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Syphilis. Essai sur la littérature française au XIXe siècle
Wald Lasowski Patrick
GALLIMARD
12,30 €
Épuisé
EAN :9782070290611
Attaquer ce thème et le développer largement comme le fait le présent essai exigeaient de l'audace ainsi qu'une culture romanesque approfondie du XIXe siècle. Car les ouvres de fiction des plus grands écrivains de l'époque furent généralement ébranlées, creusées, couvertes par la hantise de l'effroyable maladie, dont le ferment de pourriture était à la fois physique, intellectuel, moral, mental. A travers les textes, la syphilis témoignait ainsi que l'enfer de la décomposition qui sévissait affreusement sur la terre. Wald Lasowski nourrit son analyse en citant et en commentant les ouvres de Balzac, Stendhal, Daudet, Gautier, Baudelaire, Flaubert, Barbey d'Aurevilly, Zola, Maupassant, Huysmans, les Goncourt... La violence émanant de ces extraits est tout à fait saisissante. Elle transforme les fondements même de la littérature, ouvrant l'ère d'une modernité d'écriture dont nous pouvons constater, aujourd'hui encore, les étonnants effets.
Des vies, mais telles que la mémoire les invente, que notre imagination les recrée, qu'une passion les anime. Des récits subjectifs, à mille lieues de la biographie traditionnelle. L'un et l'autre: l'auteur et son héros secret, le peintre et son modèle. Entre eux, un lien intime et fort. Entre le portrait d'un autre et l'autoportrait, où placer la frontière? Les uns et les autres: aussi bien ceux qui ont occupé avec éclat le devant de la scène que ceux qui ne sont présents que sur notre scène intérieure, personnes ou lieux, visages oubliés, noms effacés, profils perdus.
Résumé : La littérature romanesque ne cesse d'y revenir. C'est le propre du roman. Tout roman avance ainsi : à travers mille épreuves, à travers mille charmes, le héros gagne l'ultime faveur qui couronne ses désirs. Mais quel est le délai pour jouir des faveurs de la femme désirée? L'ultime faveur est-elle une preuve d'amour? Comment glisse-t-on du don flamboyant de la chevalerie aux faveurs que monnayent les filles? Le fouet, la sodomie, les postures amoureuses que réclament les hommes sont autant de faveurs qu'affiche la littérature libertine. C'est ainsi que le XVIIIe siècle interroge ses plaisirs. Les fantaisies s'échangent. Voici la mienne. Quelle est la vôtre? Quelle est pour vous l'ultime faveur? Avec L'ultime faveur, Patrick Wald Lasowski achève le cycle de ses traités consacrés, au Promeneur, à la littérature libertine. Après Le Traité des mouches secrètes, après Le Traité du transport amoureux, il interroge le coup de feu du désir à travers le rayonnement de la faveur dans les romans du XVIIIe siècle. Le chevalier de Mouhy - héros du Traité des moucher secrètes -n'est-il pas l'auteur des Mille et Une Faveurs, qui lui vaut d'être emprisonné à la Bastille? D'aventure en aventure, obtenir l'ultime faveur, n'est-ce pas ce qui transporte les amants? La faveur est aussi le nom d'un ruban, le ruban qui noue entre eux ces trois essais. On demande au lecteur d'imaginer ce ruban couleur de feu.
Le voici, le seigneur des archers, l'archer du Seigneur. Littérature et peinture mêlées, qui sait ce que l'artiste affronte à travers lui, quelle révélation Sébastien apporte à chacun de nous. Bouc émissaire, agneau du sacrifice, dandy avant la lettre. Sa nudité commande le grand jeu des images. Ici, l'image sainte ouvre l'enfer du désir. Elle explore, ailleurs, la tendresse des ténèbres. Il reste qu'au plein jour du supplice comme dans la nuit de la réparation, le martyr criblé de flèches représente la plus saisissante des demandes d'amour. Tant de roses nourrissent les tableaux d'Elisabeth Vigée-Le Brun qui, fuyant la Révolution, les emporte avec elle. Si, à Paris, les sans-culottes les dénoncent futiles et aristocratiques, Robespierre se souvient de celles qu'il célébrait dans sa jeunesse. Des roses sous la Terreur... vraiment ?
Professeur à l'université de Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis, Patrick Wald Lasowski se partage entre l'étude de la littérature libertine du XVIIIe siècle et celle du roman français du siècle suivant. Il a été le responsable des deux volumes des Romanciers libertins du XVIIIe siècle dans la Bibliothèque de la Pléiade.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.