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Qu'est-ce que la ville créative ?
Vivant Elsa
PUF
8,50 €
Épuisé
EAN :9782130578833
Les maires des grandes villes affirment tous que leur préoccupation première est de développer l'attractivité de leur cité. Comment ? En faisant de celle-ci un lieu propice à la créativité, en y combinant les ressources du talent, de la tolérance et de la technologie : c'est la recette proposée par le géographe et économiste Richard Florida pour réunir sous l'enseigne de " classe créative " artistes, intellectuels et prestataires de services aux grandes firmes. Un tel assemblage va-t-il de soi ? Il mêle hâtivement deux phénomènes distincts : d'une part, le processus de " gentrification " urbaine par lequel les " créateurs " - artistes et professions culturelles et intellectuelles - réinvestissent la ville, lieu d'opportunités et de rencontres ; d'autre part, un traitement volontariste et foncier du paysage urbain destiné à attirer les " créatifs " de la publicité et des banques. Mais peut-on attirer les " créatifs " sans faire fuir les " créateurs " ?
Résumé : Nul n'ignore, depuis l'arrêt Branly, que l'histoire peut être objet de chicane. L'évolution des m?urs ayant transformé l'institution judiciaire en caisse de résonance propre à mettre en lumière les causes les plus obscures, cette rencontre du droit et de l'histoire ne relève plus, aujourd'hui, de l'anecdote mais du phénomène social. (...) Il ne s'agit plus seulement de réparer l'outrage causé par le silence de l'historien négligent sur l'?uvre d'un aïeul méritant. On ne craint plus d'ériger le juge en arbitre des différentes lectures possibles des événements historiques récents. Il est parfois sommé de dire si la manière dont on a rapporté ces faits est licite, c'est-à-dire conforme au droit. Comment pourrait-il échapper à cette singulière mission quand la loi elle-même encourage la " judiciarisation " de l'histoire ? (...) L'un des apports majeurs de la thèse réside dans l'examen du rôle imparti au juge et à la loi en la matière : ce qu'il est et ce qu'il devrait être. On voit ainsi émerger de cette étude une conclusion inespérée. Carole Vivant démontre une tendance constante des tribunaux à prendre en considération la spécificité du travail de l'historien et son utilité sociale. Il en résulte un allègement des contraintes juridiques susceptibles de nuire à la recherche historique. Mieux : malgré les pressions qu'il subit, malgré quelques décisions isolées qui sont l'arbre cachant la forêt, il s'avère que le juge répugne à museler la liberté de l'historien, que ce soit au nom d'un intérêt privé ou en considération d'une certaine vision de l'intérêt général. Belle leçon donnée au législateur, qui pourrait s'inspirer de cette sagesse prétorienne. P.P. Les historiens se félicitent que les conclusions de cette thèse rejoignent et confortent leurs préoccupations de préserver l'indispensable liberté de la recherche. La publication du grand travail de Carole Vivant arrive à point. R. R.
Le 2 mai 1778, Dominique Vivant Denon, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi (comme tel habilité, rétorqua-t-il spirituellement à Voltaire, à entrer partout), quitte Reggio à midi par un temps calme pour rejoindre Messine. Il en repartira près d'un an plus tard, après avoir fait le tour des Merveilles de Sicile.Le récit de son voyage offre une description cristalline, et parfois malicieuse, de la société sicilienne d'alors, de son apathie «sirocale», du rite des promenades nocturnes à Palerme et des discrètes escapades par lesquelles elles se concluent ; il offre aussi une topologie exacte d'un paysage souvent déserté, construit à même la lave, triste et noir par endroits, vitrifié ou figé sous des neiges de sel ; enfin et surtout, il évoque la traversée d'une contrée jalonnée de reliques et de fragments, de traces et d'inscriptions à demi lisibles, paysage qui s'offre au déchiffrement, mémoire de l'antique où Denon vient chercher les signes miraculeux d'un passé immémorial et pourtant présent.Texte à la prose admirable, où l'on retrouve toute l'acuité du regard et l'esprit de finesse de Vivant Denon, ce Voyage en Sicile n'a curieusement jamais été republié depuis sa première parution en 1788.
Le 19 mai 1798, Dominique Vivant Denon embarque à Toulon à bord de la frégate Junon. Avec lui, sous la direction de Bonaparte, cinquante-quatre mille hommes s'apprêtent à conquérir l'Egypte. Denon suit d'abord l'armée dans sa pacification du Delta puis demande à accompagner la division du général Desaix lancée à la poursuite de Mourad Bey en Haute-Egypte afin de parfaire sa connaissance de l'Egypte ancienne. Pendant treize mois, au milieu des escarmouches continuelles opposant Français et Mamelouks, il observe, écrit et dessine, inlassablement. Plans, vues, temples et pyramides, scènes pittoresques, hiéroglyphes et détails architecturaux forment un ensemble iconographique sans équivalent qui précède la vaste enquête ordonnée par Bonaparte et connue sous le nom de Description de l'Egypte. Le Voyage paraît en 1802 accompagné de nombreuses gravures. Il connaît aussitôt un succès considérable. Denon, qui sera bientôt nommé directeur général des musées, y offre un portrait remarquable de l'artiste-voyageur sur fond de guerre et y pose les bases d'une véritable réflexion sur l'art égyptien. Après lui, grâce à lui, l'égyptologie va naître.
Ce récit, ciselé avec précision, entrelaçant l'ingénuité prétendue du narrateur, la peinture du plaisir et l'évocation d'un caractère de femme séductrice, s'inscrit dans la lignée des pièces libertines de Crébillon et Meusnier de Querlon. Personnalité aux facettes multiples, Dominique Vivant Denon (dessinateur, graveur, écrivain, diplomate) est l'une des figures marquantes du monde des arts à la fin de l'Ancien Régime et sous l'Empire.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).