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Les fusils
Vollmann William-T
CHERCHE MIDI
21,30 €
Épuisé
EAN :9782749105154
1845: le continent américain a été cartographié à l'est, à l'ouest, au sud. Les explorateurs qui espèrent découvrir le passage du Nord-Ouest ne rencontrent que la glace et la mort. Sir John Franklin tente à son tour l'aventure, avant de disparaître tragiquement avec tout son équipage. Fin du XXe siècle: le capitaine Subzéro, obsédé par la blancheur apocalyptique du Grand Nord et par le destin de Franklin, son alter ego, tente à son tour de percer le secret du monde arctique. Au même moment, William T. Vollmann, désireux d'approcher au plus près l'état d'esprit de ces hommes et ces femmes isolés dans des conditions extrêmes, s'enferme dans une station météoabandonnée au c?ur de l'Arctique, au péril de sa vie. A la fois investigation historique, récit d'aventures, chronique d'un isolement volontaire, reportage sur les conditions de vie des Inuits et la destruction programmée de leur environnement, Les Fusils nous fait découvrir une nouvelle facette du surprenant écrivain qu'est William T. Vollmann.
Installé au centre de la scène de l'Histoire du XXe siècle telle qu'elle s'est en partie jouée entre l'Allemagne et l'Union soviétique, Central Europe est une colossale machine littéraire qui. en faisant entrer en résonance une trentaine de récits enchevêtrés procède à l'autopsie des mécanismes totalitaires qui ravagèrent l'Europe au siècle dernier. En s'attachant à quelques destins singuliers - dont celui du compositeur Chostakovitch ou du cinéaste Roman Karmen, du général russe Vlassov ou de son homologue allemand Paulus- sur lesquels planent l'ombre à deux têtes du Somnambule ( Hitler) et du Réaliste ( Staline ), le livre entraîne le lecteur sur les complexes chemins que durent, sous l'emprise de dictatures adverses, emprunter des hommes et des femmes dont il fait partager les passions, les doutes ou les aveuglements. Et c'est en choisissant d'interpréter, à la lumière de l'histoire la plus intime comme de l'Histoire collective, le parcours du geste artistique aussi bien que celui de l'action guerrière que Vollmann dévoile l'horizon éthique dont chacun eut, dans ces décennies de fer et de sang, tant de fois à se détourner, afin de poursuivre sa mission ou sa vocation propres... Cette incroyable traversée de l'Europe des guerres et des pogroms. qui brûle de l'éternelle déchirure où s'abîment, à l'heure des choix, des pans entiers de l'humanité, se voit transformée par les puissances de la fiction en un creuset d'où surgit la sidérante cacophonie de l'individu dans toutes les vérités qui le fondent. Et c'est pourquoi, si Central Europe réussit, au fil d'une impeccable orchestration, le prodige de se constituer tout ensemble comme une critique éclairée du totalitarisme, comme un surprenant portrait de Chostakovitch et une analyse de la gestation des oeuvres d'un compositeur, ou encore comme une implacable radiographie de la conscience créatrice, ces pages peuvent sans conteste également se lire comme un traité d'éthique à l'usage de l'Europe que nous habitons aujourd'hui. Dédié à la mémoire de Danilo Kis et de son Tombeau pour Boris Davidovitch - Central Europe obtenu. en 2005. le National Book Award, la plus haute distinction littéraire aux Etats-Unis.Né en 1959 à Los Angeles, William T : Vollmann vit à Sacramento. Ecrivain, photographe et peintre, il effectue également de grands reportages pour divers magazines prestigieux. Il est l'auteur d'une quinzaine d 'ouvrages (romans, nouvelles, récits historiques, essais...), dont cinq ont, à ce jour paru en France. De cet écrivain qui poursuit une oeuvre aussi protéiforme qu'ambitieuse, Actes Sud a déjà publié La Famille Royale (2004), repris en Babel (n°743), où parait aussi Les Fusils (n° 832), initialement Publié dans la collection Lot 49 au Cherche Midi, où d'autres titres de l'auteur sont en préparation - de même qu' aux éditions Tristram. où parait également, en septembre 2007, son essai Décentrer la terre - Copernic.
William T. Vollmann est un phénomène. Auteur de fictions et de nouvelles, il a entrepris une histoire symbolique du continent nord-américain en sept volumes. Dès ses premiers romans, la critique américaine l'a considéré comme un héritier de William Burroughs et Hubert Selby Jr.Dans Des putes pour Gloria, récit constitué en grande partie de dialogues, la rêverie sentimentale et poétique se dispute la part belle au reportage sur le plus sordide des quartiers de San Francisco, le Tenderloin. C'est là que Jimmy, homme mûr à la dérive, passe un appel dans une cabine publique. Il semble parler à une femme partie au loin, Gloria. Petit détail : la cabine ne fonctionne plus et celui qui parle dans le vide est persuadé qu'il lui faudra, pour récupérer sa Gloria, "visiter" les putains.Jimmy se tient à sa fantasmagorie, multiplie les expériences avec de pauvres filles camées jusqu'aux yeux, navigue dans les bars de travestis. Entre saouleries et mains baladeuses, l'image de Gloria en perspective, Jimmy s'approprie la vie des putains, bouts de chair livrés à une lumière crue, et bouts d'histoire aussi. Parcelles de vie à partir desquelles il compose sa femme "idéale', sa déesse d'amour. Mèches de cheveux, regards, attitudes, sexes, souvenirs d'enfance, constituent la matière qui la modèle en un étrange puzzle féminin. Gloria a-t-elle jamais existé ? Peu importe, finalement, elle est toutes les femmes à la fois, le rêve d'un homme qui n'a plus que ce dernier lien avec l'existence pour continuer de survivre.La fragmentation du livre en courtes séquences vient redoubler l'impression de"réalité éclatée"des bas-fonds, et la solitude de chacun des protagonistes. Si dans ce récit, Vollmann n'a peut-être pas la force d'un Selby ou d'un Burroughs, il y a là une véritable tendresse pour les tapineuses vieillissantes, les mômes déchues par la drogue et les pochardes pathétiques.--L.D.--"
La Famille royale raconte la descente aux enfers d'Henry Tyler, un détective privé embauché par un homme d'affaires, John Brady, qui veut localiser la mythique "Reine des Putes" de San Francisco : de cette prostituée, Brady entend faire la vedette de "Feminine Circus", un bordel virtuel qu'il a le projet de créer à Las Vegas. Devant les maigres résultats des investigations de Tyler, Brady congédie notre détective qui continue seul sa quête dans les bas-fonds de San Francisco. Du rêve américain à son cauchemar, La Famille royale est le récit d'une ville en perdition, d'un amour impossible, d'un fratricide sans cesse ajourné. Traduit de l'anglais (États-Unis).
Alain Chamfort, pour la première fois, se retourne sur son passé, ses aventures -musicales etamoureuses, ses rencontres (Claude François, Serge Gainsbourg, Véronique Sanson, Jane Birkin?),et fait le bilan d'un parcours, pointe ses blessures secrètes, ses regrets. En quelque sorte, il se met à nu dans une anti-biographie élégante où il sonde d'abord ses passions.
La joie de vivre d'Henri Salvador n'était pas qu'un ouragan d'éclats de rires! C'était aussi une gouaille, une lucidité sur la vie, la mort, et l'amour des mots, de la chanson, de l'être humain, des femmes et de demain! Un sentimental, pudique et solaire insufflant son légendaire optimisme. A travers ses pensées et répliques, nous découvrons un homme sensible doublé d'un éternel enfant farceur avec ses peines, ses peurs, son bonheur de vivre et de rire de tout et malgré tout. Des amis témoignent de sa fidélité, de sa générosité, de son amour pour la musique et la chanson françaises, de son humour potache et de sa simplicité de fantaisiste crooner. Il tisse ainsi au fil des mots le portrait d'un homme libre pour vivre toutes ses passions.
Une jeune fille grecque, enfant issue d'une famille modeste qui a grandi pendant la guerre et que rien ne prédestinait à devenir la chanteuse d'une carrière internationale exceptionnelle qui dure depuis maintenant plus de 50 ans. Telle est Nana Mouskouri. Une vie hors norme qui lui permettra de parcourir le monde entier. En nous racontant avec simplicité son parcours aux multiples facettes, ses amitiés riches et diverses, elle nous livre un témoignage parfois bouleversant. Son évolution musicale, ses prises de conscience politique et sociétale, son empathie pour moult causes l'ont conduite, notamment, à devenir ambassadrice de bonne volonté à L'Unicef auprès des Nations Unies pour défendre les droits de l'enfant. Elle continuera son chemin, toujours avec le même courage, la même détermination, et le respect sans faille des valeurs qu'elle défend: humanitaire, sociale, culturelle. En atteste, notamment, une carrière politique comme députée européenne. Nana, avec pudeur et enthousiasme, partage ici ce fabuleux destin. Celui d'une mère, d
Amateurs de révélations, réjouissez-vous ! Adeptes du politiquement correct, abstenez-vous. Jean-Pierre Mocky n'est pas seulement une légende du cinéma français. Inclassable et rebelle, il ressemble aux personnages de ses films. "Langue de bois, connais pas !" Telle est la devise de Mocky l'indomptable, dont la filmographie illustre les révoltes et indignations. Scandales politiques et religieux, crimes sexuels, abus de faiblesse : tirant à vue sur la bien-pensance, il a souvent payé cher son indépendance et son franc-parler. Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, il troque sa caméra contre une plume bien affûtée... et tout le monde y passe ! Famille, amours, réalisateurs, acteurs : la mémoire vive et le verbe haut, il nous livre une savoureuse galerie de portraits, riche en coups de coeur, coups de gueule et coups de sang. Car, s'il a su nouer des amitiés durables dans le métier, sa route est semée de fâcheries d'un soir et de brouilles définitives. Bourvil, de Funès, Delon, Deneuve, Visconti, Chaplin, Serrault, Godard, Eastwood et bien d'autres jalonnent son parcours atypique, pour le meilleur et pour le pire. Qu'importe ! Son amour du cinéma prévaut sur le reste. Après quelque soixante ans de carrière, il tourne plus que jamais et c'est loin d'être terminé. Mais, au fond, qu'est-ce qui fait courir Mocky ? On le découvre au fil de ce récit truculent, sulfureux, drôle et nostalgique où, évoquant sans fard ses blessures de jeunesse, il nous dévoile une autre sensibilité, inattendue.