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Le Cri de l'engoulevent dans Manhattan désert
Vonnegut Kurt
SEUIL
12,40 €
Épuisé
EAN :9782020048965
Comme chacun sait, en Amérique il ne saurait y avoir qu'un seul vrai grand-père : le président des Etats-Unis, soi-même. Quant à Vonnegut (un peu plus de 55 ans, disons), qui n'a jamais démenti qu'il rêvait beaucoup, rêves de rage et rages de sève, il a décidé de cesser de tourner autour du pot et que la meilleure position stratégique à occuper quand on a rêvé toute sa vie de disséquer l'Amérique, de faire de ses moindres tendons des cordes à violon et du moindre de ses osselets une cabane bambou miniature, était très certainement le poste de président des Etats-Unis : Maison-Blanche, bureau ovale, et pelouse à hippies par-devant. C'est chose faite ici. D'ailleurs, dans le prologue, il le dit très précisément : "De toute façon, je n'écrirai jamais de mémoires, ceci est ce qui s'en rapprochera le plus". En somme une politique-fiction à usage purement moral (même si le narrateur presque sexagénaire est toujours sur le point d'y mourir de rire ! ), très Vonnegutsy, comme on dit off Broadway et post-watergate. Ca commence, entre autres, par une histoire de jumeaux arriérés et géniaux en même temps (comme quoi...) et ca finit dans un invraisemblable tintamarre planétaire avec massacres de paumés et nouvelle cession de la Louisiane, alors que l'Amérique n'existe pratiquement plus, livrée au pillage, et que Manhattan n'est plus que l'Ile de la mort, ses avenues envahies par une vraie forêt de vernis du Japon, alias "allantes" , dont les dictionnaires précisent qu'ils sont "souvent plantés sur les voies publiques" . Pas étonnant dans ces conditions que le cri de l'engoulevent au-dessus de la 5e" avenue, quand le soir tombe, fasse légèrement frissonner les survivants. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Philippe Mikriammos.
Bienvenue à Ilium, charmante cité industrielle qu'un fleuve vient diviser: sur une rive vivent les administrateurs, ingénieurs et fonctionnaires. Sur l'autre, les gens. Les petites gens. Ceux qui font semblant de travailler dans les Corps de Reconstruction et de Récupération. Autrefois, ils contrôlaient les machines pour Ilium Works. Mais la Troisième Guerre mondiale est passée par là: presque toute la population a été envoyée au front et les machines ont prouvé qu'elles se contrôlaient aussi bien toutes seules. A présent, les gens se tiennent tranquilles. Le monde est devenu un endroit très agréable et on se demande bien pourquoi un administrateur aurait des états d'âme... Premier roman de l'auteur, dystopie grinçante, Le pianiste déchaîné présente déjà toutes les qualités qui feront la renommée de Kurt Vonnegut Jr.
Le premier élément à prendre en compte dans cette sombre, triste et si tendre histoire est sans aucun doute celui-ci : Vonnegut va avoir soixante ans. L'heure de regarder quelque peu en arrière ? Pas vraiment. Mais la douceur des destinées et l'amour que Vonnegut porte à ses personnages cachent un peu la formidable ironie, le besoin de dévastation sociale, l'amertume politique qui ont fait la réputation internationale de l'auteur d'Abattoir 5 et de Gibier de potence. Tous les autres éléments ont trait à ce curieux antihéros, Rudy Waltz, âgé de cinquante ans, établi à Haïti où il est le riche propriétaire du Grand Hôtel Oloffson (où habitait James Jones à la fin de sa vie) et qui, depuis cette île lointaine, entreprend de nous raconter l'histoire de sa vie, ses amours (ratées) et ses ambitions (déçues). Le tout à la lumière, entre autres, de trois données principales ainsi résumables : 1°) Le père de Rudy, Otto Waltz, ancien condisciple d'un certain Adolphe Hitler à Vienne, s'était fait, à Midland City, Ohio, une furieuse réputation de propagandiste nazi ; 2°) Le jeune Rudy, encore un gamin le jour de la Fête des Mères 1944, avait tué d'un coup de fusil (sans le faire exprès ? ) une jeune voisine enceinte, ce qui scellera la ruine définitive des parents Waltz ; 3°) Toute cette histoire hilarante autant que lugubre n'aurait pas pris tout son sens si, vers le tard, Rudy n'était pas revenu, en compagnie de son frère, visiter le site de Midland City, proprement volatilisé par l'explosion accidentelle d'une bombe à neutrons. Trois quarts de siècle bourrés d'anecdotes, n'est-ce pas ? Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Robert Pépin
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?