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Paysage avec palmiers
Wallet Bernard
TRISTRAM
7,95 €
Épuisé
EAN :9782367190488
Paysage avec palmiers aurait pu s'intituler " Flashes à Beyrouth ". Face à la guerre, Bernard Wallet fait l'économie du roman et des explications pour ne conserver que les images, les scènes, les faits nus et bruts. Ces " choses vues " disent l'horreur, mais aussi sa fascination. En s'approchant de cette vérité, qui ne peut exister que par éclats, le livre éclaire du même coup l'effet dévastateur de la guerre sur celui qui en est le témoin. " Cela se passe à Beyrouth et à bout portant ? Oui, mais le Liban, on le voit, est désormais partout, et la guerre est devenue une boucherie du tac au tac, pour un oui ou pour un non. Que faire ? Protester, s'indigner, aller voir et témoigner pour un résultat spectaculaire supplémentaire ? Non : écrire ce qui est, au plus près d'un non-sens fracassant. Ce récit est vrai puisque les corps n'y sont jamais absents. Beyrouth n'était qu'une simple préparation à une sauvagerie désormais ouverte et universelle. L'histoire, comme le désir de mort, n'a pas de fin. " (Philippe Sollers)
Ce roman est la rencontre improbable d'un vieil homme et d'une beurette. Lui se sait condamné par une maladie dégénérative. Elle promène un air désabusé sur cette ville de province trop étriquée. Une aquarelle qu'elle lui offre est l'occasion de créer le lien avec le vieux, c'est son nom, qui rêve d'une nouvelle randonnée dans le désert. Elle accomplira le périple à sa place et en ramènera un carnet de voyage haut en couleur, tandis que lui de son côté effectuera sa dernière escapade. Fresque pastel d'un océan de dunes en mouvance, huit clos dans l'extrême Sud marocain où se forge son identité. Une ode à l'autre.
Résumé : Antoinette Barbaron, la femme du notaire du Pont-de-l'Eau, vient passer trois jours à Paris chez les Lazzo pour chercher un cadeau à l'occasion du cinquième anniversaire de son mariage. Elle voudrait un objet précieux qu'on lui conseille d'acheter chez le bijoutier Chyc. Au cours des trois jours où la jeune femme va et vient dans la capitale, la réalité se double d'un subtil phénomène de métamorphose : des incidents anodins en apparence - l'intrusion de M. Lazzo ivre, dans sa chambre, l'achat d'une paire de bas, un déjeuner dans un restaurant libre-service, une visite chez les Chyc - aident peu à peu Antoinette à prendre conscience de son corps, de son pouvoir et peut-être de sa liberté. Une soirée dans un dancing avec Mme Chyc confirme son appréhension et, livrée à elle-même, à la grande ville, prise de panique, Antoinette capitule.
Résumé : Au début des années 60, Marc Jimenez, un jeune instituteur de l'Aude, s'installe en Picardie. Il découvre les paysages du Nord, le gris et la brume, l'humidité et les visages rubiconds sous les casquettes mouillées... Mais aussi le corps chaud des femmes, la photographie et l'amour qui le retient dans ce pays mélancolique. Un récit dense, émouvant et sensuel.
Résumé : Qui ne connaît les lits ou les tables gigognes, et naturellement les fameuses poupées russes qui s'emboîtent les unes dans les autres ? Mais les portes gigognes ? Il pourrait s'agir, simplement, des multiples portes qui, l'une après l'autre, jalonnent les principaux événements de notre vie. Porte de l'école, du bureau, de la demeure de l'enfance, de la maison de la personne aimée : est-il un souvenir qui ne soit marqué par telle ou telle de ces portes ? Plus gravement sans doute, ces portes gigognes évoquent aussi ces passages de nos existences, de plus en plus étroits, ces situations de plus en plus difficiles qui, nous enfonçant chaque fois plus profondément au coeur de nous-mêmes, nous mènent finalement vers notre lumière, ou notre obscurité. Tel est l'itinéraire du héros de ce conte. Un problème de santé, le premier de sa vie, le désarroi propre à cet âge où l'on n'est ni encore assez jeune ni déjà assez vieux pour renoncer, le départ de sa fille qui a dix-huit ans, c'en est assez pour permettre le terrible constat : d'un côté l'ennui dans la lourdeur de son épouse vieillissante, de l'autre le désir et le vertige que lui inspire la féminité naissante de sa fille. Ainsi débute ce drame que l'auteur, de porte en porte, sans concession ni défaillance, va construire, conduire, dénouer. Drame assurément pathétique, douloureux, mais auquel l'écriture et la composition de ce livre, subtile et délicate, vont accorder une grâce : celle de ressembler aux jeux de notre enfance.
Le nouveau roman de l'auteure de La Fracture, événement de la rentrée littéraire 2019 et sélectionné pour les prix Femina et Médicis étranger.Andrew, solitaire depuis l'enfance en raison de sa très petite taille, est un créateur de poupées reconnu. Il correspond avec une femme, également amatrice de poupées, Bramber Winters, qui réside et travaille au sein d'un établissement psychiatrique dans les Cornouailles.À l'origine de leur correspondance - suite à une petite annonce de Bramber un an plus tôt - il y a la curiosité pour la personnalité et l'?uvre d'Ewa Chaplin, une Polonaise célèbre pour ses poupées et, à un degré moindre, pour sa production littéraire. " Ewa Chaplin n'avait pas peur de fabriquer des poupées qui n'étaient pas réconfortantes. Apparemment elle savait que les poupées sont des personnes, exactement comme nous. "Quand Andrew décide de rendre visite à Bramber, sans la prévenir, il ne lui a pas encore fait part de son handicap. Il pressent qu'elle-même ne lui a peut-être pas tout dit sur sa situation...
Résumé : James Blake est un jeune homme solitaire, rêveur et marginal. Son obsession, c'est de pouvoir voler, d'accomplir le premier " vol à propulsion humaine ". À l'aéroport de Londres, il s'empare d'un petit avion pour accomplir sa première tentative, mais il s'échoue dans la Tamise, à Shepperton, une banlieue tranquille. Miraculeusement rescapé de son accident ? on lui apprend qu'il a passé onze minutes sous l'eau ?, il est adopté par les habitants de la petite communauté. Pourtant le doute subsiste : est-il mort, est-il vivant, a-t-il transcendé sa condition de simple mortel ? Dans les jours qui suivent, Blake est en proie à des visions prophétiques. Il métamorphose son environnement et bouleverse la vie de sa nouvelle famille. Un paysage tropical recouvre le décor quotidien, une faune exotique envahit les rues et les jardins. Les gens eux-mêmes, par la puissance démiurgique du narrateur, deviennent oiseaux, poissons ou mammifères, et s'élancent enfin dans les airs pour célébrer " l'ultime mariage de l'animé et de l'inanimé, des vivants et des morts ". Agent secret de l'inconscient, J.G. Ballard s'amuse à replacer quelques-uns des plus vieux mythes de l'humanité dans un cadre banlieusard et nous propose une fable sarcastique, un " Petit Prince " perverti qui est aussi une parabole sur la situation de l'écrivain, seul véritable " rêveur illimité ". J.G. Ballard est né en 1930 à Shanghai. À la suite de l'attaque sur Pearl Harbor, il est interné avec sa famille par l'armée japonaise dans un camp de prisonniers civils jusqu'à la fin de la guerre. Ses premières nouvelles paraissent en 1956 et dès lors il ne cesse plus d'écrire. Son premier roman, Le Monde englouti, est publié en 1962, suivi depuis d'une trentaine d'autres livres de fiction. Deux d'entre eux ont été adaptés au cinéma par Steven Spielberg (Empire du Soleil) et David Cronenberg (Crash). J.G. Ballard ? qui était souvent présenté outre-manche comme " le plus grand auteur anglais vivant " ? est mort à Londres au mois d'avril 2009. Il a influencé des auteurs aussi divers que Don DeLillo, Martin Amis, Jean Baudrillard, Bret Easton Ellis ou Michel Houellebecq.
SÉLECTIONNÉ POUR LE "PRIX MÉDICIS", LE "PRIX DÉCEMBRE" ET LE "PRIX DU ROMAN DES ÉTUDIANTS FRANCE CULTURE - TÉLÉRAMA""J'ai beaucoup aimé La Tannerie de Celia Levi. C'est très fort, très bien écrit. Elle est une héritière directe de Flaubert." (Marie Darrieussecq - FRANCE INTER)"Une bombe que cette satire de nos établissements artistiques et culturels à la mode. Noir et jubilatoire." (Fabienne Pascaud - TÉLÉRAMA)"Aussi discrète qu'engagée, Celia Levi poursuit avec La Tannerie sa peinture critique des nouveaux visages de l'exploitation contemporaine." (Véronique Rossignol - LIVRES HEBDO)"Tout, dans ce roman qui se dévore comme les meilleures séries télé, converge pour photographier notre siècle. Celia Levi dit les espoirs, les fantasmes et la détresse de toute une génération face au monde qui vient." (Grégoire Leménager - L'OBS)"Celia Levi signe un roman dont l'impeccable classicisme et le calme apparent dissimulent une colère brûlante." (Raphaëlle Leyris - LE MONDE)"Un bijou politique. Le roman d'une génération. La nôtre." (Jean-Nicolas Schoeser - CULTUROPOING)Jeanne, ses études terminées, a quitté sa Bretagne natale pour vivre à Paris. Elle a trouvé un emploi temporaire d'" accueillante " à la Tannerie, une nouvelle institution culturelle, installée dans une usine désaffectée de Pantin.D'abord déboussolée par le gigantisme et l'activité trépidante du lieu, timide et ignorante des codes de la jeunesse parisienne, elle prend peu à peu de l'assurance et se lie à quelques-uns de ses collègues, comme la délurée Marianne ou le charismatique Julien, responsable du service accueil.Elle les accompagne dans leurs déambulations nocturnes, participe à des fêtes. Leur groupe se mêle au mouvement Nuit debout. Ils se retrouvent dans des manifestations, parfois violentes - mais sans véritablement s'impliquer, en spectateurs.Bientôt, deux ans ont passé. Dans l'effervescence de la Tannerie, en pleine expansion, chacun tente de se placer pour obtenir enfin un vrai contrat ou décrocher une promotion. Jeanne va devoir saisir sa chance.La Tannerie - tel un microcosme de notre société - forme un monde à part entière, avec ses techniciens, ses employés de bureau, ses artistes. Mais derrière la bienveillance affichée et le progressisme des intentions, la précarité et la violence dominent.Avec ce roman, qui frappe autant par la finesse de ses descriptions que par sa force critique, Celia Levi fait le portrait d'une époque et d'une génération en proie aux ambitions factices et à l'imposture des discours.