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Des putes pour Gloria
Vollmann William-T
POINTS
6,10 €
Épuisé
EAN :9782020385510
William T. Vollmann est un phénomène. Auteur de fictions et de nouvelles, il a entrepris une histoire symbolique du continent nord-américain en sept volumes. Dès ses premiers romans, la critique américaine l'a considéré comme un héritier de William Burroughs et Hubert Selby Jr.Dans Des putes pour Gloria, récit constitué en grande partie de dialogues, la rêverie sentimentale et poétique se dispute la part belle au reportage sur le plus sordide des quartiers de San Francisco, le Tenderloin. C'est là que Jimmy, homme mûr à la dérive, passe un appel dans une cabine publique. Il semble parler à une femme partie au loin, Gloria. Petit détail : la cabine ne fonctionne plus et celui qui parle dans le vide est persuadé qu'il lui faudra, pour récupérer sa Gloria, "visiter" les putains.Jimmy se tient à sa fantasmagorie, multiplie les expériences avec de pauvres filles camées jusqu'aux yeux, navigue dans les bars de travestis. Entre saouleries et mains baladeuses, l'image de Gloria en perspective, Jimmy s'approprie la vie des putains, bouts de chair livrés à une lumière crue, et bouts d'histoire aussi. Parcelles de vie à partir desquelles il compose sa femme "idéale', sa déesse d'amour. Mèches de cheveux, regards, attitudes, sexes, souvenirs d'enfance, constituent la matière qui la modèle en un étrange puzzle féminin. Gloria a-t-elle jamais existé ? Peu importe, finalement, elle est toutes les femmes à la fois, le rêve d'un homme qui n'a plus que ce dernier lien avec l'existence pour continuer de survivre.La fragmentation du livre en courtes séquences vient redoubler l'impression de"réalité éclatée"des bas-fonds, et la solitude de chacun des protagonistes. Si dans ce récit, Vollmann n'a peut-être pas la force d'un Selby ou d'un Burroughs, il y a là une véritable tendresse pour les tapineuses vieillissantes, les mômes déchues par la drogue et les pochardes pathétiques.--L.D.--"
1845: le continent américain a été cartographié à l'est, à l'ouest, au sud. Les explorateurs qui espèrent découvrir le passage du Nord-Ouest ne rencontrent que la glace et la mort. Sir John Franklin tente à son tour l'aventure, avant de disparaître tragiquement avec tout son équipage. Fin du XXe siècle: le capitaine Subzéro, obsédé par la blancheur apocalyptique du Grand Nord et par le destin de Franklin, son alter ego, tente à son tour de percer le secret du monde arctique. Au même moment, William T. Vollmann, désireux d'approcher au plus près l'état d'esprit de ces hommes et ces femmes isolés dans des conditions extrêmes, s'enferme dans une station météoabandonnée au c?ur de l'Arctique, au péril de sa vie. A la fois investigation historique, récit d'aventures, chronique d'un isolement volontaire, reportage sur les conditions de vie des Inuits et la destruction programmée de leur environnement, Les Fusils nous fait découvrir une nouvelle facette du surprenant écrivain qu'est William T. Vollmann.
Résumé : "Dans la boîte de nuit, on n'y voyait rien. L'air était brunnoir comme l'arbre qu'on lui avait montré à Choeung Ek, l'arbre dont l'écorce était imprégnée de sang séché à l'endroit où les Khmers rouges fracassaient les crânes de bébés. A tâtons, il trouva une table poisseuse de bière renversée. - Vanna est là ? - Vous voulez bière Tiger ? - Non. Vanna. Fille Je veux Vanna. - Non. Non. Non. Vous trop trompez, mon ami. - Je veux me marier avec Vanna. J'ai acheté anneau d'or pour elle. Empoignant le journaliste par le bras, le mac, serveur ou videur ou quoi qu'il fût, le flanqua à la porte. Il eut le temps de se retourner vers les visages qui l'observaient dans l'ombre, faces de chats jaunes et grasses. " Un journaliste américain en quête d'amour s'éprend d'une prostituée cambodgienne. Dans une région du monde ravagée par la pauvreté, la maladie et les luttes sanguinaires, il se laisse progressivement glisser vers la mort. Un conte exotique, érotique et provocateur qui illustre le singulier talent d'écriture d'un auteur considéré comme l'un des représentants les plus significatifs d'une nouvelle génération de romanciers américains.
Installé au centre de la scène de l'Histoire du XXe siècle telle qu'elle s'est en partie jouée entre l'Allemagne et l'Union soviétique, Central Europe est une colossale machine littéraire qui. en faisant entrer en résonance une trentaine de récits enchevêtrés procède à l'autopsie des mécanismes totalitaires qui ravagèrent l'Europe au siècle dernier. En s'attachant à quelques destins singuliers - dont celui du compositeur Chostakovitch ou du cinéaste Roman Karmen, du général russe Vlassov ou de son homologue allemand Paulus- sur lesquels planent l'ombre à deux têtes du Somnambule ( Hitler) et du Réaliste ( Staline ), le livre entraîne le lecteur sur les complexes chemins que durent, sous l'emprise de dictatures adverses, emprunter des hommes et des femmes dont il fait partager les passions, les doutes ou les aveuglements. Et c'est en choisissant d'interpréter, à la lumière de l'histoire la plus intime comme de l'Histoire collective, le parcours du geste artistique aussi bien que celui de l'action guerrière que Vollmann dévoile l'horizon éthique dont chacun eut, dans ces décennies de fer et de sang, tant de fois à se détourner, afin de poursuivre sa mission ou sa vocation propres... Cette incroyable traversée de l'Europe des guerres et des pogroms. qui brûle de l'éternelle déchirure où s'abîment, à l'heure des choix, des pans entiers de l'humanité, se voit transformée par les puissances de la fiction en un creuset d'où surgit la sidérante cacophonie de l'individu dans toutes les vérités qui le fondent. Et c'est pourquoi, si Central Europe réussit, au fil d'une impeccable orchestration, le prodige de se constituer tout ensemble comme une critique éclairée du totalitarisme, comme un surprenant portrait de Chostakovitch et une analyse de la gestation des oeuvres d'un compositeur, ou encore comme une implacable radiographie de la conscience créatrice, ces pages peuvent sans conteste également se lire comme un traité d'éthique à l'usage de l'Europe que nous habitons aujourd'hui. Dédié à la mémoire de Danilo Kis et de son Tombeau pour Boris Davidovitch - Central Europe obtenu. en 2005. le National Book Award, la plus haute distinction littéraire aux Etats-Unis.Né en 1959 à Los Angeles, William T : Vollmann vit à Sacramento. Ecrivain, photographe et peintre, il effectue également de grands reportages pour divers magazines prestigieux. Il est l'auteur d'une quinzaine d 'ouvrages (romans, nouvelles, récits historiques, essais...), dont cinq ont, à ce jour paru en France. De cet écrivain qui poursuit une oeuvre aussi protéiforme qu'ambitieuse, Actes Sud a déjà publié La Famille Royale (2004), repris en Babel (n°743), où parait aussi Les Fusils (n° 832), initialement Publié dans la collection Lot 49 au Cherche Midi, où d'autres titres de l'auteur sont en préparation - de même qu' aux éditions Tristram. où parait également, en septembre 2007, son essai Décentrer la terre - Copernic.
Mythes aztèques et mayas Issus d'une très ancienne tradition culturelle, les mythes mayas ont survécu dans les inscriptions et l'art préhispanique alors que la mythologie des Aztèques, peuple dont l'expansion impériale avait commencé près de deux siècles avant la conquête espagnole, est connue surtout grâce à des documents coloniaux du XVIe siècle. Depuis peu, le déchiffrement de l'écriture hiéroglyphique maya et l'interprétation des codex ont jeté une lumière nouvelle sur l'ensemble de la mythologie méso-américaine. Au fait des sources les plus récentes, l'auteur donne à entendre ces récits majeurs qui parlent de la création et du déluge, des origines de la vie et de la défaite des dieux de la mort. Et il montre en quoi la conception mythique de l'Etat élaborée par les Aztèques fournit comme une justification cosmique à leur fulgurante expansion politique.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Edward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.