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Un concours de circonstances
Waldman Amy ; Devaux Laetitia
POINTS
8,00 €
Épuisé
EAN :9782757833896
«Et les noms, demanda Claire. Où seront les noms?- Il s'agit uniquement d'une énumération, ça n'a rien à voir avec l'oeuvre», répondit Ariana, la sculptrice.Il y eut des hochements de tête chez les différents artistes, le critique d'art et les deux spécialistes d'art public assis à la table du dîner. Tous étaient sous le charme d'Ariana Montagu - le membre le plus illustre du jury, sa personnalité dominante, et le problème majeur de Claire.Ariana était en bout de table, à croire qu'elle présidait. Quatre mois durant, ils avaient délibéré autour d'une grande table ronde dépourvue de toute hiérarchie dans un immeuble de bureaux du sud de la ville surplombant de très haut la terre éventrée. Les autres jurés avaient toujours accepté que Claire, la veuve, soit assise dos à la fenêtre afin que le charnier se limite pour elle à un halo grisâtre le temps qu'elle rejoigne sa chaise. Mais ce soir-là, alors qu'ils étaient tous réunis à la table rectangulaire de la Gracie Mansion pour une ultime délibération, Ariana s'était adjugé - sans le moindre scrupule, sembla-t-il - la place d'honneur.«La liste des morts y figurera, reprit Ariana. Le règlement du concours le stipule. Mais dans un mémorial réussi, ce ne sont pas les noms qui suscitent l'émotion.- Pour moi, si», lança Claire d'un air crispé, non sans tirer une certaine satisfaction à voir les yeux baissés et les mines coupables des autres jurés.Ils avaient tous perdu quelque chose, bien sûr. Ils avaient perdu l'idée que leur nation était intouchable; ils avaient perdu les icônes les plus reconnaissables de leur ville, et des amis ou des connaissances peut-être. Mais seule Claire avait perdu son mari.Elle ne se priverait pas de le leur rappeler à la fin de la soirée, lorsqu'ils choisiraient enfin le mémorial. Ils avaient examiné cinq mille dossiers anonymes jusqu'à n'en garder que deux. La décision finale aurait dû être simple. Mais, au bout de trois heures de discussion, deux tours de vote et de trop nombreuses bouteilles de vin en provenance de la cave personnelle du maire, la conversation était devenue hachée, hargneuse et redondante. Le Jardin était trop beau, n'arrêtaient pas de répéter Ariana et les autres artistes à propos du choix de Claire. Ils gagnaient leur vie grâce à leur vision des choses, mais dès qu'il s'agissait du Jardin, leur regard divergeait du sien.
Archives, pour un monde menacé. Dès le titre de ce premier livre d'ANNE WALDMAN en France, recueil de textes tirés de quatre volumes, un paradoxe: les archives ne sont pas le résidu d'un monde qui aurait péri, ni ce qui resterait simplement du passé. Elles sont " pour " le monde, contre les menaces qui pèsent sur lui, déjà une réponse, une force, un mouvement. Suivre l'animal, défaire la noce, entreprendre un lointain voyage, tramer une science-fiction poétique: tel pourrait être un intitulé succinct de chaque partie du livre. Remuons les archives. Quels sont ces documents donnés à lire, ces papiers, ces images, ces voix? Suivons d'abord, sur une carte du déchet, le lamantin et son revers, une humanité souvent lamentable: un " courant sous-terrain " bouddhiste porte ce premier mouvement et lance le livre. Prenons ensuite forme humaine, marions-nous, et écoutons notre langage trébucher quand tout se répète. Le troisième temps est celui du voyage en Indonésie, vers les temples, l'architecture et la musique. Enfin, le dernier mouvement du livre nous plonge dans le combat des Anne, femmes doubles, contre les Décideurs qui veulent boucler le langage. Les archives d'ANNE WALDMAN font un livre qui tient dans le chant de ses parties. Les territoires et les questions ici parcourus sont vastes: de l'Asie aux Etats-Unis, en passant par l'Europe, des espèces en voie de disparition à l'obsolescence programmée de la civilisation technologique, en passant par les formes menacées du langage.
Résumé : "Combien de musiciennes attendent dans les greniers de l'Histoire qu'un bon génie les réveille ? " Les destins croisés de Debora Waldman, cheffe d'orchestre, et Charlotte Sohy, compositrice, à un siècle d'écart. Lors d'un festival dédié aux musiciennes, la cheffe d'orchestre Debora Waldman rencontre François-Henri Labey, ancien directeur de conservatoire. Il lui parle de sa grand-mère, Charlotte Sohy, compositrice méconnue de la première moitié du XXe siècle, et propose de lui montrer quelques partitions. Aussitôt, Debora se prend de passion pour l'histoire de cette femme, qui parvint à concilier son énergie créatrice, son rôle de mère de sept enfants et sa vie amoureuse - son travail étant intimement lié à celui de son mari, le compositeur Marcel Labey. Contre vents et marées, Debora décide de créer la symphonie inédite de Charlotte, écrite pendant la Première Guerre mondiale. Peu à peu se dévoile à elle un continent de musique inexploré : celui des femmes compositrices qui furent pourtant, pour certaines, des actrices majeures du monde artistique. Formidable aventure d'une symphonie sortie de l'oubli, ce récit retrace aussi les destins croisés de deux musiciennes portées par la même passion à un siècle d'écart : deux femmes puissantes, dont l'histoire nous entraîne de la foisonnante vie culturelle de la Belle Epoque à l'Israël des kibboutz où Debora, enfant, découvrit sa vocation.
Épouser un homme déjà père est une chose, mais s'occuper de son fils âgé de cinq ans tous les mercredis en est une autre... En tombant amoureuse de Jack, Emilia pensait pouvoir aimer William, le fils de ce dernier. Mais elle est exaspérée par ce petit garçon précoce et je-sais-tout, qui prend un malin plaisir à corriger sa prononciation à chaque mot, à calculer sa masse corporelle dès qu'elle goûte un gâteau. D'ailleurs, pourquoi faudrait-il aimer ses beaux-enfants? Emilia se débat avec ses états d'âme lorsque le drame survient: le bébé qu'elle vient de mettre au monde meurt subitement. La vue du moindre enfant la fait fondre en larmes, et les mercredis au parc avec William l'anéantissent. Pourtant, c'est grâce à lui qu'elle reviendra à la vie...
Résumé : Epouser un homme déjà père est une chose, mais garder son fils de cinq ans tous les mercredis en est une autre... En tombant amoureuse de Jack, Emilia pensait pouvoir aimer William, le fils de ce dernier, tout aussi simplement. Mais comment ne pas être exaspéré par un petit garçon précoce et je-sais-tout de cinq ans qui corrige votre prononciation à chaque mot ou calcule votre masse corporelle dès que vous avalez un gâteau ? Et pourquoi faudrait-il aimer ses beaux-enfants à tout prix ? Emilia se débat encore avec ces questions quand sa vie explose : le bébé qu'elle vient de mettre au monde meurt subitement. La vue du moindre enfant la fait fondre en larmes, et les mercredis avec William l'anéantissent. Pourtant, c'est grâce à lui qu'elle reviendra à la vie...
Mythes aztèques et mayas Issus d'une très ancienne tradition culturelle, les mythes mayas ont survécu dans les inscriptions et l'art préhispanique alors que la mythologie des Aztèques, peuple dont l'expansion impériale avait commencé près de deux siècles avant la conquête espagnole, est connue surtout grâce à des documents coloniaux du XVIe siècle. Depuis peu, le déchiffrement de l'écriture hiéroglyphique maya et l'interprétation des codex ont jeté une lumière nouvelle sur l'ensemble de la mythologie méso-américaine. Au fait des sources les plus récentes, l'auteur donne à entendre ces récits majeurs qui parlent de la création et du déluge, des origines de la vie et de la défaite des dieux de la mort. Et il montre en quoi la conception mythique de l'Etat élaborée par les Aztèques fournit comme une justification cosmique à leur fulgurante expansion politique.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Les légendes et récits traditionnels de l'Iran antique racontent les combats entre le Bien et le Mal, les victoires des dieux, tel Mithra, le dieu du soleil, les exploits des héros et des créatures surnaturelles, comme le Simourgh, l'oiseau magique, les méfaits des démons. Une grande partie de ce que nous savons du passé préislamique de l'Iran vient du livre saint de la religion Zoroastre et aux récits évoquant Ahura Mazda, le Seigneur Sage, l'Avesta intègre aussi des mythes païens, le Livre des rois, splendide épopée en vers achevée vers 1010 après J.C. par le poète Firdousi qui chante en particulier le héros Rustam. L'auteur s'appuie sur toutes ses sources pour réécrire à l'intention du lecteur moderne ces légendes captivantes de l'Iran antique, qui ont inspiré pendant des siècles l'art de la miniature sur manuscrit.
Résumé : Eté 1958. Ted Cole, auteur de livres pour enfants, pousse son assistant de seize ans dans les bras de sa femme Marion. Il veut précipiter un divorce devenu inévitable depuis la mort de leurs deux fils. Mais la belle et triste Marion décide de tout quitter, laissant derrière elle une petite fille désorientée, Ruth. Automne 1990. Ruth est devenue un écrivain de renom. En tournée à Amsterdam, elle est confrontée à une aventure tout droit sortie de ses terreurs enfantines...
Il voulait voir s'envoler les minutes...Gil n'a que huit ans. Mais son petit coeur a déjà connu de bien grands sentiments. Trop grands. Trop forts...À cause de ce qu'il a fait à Jessica, le voici dans une résidence spécialisée. Seul, face à la bêtise des adultes qui transforment ses rêves en symptômes cliniques, et son amour en attentat. Seul dans une forteresse de silence. Qui pourra l'y rechercher ?Une émotion pure, dans une langue merveilleusement préservée.
À 43 ans, Jeff Winston meurt subitement d'une crise cardiaque, laissant derrière lui une vie médiocre et un mariage à la dérive. Quelle n'est pas sa stupeur lorsqu'il se réveille... dans sa chambre d'étudiant, âgé de 18 ans. Dans le passé, sa vie recommence comme avant. Sauf qu'il a gardé le souvenir de sa précédente existence...Qui n'a jamais rêvé de pouvoir revivre son passé fort de son expérience d'aujourd'hui ?
L'écrivain sud-africain J.M. Coetzee, qui a reçu le prix Nobel de littérature 2003, a placé l'apartheid et ses stigmates au centre de son oeuvre. D'ascendance anglo-allemande, John Maxwell Coetzee est né en 1940 au Cap, en Afrique du Sud. Scolarisé dans un établissement anglophone, il s'installe en Grande-Bretagne au début des années 1960, où il exerce la profession de programmateur informatique. Il délaisse rapidement cette activité pour embrasser des études d'histoire et de littérature aux Etats-Unis. Il est édité pour la première fois en 1974 avec Terres de crépuscule. Mais c'est en 1980 qu'il connaît le succès international avec En attendant les barbares. En 1983, l'auteur sud-africain décroche le prestigieux Booker Prize pour Michael K, sa vie, son temps. Parallèlement, Coetzee enseigne les lettres et l'anglais à la State University de New York à Buffalo, dans l'Etat américain de New York (nord-est). L'année suivante, il obtient une chaire de professeur de littérature anglaise à l'université du Cap. En 1986, il publie une version revue de Robinson Crusoé dans le roman Foe, avant de revenir à son Afrique du Sud. Il publie en 1990 L'Age de fer. Premier écrivain à recevoir le Booker Prize deux fois (pour son roman Disgrâce en 1999), il s'expatrie en 2002 en Australie, à Adélaïde précisément où il occupe un poste à l'université. Traducteur et critique, il a publié cette année Elizabeth Costello: Eight Lessons.