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1513 l'année terrible. Le siège de Dijon
Vissière Laurent ; Marchandisse Alain ; Dumont Jon
FATON
18,00 €
Épuisé
EAN :9782878441758
En 1513, les Suisses et les Impériaux envahirent la Bourgogne et mirent le siège devant la cité de Dijon, défendue par le gouverneur de la province, Louis II de La Trémoille. Le siège fut d'une exceptionnelle violence, mais contre toute attente, le gouverneur parvint à négocier le retrait des attaquants, et la population civile vit dans l'affaire l'intervention miraculeuse de la Vierge de la cité. Publié à l'occasion de la commémoration du 500e anniversaire de cet événement majeur, ce livre, richement illustré, relate l'histoire du siège avec comme fil directeur la tapisserie du Siège de Dijon par les Suisses en 1513, récemment restaurée et conservée au musée des Beaux-Arts de Dijon. Il nous invite également à saisir les récentes découvertes archéologiques des fortifications et du château de Dijon. Les auteurs de l'ouvrage sont des historiens reconnus du Moyen Age, ainsi que des spécialistes de l'histoire bourguignonne et européenne du début du XVIe siècle, des conservateurs d'archives, de bibliothèques et de musées dijonnais, et des archéologues.
Gautier Alban ; Vissière Laurent ; Lucken Christop
Ce numéro de la revue Médiévales aborde la présence du Moyen Age dans les séries télévisées à travers neuf panoramas thématiques ou études de cas. Les contributions portent autant sur des séries à visée historique prétendant restituer le Moyen Age réel ou inspiré d'oeuvres littéraires médiévales que sur des séries de fantasy dont l'univers est perçu comme moyenâgeux. Merlin, Chasseurs de dragons, Kaamelott, mais aussi, Game of Thrones, Xena : Warrior Princess, ce numéro de Médiévales montre comment par l'usage de signes et de thèmes récurrents (violence, dragons, châteaux, guerriers, cartes, etc.) les séries réinventent par l'image et le son un Moyen Age immédiatement reconnu comme tel par les téléspectateurs.
Familier de la cour de France dès le règne de Louis XI, Louis II de La Trémoille (1460-1525) joua durant près de quarante ans un rôle de premier plan dans les affaires du royaume. Comme en témoigne fièrement sa devise "Sans poinct sortir hors de l'orniere", il mena toute sa carrière au service du roi - lieutenant général en Bretagne et en Italie, amiral de Bretagne et de Guyenne, gouverneur de Bourgogne... Courtisan, diplomate, chef de guerre et maître espion, La Trémoille n'en fut pas moins un seigneur foncier qui, autour de la vicomté de Thouars, sut construire un vaste ensemble féodal à l'ombre de la monarchie. Sa vie n'a longtemps été connue que par la biographie héroïque du grand rhétoriqueur Jean Bouchet, Le Panegyric du Chevalier sans reproche, paru à Poitiers en 1527. Et c'est naturellement le chef de guerre, mort héroïquement à Pavie, qu'entendait encenser le rhétoriqueur. Son oeuvre propose sans doute un cadre commode pour comprendre la carrière exceptionnellement riche de La Trémoille, mais c'est une image gauchie et incomplète qui s'en dégage en fin de compte. L'homme dans son intimité n'intéresse d'ailleurs guère Jean Bouchet. Or, les archives privées de La Trémoille ont été en grande partie préservées dans le Chartrier de Thouars, aujourd'hui aux Archives nationales les journaux de son hôtel en particulier, mais aussi sa prodigieuse correspondance (plusieurs centaines de lettres conservées en France et en Italie) permettent de pénétrer très loin dans la familiarité du personnage. Cette documentation, unique en son genre, donne à voir non seulement l'homme public, mais aussi l'homme privé, l'individu exceptionnel (le "héros"), mais aussi le membre représentatif d'un milieu et d'un groupe (le courtisan). Bref, par la biographie de Louis II de La Trémoille, on peut étudier tour à tour l'exception et la norme à la cour de France de la fin du Moyen Age.
Tout au long du Moyen-Age, la lettre demeure l'un des vecteurs essentiels de l'action politique. C'est par elle que l'on s'informe, que l'on négocie, que l'on ordonne. C'est par elle que l'on prépare l'avenir et que l'on célèbre le passé. En un mot, c'est par elle que l'on gouverne. Mais la lettre, autographe ou dictée à un secrétaire, véhicule aussi une pensée, des émotions, des espoirs et des craintes. Toute correspondance se présente en effet comme un dialogue inter absentes, tantôt solennel et tantôt familier, qui illustre la composante éminemment personnelle du pouvoir. L'épistolaire politique, essentiel pour comprendre la pensée et l'action des gouvernants médiévaux, est cependant resté un champ relativement peu étudié. Sans doute parce que l'extrême émiettement des correspondances rend difficile leur appréhension ; c'est un champ dont il convient donc de prendre la mesure.
Résumé : "Si l'homme ne retient pas les sons dans sa mémoire, ils périssent, car ils ne peuvent être écrits", déplore Isidore de Séville. Par définition, les bruits et les sons s'envolent, et de fait, à première écoute, les sociétés anciennes - le monde d'avant Edison - apparaissent désespérément silencieuses. Comment étudier les bruits, les rumeurs, les clameurs qui animent le monde médiéval ? Peut-on même se représenter ces centaines de cloches qui, dans une ville comme Paris, sonnent à la volée les heures de la journée ? Peut-on imaginer les embarras de rues étroites où se côtoient hommes et bêtes, où hurlent du matin au soir crieurs et colporteurs ? C'est cet ensemble qui constitue un paysage sonore. Depuis les travaux pionniers de R Murray Schafer et d'Alain Corbin, l'histoire du sensible a suscité un intérêt qui ne s'est jamais démenti, et qui a donné lieu à un grand nombre de travaux pour les XIXe et XXe siècles. Or, le Moyen Age est moins silencieux qu'on pourrait le croire, et une partie au moins des sons quotidiens et familiers se retrouve transcrite dans des chroniques, des chansonniers, des romans, voire dans des actes judiciaires. Il s'agit de les retrouver, de les analyser et de les donner à entendre de nouveau, dans une sorte d'extraordinaire essai d'archéologie sonore. Partageant le même intérêt pour la perception sensible de l'univers médiéval, Laurent Vissière et Laurent Hablot se sont attachés à réunir autour du thème des paysages sonores des historiens, des musicologues et des littéraires dans une perspective résolument interdisciplinaire. Rassemblant leurs savoirs, ces spécialistes du Moyen Age et de la Renaissance nous font entendre ici le bruissement oublié du quotidien des femmes et des hommes de jadis.
De l'amitié et de la collaboration entre Emile Gallé et Désiré Christian naît la plus extraordinaire histoire de la création verrière et de l'Art Nouveau. Exécutant fidèle et discret des oeuvres d'Emile Gallé, Désiré Christian met au point, pour la réalisation des oeuvres de l'artiste, les techniques verrières les plus abouties de tous les temps. Lorsqu'en 1894, Emile Gallé inaugure sa propre cristallerie à Nancy, Désiré Christian devient le responsable artistique de la verrerie de Meisenthal et perpétue une création magistrale et unique sous la marque d'atelier de "Verrerie d'Art de Lorraine" puis s'installe à son propre compte entre 1898 et 1907. Le présent ouvrage présente un catalogue de ses créations éblouissantes dont la qualité mérite d'être soulignée au même titre que l'oeuvre d'Emile Gallé.
Aux biscuits de porcelaine de Paris sont souvent associés de grands noms de porcelainiers, tels Guérhard, Dihl, Gille jeune, Desprez et Nast. Pendules spectaculaires, statues gigantesques, ou bustes à taille humaine, ces figures ou groupes en porcelaine non émaillée sont pourtant assez méconnus ; on les imagine blancs, mais ils peuvent être bleus, noirs, polychromes ou dorés. Le biscuit parisien est très prisé par des amateurs aussi prestigieux que George Washington et le prince-régent d'Angleterre. Après une présentation des origines de la porcelaine et des techniques de fabrication, Régine de Plinval de Guillebon nous entraîne au coeur de la vie mouvementée de trente et une manufactures des XVIIIe et XIXe siècles, en s'intéressant de près au travail des ouvriers, des artistes et des investisseurs, ainsi qu'au contexte économique général. Observant le rayonnement des manufactures parisiennes en Europe et en France, l'auteur mesure aussi la concurrence étrangère et provinciale. Une analyse approfondie des formes, des couleurs, ainsi que de l'association du biscuit avec le bronze, l'orfèvrerie et le cristal, permet d'envisager l'évolution du style des biscuits, dont huit cents sont cités, et deux cents illustrés dans cet ouvrage. Offrant un indispensable outil d'identification aux chercheurs et aux collectionneurs, un catalogue raisonné des manufactures parisiennes vient compléter cette étude de grande ampleur, dédiée à l'art de la porcelaine à Paris.
L'architecture japonaise est enchanteresse: harmonie entre jardins et bâtisses, élégance des style, raffinement des décorations, perfection des détails... L'envoûtement s'opère grâce à son apparente fragilité qui fait naître un sentiment d'impermanence. Le message délivré est saisissant: racontant l'éphémère, cette architecture nargue les siècles d'un éternel éclat. Allant du Couchant au Levant, des récits de voyages aux premières histoires de l'architecture, cet ouvrage est une enquête sur la genèse du patrimoine architectural japonais depuis le XVIe siècle. Au fil des pages entre constructions authentiques et reconstructions périodiques, la monumentalité nipponne apparaître telle une restauration de la mémoire... Jouant de l'errance et de l'impermanence, le monument nippon condamne t il le savant à la recherche du modèle perdu et le bâtisseur à la restituer? Explorant édifices et légendes, ce livre dévoile que les ouvrages d'histoire de l'architecture des XIXe et XXe siècles sont remplis de postulats qui, sous le masque de l'historicité, cachent souvent la figure des mythes.