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L'Homme et la Société N° 178, 2010/4 : Devenir des universités. Ramener la foi en l'impossible
Cuillerai Marie ; Wahnich Sophie
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782296552098
La Ronde infinie des obstinés (2009) avait signifié le caractère têtu dans l'adversité de ceux qui, sachant sans doute qu'ils n'empêcheraient pas la loi LRU d'être la nouvelle norme des pratiques et activités universitaires en France, souhaitaient encore et toujours signifier qu'ils se refusaient à plier leur pensée à cette norme. C'est ainsi que des gestes qui ont pu paraître désespérés ont maintenu la foi en l'impossible d'un autre rapport d'étude. Ce numéro tente de faire le point sur cette nouvelle norme et sur cette foi au regard de son historicité. Il s'agit aussi de faire archive d'un événement qui, touchant l'université, touche aussi ce qu'il advient aujourd'hui de la circulation de la pensée et de la critique. Sur fond obscur, l'obscurcissement de mots valeureux, autonomie, responsabilité, dévoyés dans leur mise en œuvre, mise sous tutelle de l'argent de l'autonomie de la recherche, déresponsabilisation devant l'expérimentation risquée, indéfinie du savoir.
Cuilleron Grégory ; Remy Sophie ; Auger Emmanuel ;
UN VRAI LIVRE PRATIQUE AU SENS NOBLE DU TERME : UTILE ! Rincer ses légumes, les éplucher délicatement, les détailler en cubes ou en fines tranches, les saisir dans une poêle bien chaude, remuer une marmite fumante, dresser joliment les ingrédients dans un plat pour, enfin, déguster. La cuisine, c'est cette succession de petits gestes du quotidien, des gestes que Grégory Cuilleron a toujours réalisé avec une seule main, sans se poser de questions. Alors quand Sophie Remy, ergothérapeute, lui a proposé d'écrire un livre de cuisine du quotidien adapté aux personnes n'ayant qu'un bras valide, il a fallu réfléchir : comment, techniquement, on cuisine à une main ? Grégory a imaginé près de 50 recettes gourmandes et créatives et Sophie s'est attelée à la partie pratique (pas à pas détaillés de toutes les méthodes nécessaires à la réalisation des recettes) à destination des personnes handicapées et du personnel soignant. Leur but ? Partager une cuisine du quotidien inventive, généreuse et surtout accessible à tous !
L'argent ferait-il le bonheur ? Nouvelle économie, fonds éthiques, investissements socialement responsables vont-ils construire une planète plus humaine et plus juste ? L'interrogation sur le pouvoir de l'argent n'a pas toujours été délaissée par l'investigation philosophique. Reprenant la tradition depuis Aristote, ce livre interroge des œuvres qui ont conçu la monnaie comme une force communautaire et consensuelle. Pourquoi des agents acceptent-ils de la monnaie, sachant que sa valeur ne résulte d'aucune qualité intrinsèque depuis la disparition de la convertibilité-or ? Le fondement objectif de la valeur de la monnaie disparaît avec son référant métallique. La valeur repose donc sur l'acceptation dont jouit la monnaie au sein d'une collectivité. Comment se forme un tel consensus ? Faut-il le chercher dans des processus intersubjectifs ? L'hypothèse de cet ouvrage est que la monnaie est un consensus matérialisé. Mais quel est l'objet de ce consensus ? Comment définir une telle collectivité ? D'une réalité ambivalente, tantôt arme de la souveraineté qui la définit, tantôt dépendante des agents qui-en usent, parfois contre les Etats, la monnaie force à repenser les liens entre une communauté politique et une communauté économique. Ces deux entités peuvent-elles se concevoir distinctement si la monnaie est foncièrement communautaire ?
L'histoire des amnisties politiques en Europe se présente comme celle de processus juridiques qui, par l'impératif d'oubli, permettent à un événement traumatique d'être mis à distance, empêchent rancunes et rancœur d'empoisonner le présent de l'histoire. Forts de cette approche, nous mettrons à l'épreuve plusieurs situations présentes en Europe. En Italie, peut-on dire que la non-amnistie des " années de plomb " empoisonne le présent ? A contrario, en France, l'amnistie des derniers évènements traumatiques de grande ampleur, comme la collaboration et la guerre d'Algérie, n'a-t-elle pas laissé des traces d'illégitimité pour avoir masqué la vérité historique, voilant ce qui rendrait justement possible aujourd'hui des relations pacifiées avec ces pans difficiles de l'histoire nationale ? Que dire du décret Suykerbuy en Belgique qui semble renvoyer dos à dos les résistants et les collaborateurs plus de cinquante ans après la seconde guerre mondiale, plus de quatre-vingt dix ans après la première ? Le sang versé dans un climat qualifié de terroriste dans le cas italien, l'implication dans le génocide des juifs pour nombre de collaborateurs, les actes de torture pour les acteurs de la guerre d'Algérie, le nationalisme collaborateur des Flamands incriminés, ont donné à l'amnistie un caractère scandaleux. Ce caractère scandaleux peut cependant être mis à l'épreuve d'une analyse critique qui permet de distinguer entre deux modèles d'amnistie : celle où les vaincus ont remis en question les principes démocratiques et celle où les vaincus ont été amenés à faire usage de la violence au nom d'un patriotisme démocratique. Dans l'un et l'autre cas, les bénéficiaires et les fondements politiques de l'amnistie diffèrent. Dans une Europe qui semble faire de moins en moins cas des principes démocratiques, constamment rappelés pour mieux les négliger, les territoires de l'amnistie produise une conscience historique ambivalente. Il s'agit de comprendre comment et de saisir les enjeux d'une normativité souvent mal partagée.
Résumé : "Je suis agénésique, je suis né avec une seule main. Je suis devenu handicapé à vingt-sept ans, quand on m'a vu à la télé, parce qu'avant je n'avais jamais pensé l'être. Je menais une vie normale à quelques détails près. Maintenant je sais ce que c'est que le handicap, je l'ai vu de dehors, puis de dedans, et je trouve qu'il est important d'en parler". Grégory Cuilleron est devenu cuisinier grâce à la télévision, en participant à Un dîner presque parfait et Top chef. Il est maintenant responsable d'un restaurant à Lyon. Il a été par ailleurs ambassadeur de l'AGEFIPH, l'organisme chargé de promouvoir l'emploi des handicapés. En compagnie du romancier Alexis Jenni, il revient sur sa vie avec énergie et humour, développe une vraie réflexion sur le handicap, de l'accueil de l'enfant à son insertion sociale. C'est là une magnifique leçon d'optimisme qui modifie la perception des handicaps et des personnes qui les portent, et offre une source d'inspiration à laquelle chacun peut puiser, quelles que soient ses particularités.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.