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Gaston Bachelard, l'inattendu. Les chemins d'une volonté
Wavelet Jean-Michel
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782343182469
Personne ne pouvait imaginer en 1902 que le fils d'un cordonnier, issu de la modeste ville de Bar-sur-Aube, si éloignée des riches marchands de champagne, serait lu et écouté par les plus grands poètes, les plus grands peintres, les plus grands savants et les plus grands philosophes de ce temps. Lui, le commis des postes qui pesait et soupesait les lettres à la poste de Remiremont, lui le cavalier télégraphiste et poilu courageux de 1914, lui le professeur auxiliaire de physique et chimie d'un petit collège, comment a-t-il pu devenir cet humaniste aussi savant que philosophe, aussi penseur que poète ? Il n'a pas emprunté les chemins balisés, les routes fréquentées par les élites universitaires et culturelles. Il a contrarié les pronostics, les attentes et les conventions. Il s'est adjugé contre vents et marées le droit de penser par lui-même en bousculant les frontières des savoirs et de la culture et en dérangeant les us et coutumes les mieux établis.
Préférant la clarté déductive aux singulières obscurités et la netteté de la règle au pittoresque de l'exception, nous identifions les élèves difficiles par des termes qui nous les mettent à distance et nous épargnent leur rencontre. Et pourtant, face aux différences, nous continuons à constater, évaluer, analyser, fixer des objectifs et remédier. Jamais l'école n'interroge ses fonctionnements. Le sujet est tabou. Le retour à la syllabique, à la rigueur grammaticale et aux automatismes mathématiques distrait de l'essentiel. Les tableaux statistiques du ministère livrent les mêmes constats sans rien dire sur les secrets de leur fabrication. On est centré sur la méthode, on en oublie l'usage. Les maîtres savent enseigner à ceux qui savent apprendre. Ce livre se propose d'apporter des éléments de réponse à cette question clé de l'école en prenant appui sur plus de vingt ans d'action et d'observation dans les classes. Il s'adresse aux maîtres et aux parents désireux de contribuer efficacement à ce profond changement. Le temps est venu de mettre un terme à un fonctionnement délibérément élitiste et rompre avec une entente implicite entre ceux qui savent et ceux qui semblent dignes d'apprendre. C'est en accueillant plus favorablement les différences, en dévoilant les implicites scolaires, en explorant le sens des apprentissages et en considérant la culture au coeur de toute acquisition que l'on redonnera aux élèves le goût de l'école, des savoirs et de la réussite.Jean-Michel Wavelet, instituteur à Amiens pendant dix ans, inspecteur de l'Education Nationale à Soissons et à Laon durant dix-sept ans, il est actuellement adjoint à l'IA de la Meuse. Titulaire d'un DEA de philosophie, il a publié notamment : Un chat à l'affût d'un cendrier (Maisonneuve et Larose, 2000), Pour réussir l'épreuve de français du CRPE (Delagrave, 2000), Des mots pour le lire (en cédérom chez Jériko et le Cned, 1999), Dire , Lire (Cned, 1996), des textes sur l'éthique, le handicap et les élèves extraordinaires.
Brassens est mort il y a près d'un demi-siècle. On continue de l'écouter et de le lire. On continue d'évoquer cet être singulier, attachant, admirable. Ses chansons ne cessent de nous parler de nous-mêmes, de nos tourments et de nos élans, de nos travers et de nos blessures. Ce fils de maçon aux racines étrangères est attaché à son pays, ce bâtisseur de mots amoureusement ciselés n'appartient pas à l'élite des privilégiés de la culture. Comment cet enfant issu de l'immigration italienne, ce délinquant dûment condamné, ce cancre exclu du collège a-t-il pu échapper à sa destinée d'ouvrier en devenant ce célèbre chanteur, ce poète vénéré et ce maître des mots si bien tressés ? Jamais il n'oubliera d'où il vient. Il saura donner une existence poétique aux démunis et aux gueux, une destinée littéraire aux réprouvés et aux coquins. Il saura louer leur talent invisible et leur honneur bafoué. Un tel dessein exigea qu'il empruntât des chemins inattendus sans jamais renoncer à ses rêves.
Trois fils d'ouvriers, trois fils de pauvres, trois enfants de l'ignorance et de l'analphabétisme ont pu, voulu et su briser tous les déterminismes sociaux. Sous l'effet de la massification scolaire, ils ont bousculé leur médiocre destin pour de plus grands desseins. L'école les a accueillis, instruits et transformés. Peut-elle encore le faire de nos jours ? Les parcours exceptionnels de Bachelard, Camus et Péguy, nous invitent à repenser l'école. Ces hommes n'ont pas réduit des élèves à des produits, des enfants à des nombres, des habits à des uniformes, des professeurs à des coûts et des résultats à des plus-values. Loin d'imaginer une intelligence artificielle dépourvue de sujet pensant et sentant, des machines enseignantes et des enseignants-machines, des maîtres automatiques, ils ont conçu une formation vivante et construit les liens entre les générations qui forgent notre culture. Ne faudrait-il pas emprunter leur chemin pour réinventer une école plus humaine ?
Péguy est une énigme. Ce fils de rempailleuse de chaises accaparé par les tâches domestiques vit pauvrement au milieu de la paille. Il a passé l'essentiel de sa courte vie à écrire et à explorer la culture populaire en créant un style poétique inimitable. Modeste libraire-éditeur et imprimeur, il dénonce la misère et l'antisémitisme, le pouvoir de l'argent et la modernité dévastatrice du capitalisme arrogant. Il sera un socialiste de coeur et non de parti, un catholique charnel et spirituel hostile aux dévots et aux cléricaux. Avant de trouver une mort tragique à 41 ans, aux premiers jours de la guerre 14, il rendra le plus bel hommage qu'aucun autre écrivain n'a pu offrir aux pédagogues exceptionnels en qualifiant les jeunes normaliens d'Eure-et-Loir de hussards noirs de la République. Et si nous redécouvrions ce lieutenant héroïque et son combatopiniâtre contre l'illettrisme, l'obscurantisme et la barbarie ??
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.