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Science et littérature : questions d'usages
Weber Anne-Gaëlle
LUCIE
21,00 €
Épuisé
EAN :9791034609086
Cet ouvrage réunit des contributions qui, dans une perspective comparatiste, élargissent chronologiquement et géographiquement le domaine des études des relations entre discours scientifiques et discours littéraires. Il s'agit à la fois de présenter un rapide état des lieux de la manière dont ont été déjà étudiées les relations entre les sphères savantes et littéraires, d'en comprendre la pertinence dans le champ des recherches contemporaines en sciences humaines et sociales et en arts et d'incarner une approche de la question par le biais du croisement entre les deux sphères, par-delà toute entreprise visant à donner de "la" science, de "la" littérature et du rapport entre les deux des définitions purement essentialistes. Plutôt que de répondre aux questions récurrentes visant à savoir ce qu'est "la science" ou ce qu'est "la littérature", le propos vise à expliciter ce qui se joue derrière les usages qu'auteurs, écrivains ou savants font de ces termes et des protocoles empruntés à ces deux domaines lorsqu'ils en usent pour incarner leurs propres pratiques. Les relations entre science et littérature ne se limitent pas ici à l'analyse de la manière dont des oeuvres littéraires s'approprient des thématiques ou des théories savantes ; il y va également du positionnement des "études littéraires", en tant que "sciences" dans le domaine savant.
«Je ne vais pas vous raconter d'histoire ni d'histoires. Pour vous dire ce que j'ai à dire, je n'ai pas l'intention d'inventer des personnages : on n'invente jamais que des personnages qui nous ressemblent, les écrivains qui créent des personnages ne font jamais que s'exhiber eux-mêmes sous des jours plus ou moins variés, d'ailleurs, le plus souvent. Je n'inventerai personne puisque je renferme tout le monde, puisque je renferme le monde et que, si j'ai envie de rire, je n'ai plus envie de plaisanter. » C'est à un « voyage à l'intérieur de ma tête » que nous invite Anne Weber, dans ce récit qui tient de la fable fantastique, de la méditation cartésienne et du conte philosophique version sarcastique. Que se passe-t-il en nous lorsque nous aimons, lorsque nous dormons, lorsque nous rêvons ? L"« homme neuronal » nous renseigne-t-il sur nous- mêmes ? À partir de quelques principes élémentaires, l'auteur reconstruit notre vie intérieure et nous réserve quelques surprises d'humour et de poésie. Anne Weber est allemande, mais écrit en français directement. Elle est également traductrice littéraire. Son premier livre a paru au Seuil : Ida invente la poudre. Il a été aussitôt traduit par elle-même en allemand et publié par Suhrkamp qui a édité le suivant, inédit en français, Am Anfang war... "
Cet ouvrage propose une étude approfondie du texte, les repères essentiels sur l'oeuvre et son auteur, des analyses thématiques, des prolongements vers d'autres textes et, en annexe, des informations complémentaires utiles à la compréhension des Diaboliques de Barbey d'Aurevilly.
L'attente comprend deux phases, l'ennui et l'angoisse. La pièce comprend donc deux actes, l'un grotesque, l'autre grave. Préoccupé de peu de choses hormis ses chaussures, la perspective de se pendre au seul arbre qui rompt la monotonie du paysage et Vladimir, son compagnon d'infortune, Estragon attend. Il attend Godot comme un sauveur. Mais pas plus que Vladimir, il ne connaît Godot. Aucun ne sait au juste de quoi ce mystérieux personnage doit les sauver, si ce n'est peut-être, justement, de l'horrible attente. Liés par un étrange rapport de force et de tendresse, ils se haranguent l'un et l'autre et s'affublent de surnoms ridicules. Outre que ces diminutifs suggèrent que Godot pourrait bien être une synthèse qui ne se réalisera qu'au prix d'un anéantissement, Didi et Gogo portent en leur sein la répétition, tout comme le discours de Lucky, disque rayé qui figure le piétinement incessant auquel se réduit toute tentative de production de sens. Cette pièce composée en 1952, quinze ans avant que Beckett ne soit couronné par le prix Nobel de littérature, est un tour de force qui démontre les profondeurs que peut atteindre un langage en apparence absurde. --Sana Tang-Léopold Wauters
Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune: des repères: un rappel du contexte historique et littéraire de chaque ?uvre; une analyse de chacun des éléments du corpus; les thématiques qui structurent le sujet; une synthèse des enjeux de la question; des outils méthodologiques, notamment bibliographiques; un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques.
Joseph Rouzel est né en 1949 à Rennes. Premiers poèmes parus dans Ar Vro (la revue des bretons intelligents - sic !) sous le pseudonyme de Cadet d'Armor. Prix de poésie la Maison de la culture de Vichy en 1967. Il a dirigé pendant plusieurs années une maison d'édition, " Cosmose " qui publiait également une revue du même nom. Il a exercé de nombreux métiers, de berger à journaliste, en passant par éducateur. Il exerce aujourd'hui comme psychanalyste et formateur en travail social. Il a publié 15 ouvrages traitant de psychanalyse et travail social chez divers éditeurs. On trouvera ici un recueil de poèmes choisi tout au long de ce parcours d'écriture où les textes tombent comme les copeaux du menuisier, scories et scarifications qui témoignent de ce travail d'usinage intérieur.
Il s'agit avec ce numéro de mettre en lumière les évolutions rapides des recherches, largement interdisciplinaires, consacrées à la littérature et plus largement à la culture dites "populaires". Si la transformation du statut - légitimité, valeur - des fictions médiatiques et des récits de genre semble un fait largement acquis dans la sphère socio-culturelle, cet intérêt plus grand entraîne-t-il des travaux renouvelés et donc, peut-on espérer, l'adaptation ou la mise en place des outils critiques adéquats à leur évaluation ? Ce dossier adoptera une perspective résolument méta-critique : chacun des chercheurs sollicités est invité, dans son domaine de spécialité, à faire le point sur ses pratiques et ses méthodes. Le sommaire contient les contributions de grands spécialistes français et étrangers parmi les plus reconnus du domaine, et donne aussi la parole pour une part significative aux jeunes chercheurs dans un champ dont le dynamisme actuel constitue justement un trait frappant.
Quand on habite entre Nîmes et Vidourle, on peut s'étonner de l'oubli dans lequel est tombé Guillaume de Nogaret, un Languedocien aussi éminent que contesté. Sa place de premier plan auprès de Philippe le Bel est largement due au rôle qu'il a joué dans la solution de litiges concernant notre région, rôle qui lui a permis de faire apprécier ses mérites par son souverain. Celui-ci, n'oubliant ni les origines de son collaborateur ni ses liens avec la faculté de droit de Montpellier, a su voir tout l'intérêt que présenterait pour lui un meilleur ancrage de Nogaret dans sa province natale. Il lui confia donc la charge de juge-mage de la sénéchaussée de Beaucaire avant de lui attribuer les seigneuries de Calvisson, Marsillargues et Manduel, ainsi que des droits seigneuriaux dans une trentaine de villages autour de Nîmes avant d'en faire son garde du sceau. Nogaret sut s'intéresser à la gestion de ses biens et y procéder à des investissements, même si ses activités ne lui permettaient pas de séjourner régulièrement en Languedoc. Et pourtant, son rôle aussi bien local que national n'a guère encore été étudié ou n'a fait l'objet que d'études peu accessibles à un public non spécialisé, pour lequel Nogaret est trop souvent limité à son action dans les affaires d'Anagni et de l'Ordre du Temple. Les fondateurs de l'association Guillaume de Nogaret, histoire médiévale en Bas-Languedoc ont pensé qu'une étude plus approfondie de l'oeuvre du chancelier de Philippe le Bel était particulièrement opportune. Le colloque dont nous publions aujourd'hui les actes est le fruit de cette démarche.