Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Paris sans le peuple. La gentrification de la capitale
Clerval Anne
LA DECOUVERTE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782707171283
Où est passé le peuple parisien? Quelle place la ville de Pans accorde-t-elle aujourd'hui aux classes populaires? Depuis plusieurs décennies, la capitale connaît un processus de gentrification, un embourgeoisement spécifique des quartiers populaires qui passe par la transformation matérielle de la ville (réhabilitation de l'habitat, renouvellement des commerces, embellissement de l'espace public). Que se passe-t-il vraiment et qu'y a-t-il en jeu dans ces transformations à la fois urbaines et sociales? Voilà qui est le plus souvent laissé dans le flou et masqué derrière une sorte d'évidence, comme si cela faisait partie de l'évolution "naturelle" des villes. Ce livre vient éclairer ce processus et permet d'approfondir la connaissance de Paris et de son évolution récente. À partir d'un travail de recherche et d'une enquête de terrain menée pendant quatre ans dans plusieurs quartiers parisiens, Anne Clerval montre que cette transformation est autre chose qu'une simple amélioration du bâti, de l'espace public ou des commerces, et révèle à qui elle profite et qui elle dépossède. Elle propose en particulier une approche circonstanciée des politiques menées par la gauche depuis 2001 et de leurs effets. Un livre essentiel pour permettre aux lecteurs, Parisiens ou non, de s'approprier les enjeux sociaux et politiques de l'évolution de la ville.
Résumé : La question de la dimension spatiale des rapports sociaux, et plus spécifiquement des inégalités sociales, des rapports de pouvoir ou de domination, semble de plus en plus investie dans le champ des études urbaines, en géographie mais aussi en sociologie, en urbanisme, en science politique. Cet ouvrage, qui a pour ambition de faire dialoguer les différentes approches critiques développées dans ces disciplines, rassemble des contributions portant essentiellement sur les mondes urbains, majoritairement en France, mais avec des éclairages en provenance des deux Amériques. Il reflète la diversité des approches critiques de la ville, tant dans les objets, les terrains, les méthodes de recherche et le cadre théorique mobilisé. Il donne à voir l'actualité du développement inégal de la ville, des logiques ségrégatives dans la production urbaine et les enjeux écologiques de cette production. Il contribue aussi à poursuivre et renouveler l'analyse critique des politiques urbaines.
Résumé : Une comédie romantique pleine de tendresse qui réchauffe les coeurs Caroline, 38 ans, divorcée, habite un village dans les environs d'Avignon, avec sa tribu : Soline, sa fille de 5 ans, le chien Haribo, un Jack Russell terrier très remuant, et deux chats, Cahuète et Bounty. Si cette mère de famille, gentille, souriante et altruiste peut se montrer dynamique et engagée pour son travail, ses amis et sa famille, elle a en revanche tendance à se figer dans l'attentisme quand il est question d'elle. Très prise par son poste de responsable d'une agence de location de voitures, elle occupe sa vie sociale entre ses copines avec qui elle apprécie sortir, et sa mère Valérie, plutôt envahissante et qui vit... dans la maison située au bout du jardin. Ce qui manque à Caroline ? Retrouver, peut-être pas un second mari, mais au moins un compagnon avec qui partager de bons moments... Une plume fluide pour une comédie romantique qui mêle rire et émotions.
Parler de l'est de Paris comme de l'ouest parisien ou de la banlieue nord a-t-il un sens ? Dans cet ouvrage, des géographes et des historiens étudient un transect allant des arrondissements de l'est de Paris aux limites de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée. Sans préjuger de processus propres à la ville-centre, la banlieue ou la couronne périurbaine, ils.elles analysent l'histoire du peuplement dans cet espace, les inégalités sociales et les mobilités quotidiennes et résidentielles. Cette perspective, inscrite dans l'histoire et la géographie sociales, mobilise des sources historiques originales, l'exploitation des recensements de la population et d'une enquête portant sur seize quartiers de l'Est de la métropole parisienne. Deux axes structurent l'ouvrage, l'un portant sur les temporalités des dynamiques sociales, l'autre sur l'espace vécu. En analysant les formes d'appropriation ancienne des bords de Marne, la politique des villes nouvelles et les mobilités résidentielles actuelles, l'ouvrage montre les continuités qui structurent cet espace de la métropole, à cheval sur le Grand Paris et sa périphérie. Il met en lumière les recompositions socio-spatiales et les changements d'échelle de la division sociale de l'espace dans un contexte général d'embourgeoisement de l'Ile-de-France au détriment des classes populaires. Il permet de saisir la géographie vernaculaire de l'espace vécu et les rapports sociaux à l'oeuvre dans différents types d'appropriation de l'espace à l'est de Paris.
Résumé : Une enquête de terrain menée autour des futures gares de huit communes de proche couronne ; ce livre raconte l'histoire vue par les perdants de cette opération.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.