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La nuit accoutumée
Voélin Pierre
ZOE
17,80 €
Épuisé
EAN :9782881824593
Pierre Voélin aborde, dans une suite de méditations, tantôt brèves et concentrées, tantôt fragmentaires, diverses et inquiètes, les questions les plus actuelles de notre présent en décomposition. Il attire notre attention sur le sens des mots, l'emploi juste et cohérent d'un langage capable de relier entre eux les hommes, les dieux, le monde. Travaillant au champ de mémoire, il sait que les mots se prêtent au pire mensonge et que c'est par là qu'Auschwitz a commencé. Il éveille notre vigilance sur la terreur régnante, aussi ordinaire qu'autoritaire, qui brise le temps et la mémoire, tue la sensibilité, compromet le silence et le rêve, même rassure à court terme. Il propose une manière autre d'être présent au monde : les yeux ouverts sur le proche et le quotidien - merles et moineaux, herbes et poussières des routes -, un souci du silence et de la prière - comme du pain et du sel posés sur la table, la " recherche d'une vérité de survie ". Il s'appuie, lui, sur l'exemple d'Antigone, de Mandelstam ou de Charlotte Delbo, le vent salubre de Rimbaud, la royauté oblique et secrète de Charles-Albert Cingria. A sa suite, que chacun crée ses propres litanies afin d'inventer un espace solidaire où s'activerait une " main couturière ".
L'oeuvre de Pierre Voélin - né en 1949, écrivain français frontalier, installé en Suisse - reste trop méconnue du public français. Ces deux nouveaux volumes, Arches du vent et Les bois calmés, forment un véritable diptyque : à la fois poète et conteur, à la fois Foehn et Vaudaire, Pierre Voélin dit d'un verbe vigoureux la conjugaison du mystère et de la célébration.
L'oeuvre de Pierre Voélin - né en 1949, écrivain français frontalier, installé en Suisse - reste trop méconnue du public français. Ces deux nouveaux volumes, Arches du vent et Les bois calmés, forment un véritable diptyque : à la fois poète et conteur, à la fois Foehn et Vaudaire, Pierre Voélin dit d'un verbe vigoureux la conjugaison du mystère et de la célébration.
Nous sommes des femmes, groupées face à des difficultés que nous ressentons individuellement et que nous souhaitons résoudre de manière collective. Nous unissons notre lutte à celle de tous les exploités, pour contribuer à ce que l'humanité toute entière puisse vivre dans un monde où seront bannies les inégalités sociales, pour prendre part à la construction d'une nouvelle société ; dans la transformation des rapports sociaux." A la suite du 50e anniversaire du droit de vote des femmes en Suisse, Guite Theurillat décide de se replonger dans les archives du Groupe femmes Delémont (MLF jurassien) dont elle a fait partie entre 1974 et 1981. Elle en relate l'histoire, les diverses réflexions et actions menées dans le Jura des années 1970. Ce mouvement s'est développé comme un groupe d'échange et de conscientisation, en lien avec le MLF suisse et la vie politique dans le Jura et en Suisse. L'autrice donne également la parole à des membres du Groupe femmes. Parallèlement à son engagement de militante, la narratrice parle de sa vie de jeune mère et des obstacles quotidiens qu'elle a dû affronter pour revendiquer son statut de femme libre et indépendante : "C'est en devenant mère que m'est apparue la réalité de toutes les contraintes sociales et politiques qui pesaient lourdement sur ma vie de femme." Le présent ouvrage constitue un témoignage unique de l'histoire du féminisme jurassien jusqu'ici peu documentée. Il pose ainsi des jalons historiques que Guite Theurillat souhaite transmettre à la jeune génération.
C'était au mois de juin de l'année 1976. C'était le début des grandes vacances de mes treize ans. C'était l'année de la sécheresse.Des wagons-citernes acheminaient de l'eau puisée au fond des lacs vers les villages; sous un ciel aussi jaune que du papier maïs, les militaires avec leurs camions et leurs motopompes s'occupaient des arrosages de secours pour sauver les plantations qui pouvaient encore l'être. Les autorités avaient activé le plan ORCA.Il ne pleuvait plus depuis des semaines; comme il n'avait pas neigé sur les montagnes durant l'hiver, les nappes phréatiques ne s'étaient pas remplies au printemps. Tout était sec en dessous, tout était sec en surface et notre campagne ressemblait à un vieux biscuit dur. Certains disaient que le soleil s'était soudain rapproché de la Terre; d'autres disaient que la Terre avait changé d'axe et que c'était elle qui, au contraire, était attirée par le soleil. Je pensais que cette chaleur particulière était causée par un astéroïde tombé non loin de chez nous, par un gros corps céleste constitué d'un métal inconnu dégageant des vapeurs toxiques invisibles. Comment expliquer autrement que par des gaz lentement diffusés vers les maisons du village nous empoisonnant à notre insu la modification insidieuse du caractère de maman, sa transformation en une autre personne, la perte de la maîtrise de nos vies au cours de cet été, la fin du monde de mon enfance?Depuis quelques jours, Rudy me disait que l'herbe sentait mauvais. Quand je lui avais demandé pourquoi, il m'avait répondu triste et sérieux que c'était parce qu'elle souffrait. Rudy était exactement le genre d'individu capable d'imaginer une végétation qui manifesterait son inconfort par une transpiration malodorante. Dans l'air de notre arrière-cour parsemée de brins d'herbe malingres piétines par le bétail, il planait une odeur de céleri et de soufre. Le vert terne du lierre agrippé au muret du jardin potager était devenu presque noir. Le soleil chauffait la pierre, froissait ses feuilles, en tordait les tiges ratatinées qui faisaient un dernier effort pour ne pas se détacher de leur branche et basculer dans le sol sablonneux. En m'approchant pour observer les crampons de la plante, pareils à de minuscules poings serrés par le désespoir, je devais bien admettre qu'elle puait.
Jenna et Joanna, deux écrivaines à succès, mènent une vie tranquille entre leurs familles et les plateaux de télévision. Dans le monde simplifié qui est le leur, les livres sont devenus de banals objets, dont la valeur et l'intérêt s'arrêtent à la couverture. Présentateur, acheteur ou écrivain, plus personne ne songe à les ouvrir. Le geste est tombé dans l'oubli. Mais cette simplification va plus loin et s'étend à tous les domaines de la vie. La musique est un objet. Les enfants peuvent être des autocollants. Les amis ne sont plus qu'un mot. Il n'y a plus de for intérieur. Satire du monde du livre ou fable hyperréaliste, ce roman est avant tout une réflexion sur les façons que nous avons de vivre aujourd'hui. Dans cet univers confiné aux accents futuristes on progresse entre inquiétude et rire, pour s'apercevoir enfin que c'est de notre quotidien qu'il s'agit.
Il faut se pénétrer de l'idée que l'Aide, dans l'univers de l'informatique grand public, est purement factice. Elle fait penser à ces aliments en plastique ou en carton-pâte qui permettent aux petites filles de jouer à l'épicière. Mais les petites filles savent bien qu'elles ne peuvent pas manger ces objets. " Ici, l'auteur raconte les découvertes et mésaventures de l'usager moyen, et se demande comment faire pour que l'informatique et Internet, inventions géniales, ne servent pas à fabriquer des ignares et des aliénés. Comment éviter d'être les esclaves de ces machines. Bref, comment faire de l'ordinateur un domestique plutôt qu'un tyran.
Quand Franklin Starlight ne s'occupe pas de sa ferme, il part photographier la vie sauvage au c?ur de l'Ouest canadien. Mais cette existence rude et solitaire change lorsqu'il recueille sous son toit Emmy et sa fillette Winnie, prêtes à tout pour rompre avec une existence sinistrée.Starlight emmène bientôt les deux fugitives dans la nature, leur apprend à la parcourir, à la ressentir, à y vivre. Au fil de cette initiation, les plaies vont se refermer, la douleur va laisser place à l'apaisement et à la confiance. Mais c'est compter sans Cadotte, l'ex-compagnon alcoolique d'Emmy, résolu à la traquer jusqu'aux confins de la Colombie-Britannique.Dans ce roman solaire et inspiré, on retrouve Frank, le héros désormais adulte des Étoiles s'éteignent à l'aube.Appartenant à la nation des Ojibwés, Richard Wagamese est l'un des principaux écrivains canadiens, récompensé à de nombreuses reprises pour son travail littéraire et journalistique. Découvert en français avec Les Étoiles s'éteignent à l'aube et Jeu blanc, Wagamese est décédé en 2017, laissant en testament littéraire Starlight, son ultime roman.4e de couverture : Quand Franklin Starlight ne s'occupe pas de sa ferme, il part photographier la vie sauvage au c?ur de l'Ouest canadien. Mais cette existence rude et solitaire change lorsqu'il recueille sous son toit Emmy et sa fillette Winnie, prêtes à tout pour rompre avec une existence sinistrée.Starlight emmène bientôt les deux fugitives dans la nature, leur apprend à la parcourir, à la ressentir, à y vivre. Au fil de cette initiation, les plaies vont se refermer, la douleur va laisser place à l'apaisement et à la confiance. Mais c'est compter sans Cadotte, l'ex-compagnon alcoolique d'Emmy, résolu à la traquer jusqu'aux confins de la Colombie-Britannique.Dans ce roman solaire et inspiré, on retrouve Frank, le héros désormais adulte des Étoiles s'éteignent à l'aube.Appartenant à la nation des Ojibwés, Richard Wagamese est l'un des principaux écrivains canadiens, récompensé à de nombreuses reprises pour son travail littéraire et journalistique. Découvert en français avec Les Étoiles s'éteignent à l'aube et Jeu blanc, Wagamese est décédé en 2017, laissant en testament littéraire Starlight, son ultime roman.