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Azov Horizons. Edition bilingue français-anglais
Wack Patrick ; Piliavsky Anastasia
ANDRE FRERE
65,00 €
Épuisé
EAN :9782492696268
Depuis quelques mois, Donald Trump a pris possession du bureau ovale à la Maison Blanche en devenant officiellement le 47e président des Etats-Unis. Parmi les nombreuses déclarations faites durant sa campagne, une des plus extravagantes fut sa promesse de mettre un terme à la guerre en Ukraine en 24h. Nous voilà donc à un tournant potentiellement historique de l'histoire européenne. La résilience ukrainienne ne pourra perdurer sans le soutien américain ; d'autre part, une Union européenne ayant manqué à son devoir existentiel envers l'Ukraine ne pourra plus se regarder droit dans les yeux. Le projet photographique " Azov Horizons " emprunte les coulisses méridionales du conflit russo-ukrainien afin d'offrir un regard intime, été après été, sur la période qui a précédé le déclenchement du conflit, le temps du conflit et celui de l'après-conflit. Aujourd'hui, durant cette année charnière que sera 2025, nous publions une monographie du premier chapitre de ce projet, entamé il y a cinq ans, et qui se déploiera encore sur plusieurs années. De nombreux changements ont eu lieu depuis mes premières images sur les rives de la mer d'Azov. C'est avec Evgeniya, ma future épouse, que j'ai découvert pour la première fois cette région du sud de la Russie, à l'été 2019. Nous avions passé deux semaines au bord de la mer d'Azov, cette petite soeur de la mer Noire, dont l'eau turquoise perpétuellement baignée de soleil et les crépuscules mauves me laissaient une impression de Californie. C'est cette lumière estivale et ces dégradés d'horizons que je me promettais de venir photographier, été après été, comme le fil formel qui guiderait ma découverte de la région. Bien qu'ayant également travaillé à l'intérieur des terres russes et ukrainiennes, c'est au bord de cette mer que je trouvais la douceur visuelle la plus à même d'entrer en contraste avec le mal qui montait. Telle est l'ambiguïté fondamentale que le projet ambitionne de donner à sentir : que sous la plage gronde la fureur et gisent les pavés qui brisent les peuples. Dans le terreau fertile de l'ignorance et de la nostalgie de grandeur déchue, il suffit d'essaimer mensonges et autres messages de haine, pour que des peuples frères se dressent les uns contre les autres. La mer d'Azov diffusait aussi en moi cet élan romantique, ce potentiel poétique dont j'ai toujours besoin pour engager un travail de long terme. La région était alors déjà une zone de friction intense. Les combats faisaient rage depuis cinq ans dans le Donbass, la Crimée avait été annexée, et la mer d'Azov était de facto occupée par la marine de guerre russe. Sur ces rivages paisibles, un monde était au bord du précipice de l'histoire. Fin 2021, j'obtenais enfin l'accréditation me permettant de m'installer à Moscou, deux mois avant le tournant majeur que fut le début de l'invasion russe. Cette accréditation me permit d'être un des très rares photographes étrangers qui purent travailler dans le pays, jusqu'à notre départ précipité de Russie, en mars 2023, lorsque mon confrère Evan Gershkovich fut arrêté en plein milieu de notre reportage dans l'Oural. Mes deux étés suivants furent dédiés à la poursuite de mon travail en Ukraine. En mêlant symbolisme et documentaire, ce récit photographique explore les coulisses d'un territoire aujourd'hui englouti par la guerre. Il évoque les transformations en cours dans les sociétés des deux pays, l'un sombrant dans un autoritarisme belliqueux, l'autre luttant pour sa survie. Cette monographie est la matérialisation de ces cinq étés passés à arpenter les côtes de la mer d'Azov et de la mer Noire à la recherche des signes et des symboles évoquant les soubresauts funestes qui traversent ces " terres de sang ", comme les appelle l'historien Timothy Snyder. Le récit commence par des images intimes de vacances dans le sud de la Russie en 2019, puis nous emmène sur les côtes ukrainiennes durant l'été 2021, dans les villes de Marioupol et Berdiansk, quelques mois avant leur anéantissement sous les bombes russes. Il nous emmène ensuite en Crimée occupée et sur les côtes russes, à l'été 2022, dans un pays où propagande militariste et déni populaire règnent en maître. Enfin, les étés 2023 et 2024 explorent les régions du sud de l'Ukraine ravagées par la guerre et l'occupation russe. Depuis une quinzaine d'années, mes projets photographiques au long cours n'ont cessé d'aborder des thèmes qui me semblent cruciaux pour la compréhension de notre époque. Entre autres : la modernisation à marche forcée en Chine, la question ouïghoure, le " front pionnier " de la nouvelle route de la soie dans sa dimension esthétique, sociale et politique, les tensions inter-ethniques dans les Balkans, et maintenant le conflit en Ukraine. Pour autant, je ne suis pas un photographe de guerre, ni un documentariste volant d'une zone de tension à la suivante au gré des événements. Ma pratique photographique s'inscrit au contraire dans le temps long : chaque projet est conçu comme un engagement durable envers le monde ; chacun procède d'un désir, celui d'être partie intégrante du sujet que j'explore. Je vivais en Chine depuis déjà dix ans lorsque j'ai entamé Dust, un projet de quatre ans évoquant la fin du monde ouighour en Chine (monographie publiée en 2021 chez André Frère Editions). Le projet " Azov Horizons ", quant à lui, est né de ma rencontre avec Evgeniya, avec qui j'allais bientôt m'installer à Moscou, deux mois avant le début de la guerre. Il s'est ainsi construit en résonnance avec ma découverte, pas à pas, de la Russie et de l'Ukraine. Patrick Wack
Si l'alimentation satisfait une impérieuse nécessité biologique, elle est aussi source de plaisirs et de convivialité. Les traditions culinaires, riches et multiples, se révèlent de puissants marqueurs culturels. Ces dernières décennies, le rapport de l'homme à la nourriture a été bouleversé par l'industrialisation et la mondialisation. Face au contenu de son assiette, il éprouve aujourd'hui une inquiétude, qui, lors des récentes crises: Listeria, poulet à la dioxine, OGM, "vache folle"... a été portée à son comble. Anne-Lucie Raoult-Wack éclaire les multiples facettes de l'alimentation et en analyse les enjeux, tant individuels: le "bien-manger", que collectifs: nourrir l'ensemble de l'humanité tout en préservant la planète pour les générations futures.
Wack Patrick ; Castets Rémi ; Gladney Dru.c ; Pedr
Dust de Patrick Wack est un travail documentaire sur la région autonome ouïghour de Chine, le Xinjiang - ou "Nouvelle Frontière" en mandarin. C'est pour partir à la rencontre de cette nouvelle frontière chinoise et de ses paysages spectraux que Patrick Wack y entreprit son premier voyage en 2016, animé par le désir de documenter une Chine des confins, une terre d'Islam emprunte de dialectes turcs, désormais pivot essentiel du développement vers l'ouest voulu par Pékin. En 2019, le photographe y fit son dernier voyage sous haute surveillance, dans l'espoir de ramener quelques images du crépuscule qui s'était abattu sur la région. Le Xinjiang avait connu un tournant et ce projet de livre tente d'en être le récit. Cette région désertique du far-west chinois, patrie en péril des ouïghours, est depuis quelques années sous les feux de l'actualité internationale du fait de son statut de première marche de cette nouvelle route de la soie du président Xi Jinping
Docteur en informatique, Benjamin Wack est professeur agrégé de mathématiques à l'université Joseph Fourier deGrenoble. Enseignant-chercheur au LRI (université Paris-Sud), Sylvain Conchon enseigne la programmation et la compilationà l'université Paris-Sud. Docteur en informatique, Judicaël Courant enseigne les mathématiques en MPSI au lycée LaMartinière-Monplaisir à Lyon. Docteur en informatique, Marc de Falco est professeur en MPSI au lycée international deValbonne dans une classe pilote en partenariat avec Inria. Chercheur Inria, Gilles Dowek a longtemps enseigné l'algorithmiqueet la programmation à l'École Polytechnique; ses travaux portent sur les liens entre le calcul et le raisonnement.Chercheur au CNRS en poste au LRI (université Paris-Sud), Jean-Christophe Filliâtre enseigne l'informatique à l'École Polytechnique et à l'École normale supérieure. Stéphane Gonnord enseigne en classe de MP au lycée du Parc à Lyon.
Ce n'est pas un entretien ; à bâtons rompus, c'est un échange, une longue discussion sur la photographie, sur la vie, les valeurs, les influences, celles de Christer Strömholm, de Daydo Moriyama... L'essentiel dans le cas d'Anders Petersen est de restituer sa parole, avec ses hésitations, ses magnifiques doutes, ses convictions, son authenticité, sa détermination. Il se met généreusement à nu, sans esquive, butte sur un mot, éclate de rire, avale une gorgée de bière, puis affirme : "je suis chaotique. Mais c'est sans doute ce qu'il faut". L'ancien élève et ami de Christer Stromhölm reste comme toujours attaché à l'humain, à son énigme, à sa solitude et à la profondeur des sentiments complexes qu'il a su mettre en évidence aussi bien à l'hôpital psychiatrique qu'en prison. Pour aboutir à cette profonde "vérité", il vit avec ceux qu'il photographie. Il résume parfaitement le dilemme qui est le sien : "Je sais que pour faire de bonnes photographies, pour être à la distance juste, il faut que j'aie un pied dedans et un pied dehors. Mon problème, c'est que je finis toujours par avoir les deux pieds dedans !" Cela date du tout début, quand, en 1967, il s'installe pour trois ans dans un bistrot du port de Hambourg, le café Lehmnitz, hanté par les marins en goguette, les prostituées, les paumés et les alcooliques du quartier. Là, on boit, on danse, on s'aime, on pleure, on chante. Anders vit là, prend des photos au vol et dresse un portrait bouleversant d'une humanité en dérive qu'il aime profondément. Et il révèle, dans des situations de marginalisation, une intensité et une vérité rares des sentiments. Poète d'un monde souvent noir, raisonnable à sa manière parce qu'excessif, Anders Petersen est en constante prise de risque.
Certains contextes indiquent si clairement nos intentions que nous n'avons même pas besoin de les exprimer pour être compris. Avec The Tourist, Kourtney Roy se distingue une fois encore comme une virtuose de la création contextuelle. Les vacances devraient être un moment de détente ; mais quand on est une touriste à la recherche d'un mari, elles se muent en un labeur harassant...The Tourist contient toutes les marques de fabrique de Roy que nous aimons et attendons : l'autoportrait, une approche cinématographique, sa palette colorée bien particulière, ainsi qu'une tension entre le clin d'oeil spirituel et l'atmosphère sinistre, la convention et le bizarre, le chic et le toc, les frontières entre la réalité et l'imaginaire sont brouillées. La qualité hors pair de The Tourist tient à l'organisation méticuleuse du moment où nous quittons notre monde extensif et pénétrons dans son monde intensif. Roy crée une métaphore visuelle d'un univers que nous croyons connaître.
Wack Patrick ; Castets Rémi ; Gladney Dru.c ; Pedr
Dust de Patrick Wack est un travail documentaire sur la région autonome ouïghour de Chine, le Xinjiang - ou "Nouvelle Frontière" en mandarin. C'est pour partir à la rencontre de cette nouvelle frontière chinoise et de ses paysages spectraux que Patrick Wack y entreprit son premier voyage en 2016, animé par le désir de documenter une Chine des confins, une terre d'Islam emprunte de dialectes turcs, désormais pivot essentiel du développement vers l'ouest voulu par Pékin. En 2019, le photographe y fit son dernier voyage sous haute surveillance, dans l'espoir de ramener quelques images du crépuscule qui s'était abattu sur la région. Le Xinjiang avait connu un tournant et ce projet de livre tente d'en être le récit. Cette région désertique du far-west chinois, patrie en péril des ouïghours, est depuis quelques années sous les feux de l'actualité internationale du fait de son statut de première marche de cette nouvelle route de la soie du président Xi Jinping
C'est lors de la conception de Black Passport que Stanley Greene et Teun van der Heijden ouvrirent les archives de Western Front pour la première fois. Si Stanley Greene était en effet connu principalement pour son travail sur les conflits armés, l'idée derrière Black Passport était de mélanger dans un livre travail professionnel et images de la vie privée. "J'ai beaucoup de matière sur mes années d'études à San Francisco", déclarait alors Stanley, "à l'époque il y avait un mouvement appelé "arts et musique", et les étudiants du San Francisco Art institute ont commencé à former des groupes, et j'ai commencé à les photographier mes professeurs pensaient que je perdais mon temps". 17 images issues de ce travail se retrouvèrent dans Black Passport et une exposition eut lieu à Perpignan. Mais pour Stanley, les archives de Western Front étaient si vastes qu'il était nécessaire de les regarder avec les yeux d'aujourd'hui. A une époque où nous sommes habitués à voir des photos nerveuses prises par des filtres numériques imitant les appareils photo d'antan, Western Front donne le change en revenant aux origines. Le San Francisco des années 1970 et 1980 est un environnement où l'on vit, saigne, boit, mange, baise et produit de l'art 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. C'est l'époque où le mouvement punk émerge, une époque que Stanley Greene a documentée sans relâche, entouré par des groupes de punk rock comme Flipper, les Dead Kennedys et les Mutants. Au côté de son camarade de chambre Paul Zahl, le batteur de SVT, il photographie comme ses amis jouent leur musique : de manière pure et brute.
Des images du Paris de nuit à celles du Paris secret des années 30Sylvie Aubenas - Quentin BajacBrassai devient célèbre en décembre 1932, à la parution de Paris de nuit. Le livre compte soixante-quatre photographies choisies avec soin et illustrant tous les aspects de la vie nocturne. Elles sont précédées d'une préface du diplomate romancier Paul Morand qui narre la déambulation, dans Paris, la nuit, jusqu'à l'aube, de l'auteur/promeneur croisant les lieux et les personnages de Brassai. Les légendes des photographies, regroupées avec des vignettes à la fin de l'ouvrage, sont de Jean Bernier. Pour obtenir cet objet parfait, clos sur lui-même comme une nuit de Paris, le photographe et les éditeurs, Charles Peignot et Jean Bernier, ont opéré un choix sévère dans l'ensemble des photographies de nuit alors réalisées par Brassai. Sous cette apparente simplicité se cache en fait plus d'un an de travail.La source principale pour comprendre la genèse du travail de Brassai se trouve dans les lettres qu'il envoie alors régulièrement à ses parents. Y transparaît la jubilation du photographe, son impatience. Il est frappant de voir que jamais il ne doute de sa réussite; il est sûr de lui, sûr que ses photographies sont les meilleures images de la vie nocturne, gue son livre aura un immense succès, et il ne cesse de le répéter. Si on ne connaissait pas la suite de l'histoire, on le trouverait bien présomptueux.La première mention de l'ouvrage dans une lettre apparaît le 5 novembre 1931; il pratique alors la photographie depuis presque deux ans: «Je peux vous donner de bonnes nouvelles: le plus grand éditeur d'art français [Arts et Métiers graphiques] a décidé de sortir un album avec mes photos du Paris nocturne.» Brassai raconte en détail que l'idée vient de lui: «Je me disais que le temps était venu de présenter mes photographies aux éditeurs susceptibles de s'y intéresser.» Il est*allé montrer à l'éditeur de Vu, Lucien Vogel, sa «collection (une centaine de photos) en les collant sur des cartons fins». Vogel, qui est aussi membre du comité de rédaction de la luxueuse et moderniste revue professionnelle Arts et Métiers graphiques, l'envoie chez Charles Peignot qui en est l'éditeur. Brassai montre une vingtaine de tirages à Peignot «en suggérant de les éditer sous le titre Paris de nuit». Celui-ci se montre très intéressé mais, hésitant à cause de la crise, il demande quinze jours de réflexion pendant lesquels il prie Brassai de ne pas contacter d'autres éditeurs.
Partez sur les traces d'un cimetière de bateaux en Bretagne, d'une spectaculaire ancienne mine de charbon dans la Ruhr, en Allemagne, d'un hôpital oublié en Pologne, de fantomatiques mannequins en plâtre dans une église en ruines en république Tchèque, de prisons et d'asiles psychiatriques fermés, d'usines abandonnées... Depuis l'important succès de ses deux premiers livres publiés en 2009 et 2012, Sylvain Margaine continue à parcourir le monde à la recherche de ces lieux interdits, oubliés de tous. Un reportage photographique exceptionnel.
Résumé : Correspondante mode pour de célèbres magazines, tels que Vogue, Glamour, Women's Wear Daily et le New York Times, et styliste photo pour Helmut Newton, David Belley et Henry Clarke, la photographe et journaliste américaine Mary Russell a non seulement su capturer l'esprit de l'élite bohème internationale qui régnait sur le monde de la mode et de l'art parisien dans les années 1960 et 1970, mais elle en est très vite devenue un membre clé. Elle nous livre dans cet ouvrage, les photographies inédites prises au cours de cette vie captivante pendant laquelle elle a navigué dans les mondes du luxe, de la fête et des sphères très privées des créateurs. Ses photographies ont immortalisé des personnalités mythiques : Andy Warhol, Yves Saint Laurent, Jane Birkin, Karl Lagerfeld... En évoquant ses souvenirs, Mary nous invite à partager ses aventures et les récits de ses rencontres.
Du crépuscule à l'aube, d'ouest en est, c'est à un voyage fantastique et fantasque que ce livre nous invite. De la Défense sous les derniers rayons du soleil aux premières griffes de lumière sur la pierre de la Bibliothèque François Mitterrand, le lecteur déambule dans une ville où sont suspendus des silhouettes nus. Ici les corps sont transformés en statues vivantes, nues mais chastes, laissant l'imagination du lecteur sauter de l'une à l'autre. L'ouvrage donne à voir les monuments sous un jour inédit, hors du temps et des foules. On photographie le silence, l'incongru. L'urbain se mue en tableaux animés, autant de clins d'oeil à des oeuvres iconiques (Les Trois grâces, la Pieta,…) ou de jeu sur les lignes de force et les profondeurs de chaque lieu. Le mariage de Paris la nuit et de corps dénudés en suspension crée une esthétique inédite, toute en suggestion et en subtilité. Le glamour de la ville est le décor d'une traversée poétique et émotionnelle hors normes.