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Une île au bout du doigt
Vuillème Jean-Bernard
ZOE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782881825842
Philéas Fogg voyageait en aveugle en 1872, l'oeil rivé au chronomètre pour gagner son pari. Sur un coup de dé, lui aussi, Saélif Goff fait en 2004 le tour du petit territoire des Malouines en trente et un jours sans rien négliger de son actualité et de son histoire. Ce roman instaure ce lieu du bout du monde comme personnage principal dont tous les autres émanent: le voyageur lunaire insatiablement curieux qui s'est rendu prisonnier d'un jeu hasardeux, les autochtones qui vivent en plein vent dans une Grande-Bretagne mythique, et les personnages historiques, fantasmés du haut d'un phare, qui en ont fait le jouet de leurs ambitions.. Du premier colon de ces terres inhospitalières, le Français Bougainville, à l'héroïne controversée qui a chassé les Argentins en 1982, la Dame de Fer Margaret Thatcher, le globe-trotter ne néglige aucune exploration. Les aventures de Saélif Goff illustrent avec humour et pertinence les thèmes de la guerre, du pouvoir et de l'amour.Jean-Bernard Vuillème est l'auteur de quatre romans et de chroniques, dont Les Assis. Regard sur le monde des chaises.
Elle a envie de laisser une trace de tout cela. D'abord avec des mots. Et quand la parole montre ses limites, elle apprend à dessiner, à peindre à l'encre de Chine, à l'aquarelle. C'est peut-être la diversité de ces expressions artistiques qui fait la richesse de cet ouvrage. C'est aussi son ton : ni apitoiement, ni héroïsme. " Extrait de la préface de Blaise Hofmann A l'annonce de son cancer du sein en mars 2022, Maud voit sa vie de photographe, maman et épouse prendre un tour totalement inconnu et effrayant. A travers un récit à la première personne, elle nous livre son parcours de soins et de vie. A ses côtés, jour après jour, on découvre le quotidien d'une patiente atteinte d'un mal qui touche 6500 femmes en Suisse chaque année et près de 60 000 en France. Rythmé par les douces aquarelles réalisées par l'auteure et le ton enlevé des nombreux dialogues, cet ouvrage nous transporte au fil des pages. On rit souvent, on pleure aussi un peu. Profonde sans être grave, l'écriture sincère et encourageante de Maud et les parenthèses didactiques qu'elle a ajoutées s'adressent aussi bien aux patients qu'à leur entourage, leurs parents, amis ou collègues.
Milhe Poutingon Gérard ; Guardia Jean de ; Vuillem
Résumé : L'invention des écritures du moi ne saurait être attribuée à un auteur, une doctrine, un milieu ou une époque. Très tôt, au Moyen-Orient, en Grèce, à Rome, à Byzance, en pays d'Islam, en Chine, au Japon, dans l'Europe médiévale et renaissante, des individus ont tenté de signaler leur existence, de retracer leur itinéraire, de définir leur identité. Qui étaient-ils, quand, pourquoi et comment sont-ils passés à l'acte ? L'Histoire de leurs histoires fait certes apparaître la diversité des mobiles, des modèles et des pratiques. Mais elle montre aussi une corrélation constante entre le pluralisme de l'environnement culturel et l'émergence du sujet autobiographique. En quête de légitimité, le "je" va se glisser dans un genre bien établi - prière, rapport, chronique, biographie, éloquence, récit de voyages ou poésie - avant de subir l'attraction du roman. En cédant à la tentation autobiographique, Aristide, Augustin, Ge Hong, Nijô, Blemmydès, Abélard, Ibn Khaldûn, Cellini et cent autres ont ouvert un nouvel espace anthropologique. Si les expériences dont ils témoignent sont souvent fort éloignées des nôtres, leurs stratégies de communication annoncent les développements ultérieurs du genre. De leur désir de se justifier et de se survivre est né un registre littéraire fondamentalement problématique.
En pleine crise d'obsolescence", le narrateur prend le train pour Venise où il va prêter main forte à Silvia. Cette éternelle étudiante consacre une thèse à Léopold Robert, peintre neuchâtelois tombé dans l'oubli, mais célébré dans l'Europe entière dans la première moitié du XIXe. Plus fascinée par la réussite de cet homme, parti de rien, que par son oeuvre, Silvia tente de comprendre comment il en est venu à se trancher la gorge dans son atelier, à 40 ans. Avec son acolyte, elle écume les lieux, ruelles, monuments, par lesquels le peintre est passé. Leurs dialogues, comme un match de ping-pong, ponctuent une Venise tour à tour du XIXe et du XXIe siècles.
Suite à la découverte d'une vieille clé, Pablo Schötz décide de remonter le cours de ses anciens domiciles. Mais la bonne serrure tarde à se présenter. Cette clé serait-elle le Graal qui estomperait la distance entre le passé et le présent, qui "rassemblerait le petit garçon et l'homme mûr en train de se demander si ce petit garçon a vraiment existé ?". Voici le récit haletant d'une cavale au-devant d'un passé. Périple vertigineux et parcours particulier dans le XXe siècle : le confort de la modernité apparaît dans les foyers avant d'être refusé par les soixante-huitards, le téléphone à touches remplace celui à roue mobile. Lucie la première épouse, une maison de paradis, puis la solitude, puis une nouvelle famille. Passé et présent se bousculent de maisons enmaisons, de couloirs en couloirs, et le motif des sols font fait surgir des souvenirs où le particulier dit ce qui est propre à chacun, l'universel.
Il faut se pénétrer de l'idée que l'Aide, dans l'univers de l'informatique grand public, est purement factice. Elle fait penser à ces aliments en plastique ou en carton-pâte qui permettent aux petites filles de jouer à l'épicière. Mais les petites filles savent bien qu'elles ne peuvent pas manger ces objets. " Ici, l'auteur raconte les découvertes et mésaventures de l'usager moyen, et se demande comment faire pour que l'informatique et Internet, inventions géniales, ne servent pas à fabriquer des ignares et des aliénés. Comment éviter d'être les esclaves de ces machines. Bref, comment faire de l'ordinateur un domestique plutôt qu'un tyran.
Voici trois textes réunis autour d'un sujet rarement traité par Bouvier : son enfance. Dans le récit central éponyme, l'écrivain raconte les étés passés dans la propriété des grands-parents maternels et comment, petit garçon de huit ans, il triompha de l'"une des figures les plus détestées de [s]on enfance" : Bertha, la gouvernante prussienne tyrannique.
La France est secouée par des émeutes. Patrick, policier suisse dépêché par Europol, se trouve en Seine-Saint-Denis, département 9-3, dans la couronne parisienne. Il mène l enquête au c ur d organisations mafieuses chinoises, mais les circonstances vont le rendre témoin du fossé qui se creuse entre la police française et la population, notamment en banlieue. Patrick nous entraîne dans le sillage de bandes de jeunes Français et dans l univers d un commissariat, et il constate que son métier de flic de banlieue disparaît pour ne laisser place qu au seul maintien de l ordre, par une police qui se comporte comme une armée d occupation. Une histoire de flics, écrite par un flic, qui oscille entre la nostalgie des romans policiers style Quai des Orfèvres et les défis que doivent maintenant relever les polices d Europe. Troisième récit de Patrick Delachaux, Grave Panique est la véritable histoire de l une des dernières missions du policier Delachaux.
Jenna et Joanna, deux écrivaines à succès, mènent une vie tranquille entre leurs familles et les plateaux de télévision. Dans le monde simplifié qui est le leur, les livres sont devenus de banals objets, dont la valeur et l'intérêt s'arrêtent à la couverture. Présentateur, acheteur ou écrivain, plus personne ne songe à les ouvrir. Le geste est tombé dans l'oubli. Mais cette simplification va plus loin et s'étend à tous les domaines de la vie. La musique est un objet. Les enfants peuvent être des autocollants. Les amis ne sont plus qu'un mot. Il n'y a plus de for intérieur. Satire du monde du livre ou fable hyperréaliste, ce roman est avant tout une réflexion sur les façons que nous avons de vivre aujourd'hui. Dans cet univers confiné aux accents futuristes on progresse entre inquiétude et rire, pour s'apercevoir enfin que c'est de notre quotidien qu'il s'agit.