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République des Lettres. Une Anthologie
Laurens Pierre ; Nativel Colette ; Vuilleumier Lau
BELLES LETTRES
39,00 €
Épuisé
EAN :9782251451886
Dans un cours sur ce thème au Collège de France, comme dans son maître-ouvrage, Marc Fumaroli a évoqué une notion largement inaperçue jusque-là, celle de la République des Lettres, restituant ainsi à l'Europe une de ses dimensions les plus incontestables. Parti de ces réunions de savants, philologues, juristes, physiciens, naturalistes, tous des pairs, qui se reconnaissaient entre eux (cabinets, cénacles lettrés, académies), se choisissaient pour converser ou entamer un commerce de lettres dans un espace de liberté, il était remonté à l'origine : Pétrarque, créateur dans sa Correspondance d'une société de laïcs et de clercs qui partageaient sa vue d'une république chrétienne augmentée du meilleur de l'antiquité païenne, c'est-à-dire la civilisation, la capacité de sortir de la brutalité, la vertu des Humanités. Puis il avait suivi leur développement dans l'Europe des Lumières, jusqu'au moment où l'essor des nationalismes devait faire perdre le sens d'une communauté d'idées assez féconde pour qu'on en puisse nourrir la nostalgie. Une enquête aussi vaste reposait sur l'analyse et le dépouillement d'une variété tant chronologique que thématique de textes de plus de cent auteurs dont la force et la beauté méritaient d'être partagées. Offrir ces textes fut la tâche pour laquelle se portèrent volontaires trois amis proches de l'auteur. Le résultat est cette anthologie, qui donne à lire, dans le texte, la République des Lettres, depuis Richard de Bury et Pétrarque jusqu'à Leibniz et Mme du Châtelet.
L'épitaphe d'un guerrier par Simonide, la dédicace par Laïs vieillie d'un miroir à Vénus, un enfant égorgé par l'eau coupante d'un glacier, une flèche lancée par Martial contre un hôte avare, une scène de la Passion rejouée pathétiquement par Crashaw, l'épigramme, c'est d'abord éparpillement, cette multiplicité d'individus et d'objets concrets. Comment résister au vertige et réduire à l'un le multiple ? A1'intérieur d'un cadre chronologique qui finit par embrasser plus de deux millénaires, ce livre n'offre pas une histoire de l'épigramme poursuit plutôt, à travers l'analyse des moments forts de son évolution, une réflexion sur l'essence d'un genre poétique. Essai de Poétique dans l'histoire, où l'on s'efforce de mettre en lumière, entre la uenustas des Grecs et la subtilité de la Renaissance, le puissant resserrement de la révolution latine. Non sans que se confirme au-delà de l'élargissement in sant du champ et des profonds remaniements de la structure, l'unité dans le temps d'une forme : brève, close, liée à l'objet ou à la circonstance particulière, considérés objectivement et traités rhétoriquement : soit l'opposé du haiku, autre forme brève, paradoxalement mieux connue en France grâce à quelques excellentes anthologies. Soucieux aussi de contribuer à rendre à l'Occident partie de sa mémoire perdue, l'auteur a fait la part belle aux exemples qui, tout en l'illustrant, excèdent la théorie et représentent la part de l'unique. De cette attention portée à l'objet poétique, témoigne, au seuil du livre, le titre d'un sujet de Martial - au demeurant emblématique du genre, par l'alliance de la douceur miellée et du dard. Professeur. à l'Université de Poitiers, spécialiste de la littérature de la Renaissance, Pierre Laurens a publié (en collaboration) le Livre IX de l'Anthologie grecque (deuxième tome), Musae Reduces, Anthologie de la poésie latine dans l'Europe de la renaissance, 2 vol. , et la première traduction intégrale du traité de Baltasar Graclan, La Pointe ou l'art du Génie. En préparation : Poètes latins baroques et La rhétorique du Monument (étude sur l'inscription latine au XVIIe siècle).
Generalia Heinz Hofman (Tübingen) Point de vue sur l'évolution et les perspectives des études néo-latines Philologica Leighton D. Reynolds (Oxford) Petrarch and Cicero's phisolophical works Anne Raffarin (Paris) Autour de Flavio Biondo Epigraphica Ginette Vagenheim (Rouen) L'Epigraphie, un aspect méconnu de la philologie classique au XVIIè siècle. Histoire littéraire Giuliana Crevatin (Florence) l riuso del corpus cesarino nell'Italia del Trecento Marc Deramaix (Rouen) Christias, 1513 - La "forma antiquior" du "De partu Virginis" de Sannazar et l'académie romaine sous Léon X dans un manuscrit inédit de Séville. Carlo Vecce (Macerata) "Salutate Messer Ambrogio", Ambrogio Leone entre Venise et l'Europe. Poetica et Rhetorica Donatella Coppini (Florence) Da "Dummodo non castum" a "nimium castus liber" osservazioni sull'epigramma latino nel Quattrocento Lucia Gualdo Rosa (Naples) L'académie pontanienne et l'élaboration d'une poétique du Classicisme Anne Videau (Paris-Nanterre) Le programme des "Quatuor libri Amorum" de Konrad Celtis et le frontispice d'Albrecht Dürer. Pierre Laurens (Paris) Modèles plautiniens dans la lyrique latine de la Renaissance de Marulle à Kaspar Barth Bibliographie critique
Muse aimée, à qui apportes-tu tous ces fruits réunis dans un chant ?Qui donc, pourrais-je dire encore, a tressé cette couronne de poètes ?IV, I, I-2Pour retrouver tous les volumes de la série, cliquez ici.Table des matières : Préface, par Pierre LaurensAnthologie PalatinePréambules de Méléagre, de Philippe et d?Agathias (Livre IV)Épigrammes amoureuses (Livre V)Épigrammes votives (Livre VI)Épigrammes funéraires (Livre VII)Épigrammes démonstratives (Livre IX)Les épigrammes morales (Livre X)Épigrammes bachiques et satiriques (Livre XIa)La Muse garçonnière (Livre XII)Anthologie de Planude (Livre XVI)Épigrammes démonstrativesÉpigrammes satiriquesÉpigrammes funérairesÉpigrammes descriptivesLes Statues de l?HippodromeÉpigrammes diversesIndex des auteursNotes Biographiques : Pierre Laurens, membre de l'Institut, professeur émérite à la Sorbonne où il a occupé la chaire de Littérature latine de la Renaissance, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont : Anthologie grecque, Livre IX, deuxième partie, et X (1974 et 2011) ; Musæ reduces (1975) ; Baltasar Gracián, La Pointe ou l?Art du génie, trad. (1983) ; le Commentaire surle Banquet de Platon de Marsile Ficin, éd. et trad. (2002) ; l?Africa de Pétrarque, éd. Et trad. (2006) ; Anthologie de la poésie lyrique latine de la Renaissance (2004) ; La dernièreMuse latine, Douze lectures poétiques, de Claudien à la génération baroque (2008) ; L?âgede l?inscription (2010) ; L?Abeille dans l?ambre (1989, édition revue et augmentée 2012). Pierre Laurens, membre de l'Institut, professeur émérite à la Sorbonne où il a occupé la chaire de Littérature latine de la Renaissance, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont : Anthologie grecque, Livre IX, deuxième partie, et X (1974 et 2011) ; Musæ reduces (1975) ; Baltasar Gracián, La Pointe ou l?Art du génie, trad. (1983) ; le Commentaire surle Banquet de Platon de Marsile Ficin, éd. et trad. (2002) ; l?Africa de Pétrarque, éd. Et trad. (2006) ; Anthologie de la poésie lyrique latine de la Renaissance (2004) ; La dernièreMuse latine, Douze lectures poétiques, de Claudien à la génération baroque (2008) ; L?âgede l?inscription (2010) ; L?Abeille dans l?ambre (1989, édition revue et augmentée 2012).
Résumé : Trente-six ans après le livre de Jean Paulhan intitulé "Les Fleurs de Tarbes ou la terreur dans les Lettres", qui en 1900 analysait un phénomène imprégnant les avant-gardes littéraires, l'idée de la littérature comme lieu de la subjectivité absolue, André Gide rappelait que l'homme n'est pas une île et que c'est en cédant à l'"influence" de forces étrangères qu'il a des chances de découvrir du neuf en lui-même. Parallèlement, après que la philologie eut fait la part belle à la recherche des sources, la critique allait mettre au point une théorie plus large, baptisée du nom d'intertextualité, posant que tout texte peut se lire comme l'intégration et la transformation d'un ou de plusieurs hypo-textes. Parmi le vaste champ d'influences qui irrigue le monde littéraire sous les multiples formes que peut prendre la relation de texte à texte, il est un filon dont on a reconnu depuis longtemps la fonction matricielle : c'est la Classical tradition, explorée par Gilbert Highet dans un maître-livre paru en 1957 et couvrant de larges pans de l'influence gréco-latine sur la littérature européenne. Dans un champ limité à ce que le philosophe Rémi Brague appelle, en 1992, la "Voie romaine", l'auteur de ce livre, inspiré par les mots de Dante célébrant l'auteur de l'Eneide, "cette source qui ouvre un si grand fleuve de langage" (Enfer, I, 79), a voulu offrir non pas un inventaire mais, à titre incitatif, un éventaire des forces à l'oeuvre dans ce processus d'appropriation créatrice d'un héritage.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.