Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LOUIS II DE LA TREMOILLE (1460-1525)
VISSIERE LAURENT
CHAMPION
129,00 €
Épuisé
EAN :9782745317278
Familier de la cour de France dès le règne de Louis XI, Louis II de La Trémoille (1460-1525) joua durant près de quarante ans un rôle de premier plan dans les affaires du royaume. Comme en témoigne fièrement sa devise "Sans poinct sortir hors de l'orniere", il mena toute sa carrière au service du roi - lieutenant général en Bretagne et en Italie, amiral de Bretagne et de Guyenne, gouverneur de Bourgogne... Courtisan, diplomate, chef de guerre et maître espion, La Trémoille n'en fut pas moins un seigneur foncier qui, autour de la vicomté de Thouars, sut construire un vaste ensemble féodal à l'ombre de la monarchie. Sa vie n'a longtemps été connue que par la biographie héroïque du grand rhétoriqueur Jean Bouchet, Le Panegyric du Chevalier sans reproche, paru à Poitiers en 1527. Et c'est naturellement le chef de guerre, mort héroïquement à Pavie, qu'entendait encenser le rhétoriqueur. Son oeuvre propose sans doute un cadre commode pour comprendre la carrière exceptionnellement riche de La Trémoille, mais c'est une image gauchie et incomplète qui s'en dégage en fin de compte. L'homme dans son intimité n'intéresse d'ailleurs guère Jean Bouchet. Or, les archives privées de La Trémoille ont été en grande partie préservées dans le Chartrier de Thouars, aujourd'hui aux Archives nationales les journaux de son hôtel en particulier, mais aussi sa prodigieuse correspondance (plusieurs centaines de lettres conservées en France et en Italie) permettent de pénétrer très loin dans la familiarité du personnage. Cette documentation, unique en son genre, donne à voir non seulement l'homme public, mais aussi l'homme privé, l'individu exceptionnel (le "héros"), mais aussi le membre représentatif d'un milieu et d'un groupe (le courtisan). Bref, par la biographie de Louis II de La Trémoille, on peut étudier tour à tour l'exception et la norme à la cour de France de la fin du Moyen Age.
1000 ans de conflits armés. Le poids des mots, le choc des illustrations. La guerre au moyen Age est l'activité noble par définition. Elle est incessante et ne cesse d'évoluer sur les mille ans que dure la période. Quoi de commun, en effet, entre les Francs du Ve siècle qui combattent à pied, à l'épée, au couteau et à la hache, et les grandes armées royales du XVe siècle dont le noyau est une chevalerie bardée de fer et le joyau une artillerie déjà puissante ? Cet ouvrage voit large - des Vikings aux Arabes, des Bretons aux Japonais en passant par Byzance - et il pioche en profondeur. Batailles et sièges, armes étranges (connaissez-vous le mangonneau ou le vouge ? ) ou secrètes (épée Ulfbehrt, feu grégeois), guerriers de légende (Le Cid, le Prince noir, Du Guesclin), grands conflits, tout y est, servi par les textes des meilleurs historiens. Plus de 150 illustrations des plus grands artistes du genre (Rava, Jégou, Groult), des photos tirées des fonds exceptionnels du Musée de l'Armée, des cartes, des schémas, des infographies aident à comprendre un sujet aussi fascinant que méconnu. C'est aussi, à travers la guerre, tout le monde de nos lointains ancêtres qui reparait : la foi et le service de Dieu, le serment et l'honneur, les révoltes populaires et les croisades, les rois et les princes, les oriflammes et les destriers. Montjoie ! Saint-Denis ! Si l'on désire embrasser en un volume cette époque dure mais magnifique, cette somme unique en son genre y pourvoira.
Résumé : La question de l'authenticité et de l'autographie se pose aux historiens dans leur travail d'établissement des sources. Or, il s'agit d'une tâche délicate, notamment pour les périodes les plus anciennes, où la préservation de pièces originales résulte du seul hasard. La plupart des lettres connues avant la fin du XIIIe siècle ne nous sont parvenues que sous forme de copies, contemporaines ou tardives, souvent lacunaires ou erronées. La critique de leur authenticité se pose alors de façon traditionnelle, peu différente a priori de n'importe quel autre type de sources. Ce n'est que pour les derniers siècles de la période médiévale que l'existence d'importants fonds d'archives et de correspondances originales rend possible une exploitation plus systématique. Les documents originaux permettent de réfléchir, dans une optique élargie, à une éventuelle mise en valeur des mentions manuscrites venues du détenteur de l'autorité. Toutes ces questions demandent réflexion, et c'est dans la continuité d'un premier volume consacré au Gouvernement par les lettres que le deuxième volet du cycle d'études Epistolaire politique propose d'étudier cette question cruciale des lettres authentiques et autographes. Recevoir du courrier n'est pas un acte anodin, car cela prouve d'emblée une position sociale. Lire soi-même une lettre, dit quelque chose de plus : on affiche avec fierté sa maîtrise de l'écriture, son insertion personnelle dans un réseau, et la lettre ouvre en fin de compte des horizons autrement plus fascinants que le paysage qu'on découvre par la fenêtre. Que la lettre reçue soit authentique ou falsifiée apparaît finalement secondaire.
Lavisse Ernest ; Lemonnier Henry ; Vissière Lauren
Vingt ans de travail, une vingtaine d'historiens et géographes ont permis à Ernest Lavisse (1842-1922) de publier cette monumentale Histoire de France d'une ampleur aujourd'hui encore inégalée et qui a façonné l'identité républicaine.
Résumé : "Si l'homme ne retient pas les sons dans sa mémoire, ils périssent, car ils ne peuvent être écrits", déplore Isidore de Séville. Par définition, les bruits et les sons s'envolent, et de fait, à première écoute, les sociétés anciennes - le monde d'avant Edison - apparaissent désespérément silencieuses. Comment étudier les bruits, les rumeurs, les clameurs qui animent le monde médiéval ? Peut-on même se représenter ces centaines de cloches qui, dans une ville comme Paris, sonnent à la volée les heures de la journée ? Peut-on imaginer les embarras de rues étroites où se côtoient hommes et bêtes, où hurlent du matin au soir crieurs et colporteurs ? C'est cet ensemble qui constitue un paysage sonore. Depuis les travaux pionniers de R Murray Schafer et d'Alain Corbin, l'histoire du sensible a suscité un intérêt qui ne s'est jamais démenti, et qui a donné lieu à un grand nombre de travaux pour les XIXe et XXe siècles. Or, le Moyen Age est moins silencieux qu'on pourrait le croire, et une partie au moins des sons quotidiens et familiers se retrouve transcrite dans des chroniques, des chansonniers, des romans, voire dans des actes judiciaires. Il s'agit de les retrouver, de les analyser et de les donner à entendre de nouveau, dans une sorte d'extraordinaire essai d'archéologie sonore. Partageant le même intérêt pour la perception sensible de l'univers médiéval, Laurent Vissière et Laurent Hablot se sont attachés à réunir autour du thème des paysages sonores des historiens, des musicologues et des littéraires dans une perspective résolument interdisciplinaire. Rassemblant leurs savoirs, ces spécialistes du Moyen Age et de la Renaissance nous font entendre ici le bruissement oublié du quotidien des femmes et des hommes de jadis.