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Les pandémies à travers les âges. Le cas suisse
Vuilleumier Christophe ; Kaiser Laurent
INFOLIO
10,00 €
Épuisé
EAN :9782884744874
Rares sont les phénomènes comme les épidémies et plus encore les pandémies susceptibles de provoquer l'extinction du genre humain et d'engendrer des peurs viscérales. Le "quatrième cavalier des chevaucheurs de l'apocalypse" parcourt le monde à intervalles irréguliers depuis des millénaires, répandant des contagions ayant marqué de manière indélébile l'histoire en modifiant les destins de nombreuses nations, en tuant des centaines de millions d'individus et en ravivant parmi les hommes des haines ataviques. La Suisse n'a évidemment pas échappé aux hécatombes au cours des siècles, subissant successivement les grandes pestes antiques, la mort rampante du XIVe siècle, la variole, le choléra, le typhus et les grippes : grippe russe, grippe espagnole, grippe asiatique jusqu'à la dernière mutation d'un virus qui nous est familier et qui, pourtant, en 2020, est parvenu à faire trembler le monde sur son socle.
Laurens Pierre ; Nativel Colette ; Vuilleumier Lau
Résumé : Dans un cours sur ce thème au Collège de France, comme dans son maître-ouvrage, Marc Fumaroli a évoqué une notion largement inaperçue jusque-là, celle de la République des Lettres, restituant ainsi à l'Europe une de ses dimensions les plus incontestables. Parti de ces réunions de savants, philologues, juristes, physiciens, naturalistes, tous des pairs, qui se reconnaissaient entre eux (cabinets, cénacles lettrés, académies), se choisissaient pour converser ou entamer un commerce de lettres dans un espace de liberté, il était remonté à l'origine : Pétrarque, créateur dans sa Correspondance d'une société de laïcs et de clercs qui partageaient sa vue d'une république chrétienne augmentée du meilleur de l'antiquité païenne, c'est-à-dire la civilisation, la capacité de sortir de la brutalité, la vertu des Humanités. Puis il avait suivi leur développement dans l'Europe des Lumières, jusqu'au moment où l'essor des nationalismes devait faire perdre le sens d'une communauté d'idées assez féconde pour qu'on en puisse nourrir la nostalgie. Une enquête aussi vaste reposait sur l'analyse et le dépouillement d'une variété tant chronologique que thématique de textes de plus de cent auteurs dont la force et la beauté méritaient d'être partagées. Offrir ces textes fut la tâche pour laquelle se portèrent volontaires trois amis proches de l'auteur. Le résultat est cette anthologie, qui donne à lire, dans le texte, la République des Lettres, depuis Richard de Bury et Pétrarque jusqu'à Leibniz et Mme du Châtelet.
La redécouverte et l'étude, au seuil de l'âge moderne, des monuments antiques avec leurs épigraphes en belles capitales romaines, n'ont pas seulement satisfait le plaisir de la chasse et de la collection et nourri en profondeur la connaissance de tous les secteurs du monde ancien, mais elles ont déclenché une véritable vogue en même temps qu'un spectaculaire renouvellement de la forme inscriptionnelle, tant chez les particuliers qu'entre les mains des Etats souverains, à Rome d'abord, puis dans les cours princières d'Europe, tant sur les monuments que sur les supports plus légers des fêtes éphémères (entrées royales et funérailles princières), avant d'envahir le livre lui-même, dépositaire d'un nouveau genre littéraire, l'elogium, intermédiaire entre prose et poésie: non répétition mais interprétation originale du modèle antique, accompagnée et surveillée par les recherches sur la forme et la mise en page de la lettre et productrice de deux grands débats: le premier, sur le style de l'inscription, qui oppose de part et d'autre des Alpes une esthétique de la magnificence à une esthétique de la gravité, le second, le plus riche de conséquences, symbolisé par la substitution du français au latin sous les tableaux historiques de Charles Le Brun dans la Grande Galerie de Versailles. Ce dernier épisode, en fermant une époque et en ouvrant une nouvelle ère de l'inscription, justifie l'arc chronologique défini par les auteurs, en même temps qu'il illustre de façon éclatante les interfaces multiples d'un objet situé au croisement de disciplines multiples, histoire, politique, rhétorique, histoire de l'écriture, histoire de l'art.
Résumé : Une Histoire suisse surprenante, pas du tout académique, à travers les histoires de cent Suisses remarquables ou méconnus. Ce livre richement illustré embrasse l'Histoire suisse dans son ensemble, mais de façon très subjective, puisque 25 historiens et auteurs y évoquent librement, en allant à l'essentiel, des Helvètes de leur choix, célèbres ou non, admirables ou insolites. Les instigateurs de ce projet original sont Frédéric Rossi, directeur d'Infolio éditions, et Christophe Vuilleumier, historien réputé. L'ensemble apparaît aussi étonnant et divers que la Suisse elle-même, et permet à tout un chacun de revisiter tel ou tel siècle en un clin d'oeil, en échappant aux généralités. On trouvera réunis ici des héros légendaires ou réels (dont Winkelried, à qui nous devons le titre !), des écrivains, des hommes d'Etat, des femmes remarquables, des militaires, des inventeurs? ainsi que des personnages très peu recommandables, ne figurant dans aucun manuel historique. Toutes les époques (même pré-suisses) et toutes les aires linguistiques sont représentées dans cet ouvrage fourmillant d'anecdotes.
Techniques centrales de la modernité occidentale, la photographie et l'horlogerie reposent toutes deux sur la maîtrise fine de la durée. Littéralement et symboliquement, elles mettent le temps en boîte. Leur proximité est telle que Roland Barthes parlait de la photographie comme d'une "horloge à voir". Reste que leurs liens intimes ont été étonnamment peu considérés jusqu'ici. Dans l'entre-deux-guerres, face aux crises économiques, le savoir-faire horloger suisse trouve une diversification dans la fabrication d'appareils photographiques. De la photographie à l'horlogerie, il y a certes le pas de l'optique et de la chimie, mais surtout la base commune de la mécanique de précision avec ses rouages, ses ressorts, ses leviers, ses compteurs, ses emboîtements millimétrés. De la vallée de Joux à l'Argovie, des entreprises se lancent dans la réalisation d'appareils photo haut de gamme. LeCoultre propose le Compass (1937), chef-d'oeuvre de technologie miniaturisée. L'Alpa de Pignons (1944) est porté par le slogan de "la caméra des horlogers suisses". L'appareil photo pour pigeons Michel (1937) est l'ancêtre de la caméra des drones. Le Tessina de Siegrist (1960) est l'un des appareils fétiches des espions pendant la guerre froide. Le photofinish est développé dans l'après-guerre par Omega, Longines et bientôt Swiss Timing. Ce livre propose des études de cas, des essais thématiques et l'approfondissement des rapports entre photographie et horlogerie. Il procède d'un projet de recherche mené par l'Université de Lausanne et le Musée suisse de l'appareil photographique - Vevey.
Le moment le plus acharné de l'affrontement entre la Révolution et le christianisme ne se déroule pas sous Robespierre, mais bien après la chute du révolutionnaire. C'est dans ce bouleversement qu'a lieu le processus d'intégration forcée de la croyance religieuse dans l'espace privé. La Révolution française n'a guère prisé la soutane et Dieu n'y a pas reconnu les siens. Entre un Peuple souverain et une Eglise toute-puissante, le conflit était programmé, pour la plus grande satisfaction de ceux qui voulaient en découdre pour la gloire de la République ou pour celle de Dieu. Après une recherche de longue haleine menée sans a priori, mais avec autant de passion que de détermination, les deux auteurs signent ici un ouvrage qui met au jour des faits négligés dans les terribles luttes qui ont marqué l'histoire de France à la toute fin du XVIIIe siècle. Le livre appréhende ce bouleversement à la fois dévastateur et inventif dans cette zone de contacts extraordinairement productive que fut la frontière franco-suisse. Les auteurs ont traité cette question par le biais original des activités secrètes et subversives déployées par le réseau religieux contre-révolutionnaire des frères Chaffoy, dont les ramifications se sont étendues dans le Grand-Est de la France, à commencer par la Franche-Comté, jusqu'en Suisse.
Résumé : La maison est comme le vêtement, elle abrite et révèle à la fois celui qui y demeure. Objet premier de l?activité humaine mais aussi symbole cosmologique, elle demeure pourtant un sujet marginal de l?anthropologie sociale. Pour les historiens et les architectes, la maison rurale n?est encore le plus souvent que l?ombre des palais et des temples. Les voyageurs en revanche nous ont laissé des observations et des croquis précieux sur cet habitat. En quoi la maison paysanne consiste-t-elle vraiment? Est-elle un objet à classer en fonction de typologies forgées par les architectes et les ethnographes, ou un produit de l?imaginaire et d?une certaine idée de la vie rurale, née au 19e siècle?
Les villes s'étendent et se complexifient, entraînant une exposition croissante à l'aléa et des crises à répétition. La résilience est désormais présentée comme la qualité nécessaire aux milieux urbains pour les surmonter. Seulement, ayant affaire à l'imprévu, celle-ci peut difficilement compter sur des calculs et des prévisions. Elle demande de l'intuition et un savoir-faire qui sont davantage ceux d'un art que d'une science. Ne pouvant être entièrement planifiée, elle se déploie surtout au moment de la crise, qui renoue ainsi avec son sens étymologique, celui du choix menant vers un dénouement. En partant de la théorie issue de l'écologie, cet ouvrage propose d'explorer la possibilité d'une résilience urbaine abordée comme un art de la crise, et d'en explorer les retombées sur la perception, la théorisation et la conception de l'architecture.