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Dieux et vampires. Retour à Chipaya
Wachtel Nathan
SEUIL
16,00 €
Épuisé
EAN :9782020111768
Nathan Wachtel raconte, avec tendresse et humour, ses retrouvailles avec les autochtones qui vivent non loin des cimes enneigées de la Cordillère des Andes, en Bolivie. Près de vingt ans après son premier séjour chez les Indiens Chipayas, bien des choses ont changé au village : l'intrusion de la modernité a défait peu à peu les cultes païens et transformé la religion des ancêtres. Pris dans l'engrenage des conflits actuels, l'ethnologue affronte, en compagnie des Chipayas, un univers de dieux et de vampires où se mêlent la quête messianique des sectes chrétiennes, les drames individuels et collectifs et l'intrigue policière. Ce " récit de voyage " permet aussi de mieux comprendre la part de subjectivité qui anime toute enquête sur le terrain. Car, par sa seule présence, l'ethnologue modifie le jeu des équilibres ou des déséquilibres du corps social dans lequel il s'est immiscé. Quel que soit son comportement, il n'est pas maître des interprétations auxquelles il donne prise : alors qu'il se voudrait sujet observant, il risque de se retrouver lui-même objet manipulé. Impossible de s'abstraire en pur regard extérieur. Dans ses aventures aux confins d'un monde en voie de disparition, Nathan Wachtel dévoile sa nostalgie, évoque ses " tristes tropiques " tout en s'interrogeant sur le sens du métier d'ethnologue.
Résumé : Une galerie de portraits. De grandes figures religieuses d'origine judéo-converse, dont la spiritualité et les oeuvres illustrent l'Eglise de Castille des XVe et XVIe siècles : de l'apostat Pablo de Santa María (ancien rabbin puis évêque de Burgos) jusqu'à sainte Thérèse d'Avila et Luis de León. A partir de la fin du xive siècle se multiplient dans les royaumes espagnols les épisodes de conversions de Juifs, le plus souvent forcées. Mais qu'en est-il des conversos qu'inspire une foi chrétienne sincère ? Le proche héritage du milieu juif ne les prédisposait-il pas à développer une conception du christianisme particulière ? N'y aurait-il pas dans l'identité et la religiosité judéo-converses des traits particuliers qui témoigneraient d'une manière de foi du souvenir ? De l'apostat Pablo de Santa María (ancien rabbin puis évêque de Burgos) jusqu'à sainte Thérèse d'Avila et Luis de León, de grandes figures religieuses d'origine judéo-converse ont rédigé des oeuvres abondantes qui témoignent de leurs représentations mentales, aspirations spirituelles et constructions théologiques. Si les sentiments religieux et les élaborations savantes varient inévitablement selon les personnalités et les époques, restent néanmoins au long de la période une certaine cohérence et des réminiscences nostalgiques d'un passé ancestral. Nombre de thèmes ainsi se répètent : la continuité entre l'Ancienne et la Nouvelle Alliance, l'exil, la prison, l'enfermement, en même temps que l'aspiration à une évasion, à une illumination divine. Dans le prolongement de l'Ancien Testament, le chemin du salut continue de passer par la Terre promise et fait retour à Jérusalem, en quoi se confirme la persistance perpétuée d'une foi du souvenir en quelque sorte sublimée.
Résumé : Les textes rassemblés dans cet ouvrage ont été rédigés et publiés sur près d'un demi-siècle (1966-2011), autour des deux trilogies que Nathan Wachtel a élaborées au long de son parcours : l'une consacrée aux études andines, l'autre aux études marranes. Auteur d'une thèse sur la conquête espagnole des Amériques, Nathan Wachtel décide de renverser les perspectives habituelles en la traitant non du point de vue des Européens mais de celui des Indiens, autrement dit de celui des vaincus. Ce fil rouge, la " vision des vaincus ", va guider son travail de recherche. Combinant de façon systématique les approches de l'historien et de l'ethnologue, il enquête sur le folklore andin, s'inscrivant dans l'Ecole des Annales qui s'ouvre à l'histoire culturelle à partir des années 1970, et montrant que le folklore peut être intégré à la démarche de l'historien. Profondément marqué par les travaux de Marc Bloch, Nathan Wachtel entend bâtir une " histoire régressive ", tout en participant à la " décolonisation de l'historiographie elle-même ". Après une vingtaine d'années à étudier les Indiens urus et les archives de leurs ancêtres, il collecte des récits de vie de Juifs vivant en France, et s'intéresse à la condition juive en diaspora et, en particulier, au monde marrane. Nathan Wachtel se penche sur les archives des Inquisitions ibériques et délivre le secret des errances des judaïsants. Il poursuit son analyse à propos d'autres vaincus, mais toujours porté par la même exigence : " relier les archives au terrain, le terrain aux archives, le passé au présent, les morts aux vivants ".
La population de la petite ville de Celendín dans la région de Cajamarca au Nord du Pérou à la réputation d'être d'origine judéo-portugaise. Selon la tradition orale, plusieurs "indices" conforteraient cette idée : les habitants de Celendín auraient la peau "la plus blanche de tout le Perou", et ils s'adonneraient au commerce ou aux études, ce qui expliquerait qu'ils voyagent toujours autour du monde, comme le "Juif errant". Par ailleurs, dans les années 1989-1991, la région Nord du Pérou (Trujillo, Cajamarca, Celendín, etc.) fut le théâtre d'une conversion collective au judaïsme orthodoxe de plus de cent personnes, suivie par de nombreux départs pour Israël. Ces faits curieux sont à l'origine d'une enquête aussi érudite que passionnante qu'a menée le spécialiste de l'Amérique latine et du marranisme, Nathan Wachtel, professeur au Collège de France, sur les origines juives portugaises de cette ville. D'où vient la réputation de l'origine juive portugaise de Celendin ? Ceux qui se sont officiellement convertis au judaïsme seraient-ils les descendants des nouveaux-chrétiens du temps de l'Inquisition ? Existe-t-il encore des traces de coutumes familiales qui manifesteraient une mémoire marrane - plus ou moins consciente ? Fidèle à la méthode de l'anthropologie historique, Nathan Wachtel révèle l'étonnante histoire de ces communautés, interrogeant leur identité. Mêlant enquête de terrain et documents d'archives, il fait d'incessants allers-retours entre le passé et le présent à travers la lecture des mythes et témoignages oraux. En historien et en anthropologue, l'auteur fait ainsi participer le lecteur à l'enquête et développe une démonstration magistrale.
L'ambition de cette somme, longuement mûrie depuis La Vision des vaincus (1971), consiste à montrer à partir d'un minuscule échantillon indigène du haut plateau bolivien comment un vestige d'humanité en perdition a pu préserver son identité à travers les expériences qui l'ont décimé. Il s'agit des Chipayas, seuls survivants des Urus qui formaient avant la colonisation espagnole le quart de la population de l'Altiplano et qui étaient considérés comme particulièrement primitifs par rapport à leurs voisins, les Ayamras, qui pratiquaient l'agriculture et l'élevage quand les Urus ne vivaient encore que de chasse et de pêche. L'intérêt de cette vaste enquête dépasse de loin le cadre de la description anthropologique et structurale qui forme l'essentiel de la première partie. Son véritable objet est d'expliquer, par une remontée dans le temps, pourquoi et comment la singularité chipaya a résisté à un processus d'érosion, commencé dès avant l'arrivée des Espagnols, par le contact avec les Aymaras. On voit alors, par cette approche régressive jusqu'aux mythes urus, que cette identité, loin de n'être qu'une survivance fossile, est un produit de l'adaptation, la singularité de cette petite population devenant de plus en plus consciente, construite et revendiquée. Ce long périple du présent au passé, jusqu'au XVIème siècle, intègre le modèle chipaya au coeur des évolutions globales de l'ensemble indigène comme de la société coloniale tout entière. Le dernier chapitre, revenant aux temps présents, apporte une touche plus sombre et non sans grandeur : l'abandon, du fait de la christianisation moderne des coutumes et des rites ancestraux, si longtemps préservés, signifie-t-il pour le peuple chipaya la "fin des temps" ou une nouvelle et imprévisible métamorphose ?
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.