelle brutalité traitons-nous la nature! Ne pourrions-nous pas la travailler avec moins de négligence? Après tout, n'est-ce pas ce que suggèrent toutes ces belles inventions-le magnétisme, le daguerréotype ou l'électricité? Ne pouvons-nous faire plus que couper et tailler la forêt, ne pouvons-nous contribuer à son économie intérieure, aider la circulation de la sève? Mais nous travaillons aujourd'hui de façon superficielle et violente. Nous n'imaginons pas tout ce qui pourrait être fait pour améliorer notre relation à la nature animée, ni tous les bienfaits que nous poumons en tirer." Henry David Thoreau est considéré comme l'un des pères de l'écologie. En 1842, dans un article intitulé "le paradis à (re)conquérir', le jeune penseur critique les logiques industrielles qui se mettent en place à l'époque, et anticipe par là-même les travers de notre civilisation destructrice et matérialiste."
Sébastien BaillyLes Zeugmes au platÉloge d?une tournure humoristiqueAvant-propos d?Hervé Le Tellier InéditLe zeugme, c?est le sel de la langue, l?irruption du cocasse, parfois par maladresse, mais avec effet garanti. C?est l?art et la manière de lier ensemble des termes que rien ne devrait rapprocher. Le procédé a bercé votre enfance, souvenez-vous de l?injonction parentale: « Arrête de mettre le bazar et tes doigts dans le nez! »? Déjà on riait.Le zeugme est le parent pauvre de la stylistique, mais on ne fait pas de littérature sans casser des ?ufs: en recueillant le meilleur du zeugme, Sébastien Bailly en fait la démonstration, de Montesquieu à Pierre Desproges, en passant par Chloé Delaume et Pierre Dac.
Résumé : La légende fait de Modigliani un peintre maudit, pauvre, incompris, caractériel, ravagé par le tourment, l'alcool et les drogues. Un être désespéré qui se serait suicidé par négligence. Pour la première fois, ses lettres se trouvent réunies. Les lire ensemble, les mettre en rapport permet de découvrir un autre Modigliani. Un artiste joyeux, travailleur, animé d'une discrète mais solide foi en ses moyens, qui sait qu'il trace sa voie, et que cette voie est nouvelle.