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Voyage en Sicile
Vivant Denon Dominique
GALLIMARD
20,30 €
Épuisé
EAN :9782070732838
Le 2 mai 1778, Dominique Vivant Denon, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi (comme tel habilité, rétorqua-t-il spirituellement à Voltaire, à entrer partout), quitte Reggio à midi par un temps calme pour rejoindre Messine. Il en repartira près d'un an plus tard, après avoir fait le tour des Merveilles de Sicile.Le récit de son voyage offre une description cristalline, et parfois malicieuse, de la société sicilienne d'alors, de son apathie «sirocale», du rite des promenades nocturnes à Palerme et des discrètes escapades par lesquelles elles se concluent ; il offre aussi une topologie exacte d'un paysage souvent déserté, construit à même la lave, triste et noir par endroits, vitrifié ou figé sous des neiges de sel ; enfin et surtout, il évoque la traversée d'une contrée jalonnée de reliques et de fragments, de traces et d'inscriptions à demi lisibles, paysage qui s'offre au déchiffrement, mémoire de l'antique où Denon vient chercher les signes miraculeux d'un passé immémorial et pourtant présent.Texte à la prose admirable, où l'on retrouve toute l'acuité du regard et l'esprit de finesse de Vivant Denon, ce Voyage en Sicile n'a curieusement jamais été republié depuis sa première parution en 1788.
Le 19 mai 1798, Dominique Vivant Denon embarque à Toulon à bord de la frégate Junon. Avec lui, sous la direction de Bonaparte, cinquante-quatre mille hommes s'apprêtent à conquérir l'Egypte. Denon suit d'abord l'armée dans sa pacification du Delta puis demande à accompagner la division du général Desaix lancée à la poursuite de Mourad Bey en Haute-Egypte afin de parfaire sa connaissance de l'Egypte ancienne. Pendant treize mois, au milieu des escarmouches continuelles opposant Français et Mamelouks, il observe, écrit et dessine, inlassablement. Plans, vues, temples et pyramides, scènes pittoresques, hiéroglyphes et détails architecturaux forment un ensemble iconographique sans équivalent qui précède la vaste enquête ordonnée par Bonaparte et connue sous le nom de Description de l'Egypte. Le Voyage paraît en 1802 accompagné de nombreuses gravures. Il connaît aussitôt un succès considérable. Denon, qui sera bientôt nommé directeur général des musées, y offre un portrait remarquable de l'artiste-voyageur sur fond de guerre et y pose les bases d'une véritable réflexion sur l'art égyptien. Après lui, grâce à lui, l'égyptologie va naître.
Publié en 1802, cet ouvrage révéla les antiquités égyptiennes aux Français. Il connut dès sa parution un succès énorme (pas moins de quarante éditions). Vivant Denon, son auteur, est l'un des personnages les plus attachants de la fin de l'Ancien Régime et de l'Empire. Epicurien, ami des arts, il participa, âgé de plus de cinquante ans, à l'expédition de Bonaparte en Egypte. Chargé de recenser et de dessiner les monuments pharaoniques décrits jusque-là de manière fragmentaire ou fantaisiste, indifférent aux dangers, il écrivit d'une plume alerte, pétrie d'humour et de sensibilité, son récit de voyage. Les quelque 1000 dessins que Denon réalisa (dont un choix est proposé ici) furent à l'origine de ce que l'on a appelé "égyptomanie" et attirèrent sur les rives du Nil un grand nombre de voyageurs et de savants dont Jean-François Champollion.
L'armée française débarque en Egypte, près d'Alexandrie, le 2 juillet 1798, après une extraordinaire partie de cache-cache d'un mois et demi avec la flotte anglaise en Méditerranée (...) Bien au-delà des intentions personnelles de ceux qui ont conduit l'expédition, un immense événement a pris place, d'où l'Egypte et la France sortent à jamais différentes, parce que le regard que chacune d'elles porte sur le monde en est transformé. L'Egypte verra désormais autrement l'avenir. Et la France, autrement le passé. La première a subi l'effet de souffle de l'ouragan 1789, porteur des idées de liberté individuelle, d'égalité de droits, de la toute-puissance de la raison. La seconde, en découvrant l'Egypte des pharaons, a enfin trouvé les sources d'une Histoire de l'humanité qui n'est plus chrétienne ou européenne, mais universelle. De ce croisement de deux perspectives contraires, de cette rencontre inouïe dans un même espace de deux temps qui ne se touchent pas, il se trouve que nous possédons un double témoignage au jour le jour - deux chroniques qu'il suffisait de mettre en regard pour voir apparaître la trame de cette unique aventure. Vivant Denon et Abdel Rahman el-Gabarti furent en effet idéalement placés pour en restituer l'ambivalente vérité. N'ayant pas eu à porter les armes, ils sont restés, chacun au sein de son camp, au plus près possible du camp adverse. C'est pourquoi aujourd'hui, en les lisant ensemble, on croirait les entendre dialoguant, à l'insu de leurs compatriotes respectifs, d'un événement qui les oppose et les réunit tout à la fois. Un événement dont, bien avant la plupart de leurs contemporains, ils pressentent les conséquences à venir. Extrait de la présentation de Mahmuud Hussein.
Ce récit, ciselé avec précision, entrelaçant l'ingénuité prétendue du narrateur, la peinture du plaisir et l'évocation d'un caractère de femme séductrice, s'inscrit dans la lignée des pièces libertines de Crébillon et Meusnier de Querlon. Personnalité aux facettes multiples, Dominique Vivant Denon (dessinateur, graveur, écrivain, diplomate) est l'une des figures marquantes du monde des arts à la fin de l'Ancien Régime et sous l'Empire.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.