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Les portes gigognes
Waller Bernard
GALLIMARD
11,30 €
Épuisé
EAN :9782070705092
Qui ne connaît les lits ou les tables gigognes, et naturellement les fameuses poupées russes qui s'emboîtent les unes dans les autres ? Mais les portes gigognes ? Il pourrait s'agir, simplement, des multiples portes qui, l'une après l'autre, jalonnent les principaux événements de notre vie. Porte de l'école, du bureau, de la demeure de l'enfance, de la maison de la personne aimée : est-il un souvenir qui ne soit marqué par telle ou telle de ces portes ? Plus gravement sans doute, ces portes gigognes évoquent aussi ces passages de nos existences, de plus en plus étroits, ces situations de plus en plus difficiles qui, nous enfonçant chaque fois plus profondément au coeur de nous-mêmes, nous mènent finalement vers notre lumière, ou notre obscurité. Tel est l'itinéraire du héros de ce conte. Un problème de santé, le premier de sa vie, le désarroi propre à cet âge où l'on n'est ni encore assez jeune ni déjà assez vieux pour renoncer, le départ de sa fille qui a dix-huit ans, c'en est assez pour permettre le terrible constat : d'un côté l'ennui dans la lourdeur de son épouse vieillissante, de l'autre le désir et le vertige que lui inspire la féminité naissante de sa fille. Ainsi débute ce drame que l'auteur, de porte en porte, sans concession ni défaillance, va construire, conduire, dénouer. Drame assurément pathétique, douloureux, mais auquel l'écriture et la composition de ce livre, subtile et délicate, vont accorder une grâce : celle de ressembler aux jeux de notre enfance.
Résumé : Paysage avec palmiers aurait pu s'intituler " Flashes à Beyrouth ". Face à la guerre, Bernard Wallet fait l'économie du roman et des explications pour ne conserver que les images, les scènes, les faits nus et bruts. Ces " choses vues " disent l'horreur, mais aussi sa fascination. En s'approchant de cette vérité, qui ne peut exister que par éclats, le livre éclaire du même coup l'effet dévastateur de la guerre sur celui qui en est le témoin. " Cela se passe à Beyrouth et à bout portant ? Oui, mais le Liban, on le voit, est désormais partout, et la guerre est devenue une boucherie du tac au tac, pour un oui ou pour un non. Que faire ? Protester, s'indigner, aller voir et témoigner pour un résultat spectaculaire supplémentaire ? Non : écrire ce qui est, au plus près d'un non-sens fracassant. Ce récit est vrai puisque les corps n'y sont jamais absents. Beyrouth n'était qu'une simple préparation à une sauvagerie désormais ouverte et universelle. L'histoire, comme le désir de mort, n'a pas de fin. " (Philippe Sollers)
Résumé : "Cela se passe à Beyrouth et à bout portant ? Oui, mais le Liban, on le voit, est désormais partout, et la guerre est devenue une boucherie du tac au tac, pour un oui pour un non. Que faire ? Protester, s'indigner, aller voir et témoigner pour un résultat spectaculaire supplémentaire ? Non : écrire ce qui est, au plus près d'un non-sens fracassant. Ce récit est vrai puisque les corps n'y sont jamais abstraits. Beyrouth n'était qu'une simple préparation à une sauvagerie désormais ouverte et universelle. L'histoire, comme le désir de mort, n'a pas de fin". Philippe Sollers.
Résumé : Antoinette Barbaron, la femme du notaire du Pont-de-l'Eau, vient passer trois jours à Paris chez les Lazzo pour chercher un cadeau à l'occasion du cinquième anniversaire de son mariage. Elle voudrait un objet précieux qu'on lui conseille d'acheter chez le bijoutier Chyc. Au cours des trois jours où la jeune femme va et vient dans la capitale, la réalité se double d'un subtil phénomène de métamorphose : des incidents anodins en apparence - l'intrusion de M. Lazzo ivre, dans sa chambre, l'achat d'une paire de bas, un déjeuner dans un restaurant libre-service, une visite chez les Chyc - aident peu à peu Antoinette à prendre conscience de son corps, de son pouvoir et peut-être de sa liberté. Une soirée dans un dancing avec Mme Chyc confirme son appréhension et, livrée à elle-même, à la grande ville, prise de panique, Antoinette capitule.
Résumé : Camarades de collège, Marie-Fée, la coquette, et l'intrépide Marie-Sol se perdent de vue et suivent des chemins différents. La première mène la vie citadine et un peu incolore d'une femme mariée que son mari, puis son fils, au fil des ans délaissent. L'autre, pianiste de jazz, rejetée par sa famille, quitte la ville et s'installe dans la gare désaffectée d'une étrange bourgade. Pour subsister, elle accepte un travail de gardiennage, la nuit, munie d'un revolver. Une lettre retrouvée précipite le destin : Marie-Fée abandonne son foyer pour rejoindre Marie-Sol. Les retrouvailles des deux femmes, si dissemblables, tour à tour hostiles puis fascinées l'une par l'autre, seront la source d'une relation tourmentée, marquée par des événements extravagants.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.