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Des archives aux terrains. Essais d'anthropologie historique
Wachtel Nathan
SEUIL
29,00 €
Épuisé
EAN :9782021098105
Les textes rassemblés dans cet ouvrage ont été rédigés et publiés sur près d'un demi-siècle (1966-2011), autour des deux trilogies que Nathan Wachtel a élaborées au long de son parcours : l'une consacrée aux études andines, l'autre aux études marranes. Auteur d'une thèse sur la conquête espagnole des Amériques, Nathan Wachtel décide de renverser les perspectives habituelles en la traitant non du point de vue des Européens mais de celui des Indiens, autrement dit de celui des vaincus. Ce fil rouge, la " vision des vaincus ", va guider son travail de recherche. Combinant de façon systématique les approches de l'historien et de l'ethnologue, il enquête sur le folklore andin, s'inscrivant dans l'Ecole des Annales qui s'ouvre à l'histoire culturelle à partir des années 1970, et montrant que le folklore peut être intégré à la démarche de l'historien. Profondément marqué par les travaux de Marc Bloch, Nathan Wachtel entend bâtir une " histoire régressive ", tout en participant à la " décolonisation de l'historiographie elle-même ". Après une vingtaine d'années à étudier les Indiens urus et les archives de leurs ancêtres, il collecte des récits de vie de Juifs vivant en France, et s'intéresse à la condition juive en diaspora et, en particulier, au monde marrane. Nathan Wachtel se penche sur les archives des Inquisitions ibériques et délivre le secret des errances des judaïsants. Il poursuit son analyse à propos d'autres vaincus, mais toujours porté par la même exigence : " relier les archives au terrain, le terrain aux archives, le passé au présent, les morts aux vivants ".
A travers la série de portraits marranes qu'il dresse, Nathan Wachtel retrace les itinéraires de ces Juifs du secret, espagnols et portugais, convertis de force à la foi catholique à partir de la fin du XIVème siècle. Certains qui ont fui l'Europe pour chercher refuge en Amérique établissent des réseaux de solidarités transcontinentales et contribuent à la création d'une économie ouvrant les voies à la modernité. Sur le plan religieux, à la fois juifs et chrétiens, dedans-dehors, les marranes développent des formes de pensée sceptique qui conduisent à la vision d'un monde moins dogmatique, plus complexe, plus relatif, plus tolérant : penser à Montagne et à Spinoza. Du pauvre hère que fut Juan Vicente au richissime trafiquant d'esclaves Manuel Bautista Perez, de l'érudit Francisco Maldonado de Silva à la "rustique" Theresa Paes de Jesus, l'auteur explore la condition marrane comme lieu des drames, des angoisses et des mutations de l'Occident moderne.
La population de la petite ville de Celendín dans la région de Cajamarca au Nord du Pérou à la réputation d'être d'origine judéo-portugaise. Selon la tradition orale, plusieurs "indices" conforteraient cette idée : les habitants de Celendín auraient la peau "la plus blanche de tout le Perou", et ils s'adonneraient au commerce ou aux études, ce qui expliquerait qu'ils voyagent toujours autour du monde, comme le "Juif errant". Par ailleurs, dans les années 1989-1991, la région Nord du Pérou (Trujillo, Cajamarca, Celendín, etc.) fut le théâtre d'une conversion collective au judaïsme orthodoxe de plus de cent personnes, suivie par de nombreux départs pour Israël. Ces faits curieux sont à l'origine d'une enquête aussi érudite que passionnante qu'a menée le spécialiste de l'Amérique latine et du marranisme, Nathan Wachtel, professeur au Collège de France, sur les origines juives portugaises de cette ville. D'où vient la réputation de l'origine juive portugaise de Celendin ? Ceux qui se sont officiellement convertis au judaïsme seraient-ils les descendants des nouveaux-chrétiens du temps de l'Inquisition ? Existe-t-il encore des traces de coutumes familiales qui manifesteraient une mémoire marrane - plus ou moins consciente ? Fidèle à la méthode de l'anthropologie historique, Nathan Wachtel révèle l'étonnante histoire de ces communautés, interrogeant leur identité. Mêlant enquête de terrain et documents d'archives, il fait d'incessants allers-retours entre le passé et le présent à travers la lecture des mythes et témoignages oraux. En historien et en anthropologue, l'auteur fait ainsi participer le lecteur à l'enquête et développe une démonstration magistrale.
Comment les sociétés précolombiennes qui, pendant des millénaires, avaient vécu isolées du reste du monde ont-elles subi le choc des hommes blancs ? Comment réagirent-elles, quelle fut leur évolution ? L'historiographie occidentale étudie généralement la Conquête, comme l'indique le mot, du seul point de vue des vainqueurs. Mais l'autre face de l'événement ? Pour les Indiens, l'arrivée des Espagnols a signifié la ruine de leur civilisation. Comment ont-ils vécu la défaite, comment l'ont-ils interprétée ? Comment le souvenir de ce cataclysme s'est-il perpétué dans leur mémoire collective ? Bref, quelle fut la vision des vaincus ? Voici l'une des premières tentatives pleinement réussies pour arracher l'histoire à une vision européo-centrée, pour nous déprendre, lecteurs occidentaux, de nos habitudes mentales et nous faire passer de l'autre côté de la barrière.
Juifs du secret, espagnols et portugais, convertis de force à la foi catholique à partir de la fin du XIVe siècle, les marranes ont marqué de leur empreinte l'histoire du Nouveau Monde. Parmi ceux qui, fuyant l'Europe, ont trouvé refuge en Amérique, parmi ces voyageurs incertains abordant plein d'espoir les côtes du Brésil ou du Pérou, il y eut des érudits et des hommes d'affaires, des médecins et des hommes de loi, des ouvriers et des artisans. En établissant des réseaux de solidarité transcontinentale, ils ont contribué à la création d'une économie ouvrant les voies à la modernité. A la fois juifs et chrétiens, ils ont développé des formes nouvelles de pratiques religieuses et de pensée conduisant à une vision du monde moins dogmatique, plus tolérante. Du martyr Francisco Maldonado de Silva au trafiquant d'esclaves Manuel Bautista Perez, du poète Pablo de Santa Maria au diplomate et historien Alfonso de Caratagena, voici retracés ces itinéraires singuliers aux prises avec l'Inquisition et la logique des bûchers .
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.