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Vivre à l'Est de Paris. Inégalités, mobilités et recompositions socio-spatiales
Clerval Anne ; Delage Matthieu
OEIL D OR
24,00 €
Épuisé
EAN :9782913661974
Parler de l'est de Paris comme de l'ouest parisien ou de la banlieue nord a-t-il un sens ? Dans cet ouvrage, des géographes et des historiens étudient un transect allant des arrondissements de l'est de Paris aux limites de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée. Sans préjuger de processus propres à la ville-centre, la banlieue ou la couronne périurbaine, ils.elles analysent l'histoire du peuplement dans cet espace, les inégalités sociales et les mobilités quotidiennes et résidentielles. Cette perspective, inscrite dans l'histoire et la géographie sociales, mobilise des sources historiques originales, l'exploitation des recensements de la population et d'une enquête portant sur seize quartiers de l'Est de la métropole parisienne. Deux axes structurent l'ouvrage, l'un portant sur les temporalités des dynamiques sociales, l'autre sur l'espace vécu. En analysant les formes d'appropriation ancienne des bords de Marne, la politique des villes nouvelles et les mobilités résidentielles actuelles, l'ouvrage montre les continuités qui structurent cet espace de la métropole, à cheval sur le Grand Paris et sa périphérie. Il met en lumière les recompositions socio-spatiales et les changements d'échelle de la division sociale de l'espace dans un contexte général d'embourgeoisement de l'Ile-de-France au détriment des classes populaires. Il permet de saisir la géographie vernaculaire de l'espace vécu et les rapports sociaux à l'oeuvre dans différents types d'appropriation de l'espace à l'est de Paris.
Résumé : "Depuis les années 1980, les pouvoirs publics prétendent régler les questions sociales par une intervention sur la ville. Aujourd'hui, la ville et l'urbanisme sont aussi de plus en plus mobilisés comme un levier de développement économique. Dans cet ouvrage, Didier Moineau nous emmène par l'écriture dans une grande promenade urbaine à travers la ville de Grenoble. Empruntant à la dérive situationniste, il utilise la métaphore de la marche pour déconstruire cette instrumentalisation de l'urbain à des fins de dépolitisation des enjeux sociaux et économiques. C'est bien de Grenoble qu'il s'agit, ville exemplaire du développement technopolitain, passée de l'industrie aux technologies de pointe, des ouvriers aux ingénieurs et aux cadres. Mais les liens que cette déambulation permet de faire excèdent le seul cas de Grenoble et sont exemplaires des transformations sociales, économiques et politiques contemporaines." Anne Clerval, extrait de la préface.
Où est passé le peuple parisien? Quelle place la ville de Pans accorde-t-elle aujourd'hui aux classes populaires? Depuis plusieurs décennies, la capitale connaît un processus de gentrification, un embourgeoisement spécifique des quartiers populaires qui passe par la transformation matérielle de la ville (réhabilitation de l'habitat, renouvellement des commerces, embellissement de l'espace public). Que se passe-t-il vraiment et qu'y a-t-il en jeu dans ces transformations à la fois urbaines et sociales? Voilà qui est le plus souvent laissé dans le flou et masqué derrière une sorte d'évidence, comme si cela faisait partie de l'évolution "naturelle" des villes. Ce livre vient éclairer ce processus et permet d'approfondir la connaissance de Paris et de son évolution récente. À partir d'un travail de recherche et d'une enquête de terrain menée pendant quatre ans dans plusieurs quartiers parisiens, Anne Clerval montre que cette transformation est autre chose qu'une simple amélioration du bâti, de l'espace public ou des commerces, et révèle à qui elle profite et qui elle dépossède. Elle propose en particulier une approche circonstanciée des politiques menées par la gauche depuis 2001 et de leurs effets. Un livre essentiel pour permettre aux lecteurs, Parisiens ou non, de s'approprier les enjeux sociaux et politiques de l'évolution de la ville.
Biographie de l'auteur Bertrand Hell est ethnologue et spécialiste du chamanisme et de la possession. Ses travaux se situent à l'entrecroisement de l'anthropologie religieuse et de l'anthropologie de la maladie et portent sur l'efficacité symbolique des cultes et des rituels liés aux esprits. Il est connu pour ses recherches menées dans la longue durée au Maroc (en particulier sur les confréries populaires dont celle des Gnawa) et à Mayotte (cultes des esprits patros et trumba). Soucieux de s'inscrire dans une perspective anthropologique, il a aussi entrepris des enquêtes de terrain au Brésil, en Mongolie, en Haïti et plus récemment chez les Navajo. Sang noir a été couronné du prix de l'Académie française en 1995.
Résumé : Confrérie populaire du Maroc pratiquant un culte de possession, les Gnawa ont acquis leur notoriété en Occident via la musique - ils ont ainsi inspiré Santana et Led Zeppelin - avant de voir leurs pratiques nourrir les médecines alternatives. Ces musiciens-guérisseurs, ont construit une voie proche du candomblé brésilien et du vaudou haïtien, qui confère à leurs pratiques de transe un pouvoir de guérison. Au cours de la "nuit de possession" , pour dialoguer avec l'invisible et s'allier aux génies, les Gnawa entreprennent le "voyage" de la lila : une cérémonie dont les étapes sont ponctuées par le sang et le sucre, le rire et l'extase, les couleurs et les parfums, la danse et la fureur, le jeu et le drame.
Résumé : L'année 2022 a marqué un tournant quant à l'urgence d'une transition énergétique , le conflit ukrainien a révélé la vulnérabilité de notre dépendance aux énergies fossiles, alors même que s'intensifiaient les dérèglements climatiques. Pourtant, les changements engagés sont insuffisants. L'étude des processus de changement au niveau local est la mieux à même de révéler les contraintes rencontrées, mais aussi les opportunités offertes aux pouvoirs publics, aux associations et aux acteurs économiques. Combinant enquête et simulations numériques, ce livre explore les obstacles rencontrés par les démarches territoriales de transition et propose des pistes pour amplifier les changements nécessaires. Soulignant les limites du "solutionnisme technologique" dominant, les auteur·e·s plaident pour une politisation plus forte de ces démarches, une attention accrue aux initiatives citoyennes et la priorisation des enjeux de justice sociale et environnementale.
Fiston perd son père, noyé dans le fleuve Congo. Quelques jours plus tard, le corps réapparaît, sans tête. Lors de l'enterrement, Fiston ne supporte pas de voir les siens vénérer un cadavre décapité : il déshonore la dépouille, insulte sa famille, humilie ses belles-soeurs, urine sur les masques. Indignés, les notables le condamnent à prendre pour compagnie une tête de mort, qu'il prendra pour celle de son père, qu'il va perdre et devra retrouver. A la recherche de la tête paternelle, il errera au milieu des bars qui jamais ne ferment, se perdra dans les histoires de la grand-mère que personne ne comprend, causera avec son oncle communiste-proxénète, croisera des sirènes... La Mise en Papa est un roman fou sur l'enfer congolais des années quatre-vingts et quatre-vingt-dix, sur la dictature et les guerres civiles. C'est aussi une déclaration d'amour au fleuve Congo et aux mille peuples de Brazzaville. C'est enfin un roman-monde qui passe par la folie pour soigner la folie.