Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Occident-Express
Visniec Matéi
NON LIEU
15,00 €
Épuisé
EAN :9782352702986
A travers la métaphore d'un train de luxe qui ne circule plus (c'est le célèbre Orient-Express), l'auteur nous fait découvrir les fantasmes de ceux qui, à l'Est, ne pensent qu'aux "merveilles" de l'Ouest. Oh, l'Occident et sa démocratie accomplie ! Cet Eldorado tant rêvé ! Avec tendresse et humour, Matéi Visniec nous propose une galerie de personnages qui brûlent de partir, de goûter à l'abondance occidentale, de profiter de la société de consommation, de sentir enfin (au moins une fois dans leur vie) l'extase de la liberté et de la réussite... Occident-Express est aussi, à rebours, un voyage initiatique dans les Balkans (si loin, si méconnus et si mal-aimés), la radiographie lucide du capitalisme sauvage qui a remplacé à l'Est l'utopie communiste. Cette pièce est enfin une réflexion sur le difficile rapprochement entre les deux Europes séparées par un demi-siècle d'histoire mouvementée.
Voici enfin réunies en un seul volume les dernières pièces écrites par Matéi Visniec dans son pays d'origine, la Roumanie, avant qu'il ne la quitte en 1987, et les premières qu'il a écrites en France. Une anthologie qui tient lieu d'arc dans le temps, reliant une période très sombre et le début d'une reconstruction, pour un théâtre à la frontière entre deux langues et deux cultures, entre deux mondes et deux époques historiques. Si les relations entre l'individu et le pouvoir, ainsi que la dénonciation de toute forme de manipulation idéologique, y sont des thèmes récurrents, l'écriture de la période roumaine fait se côtoyer fable philosophique, métaphore et allégorie, quand, en France, l'auteur choisit une écriture fragmentaire et un travail sur la dimension abyssale du mot. Un théâtre qui agit comme un passeur, nous aide à décrypter le monde comme à plonger en nous-mêmes, tout en gardant intactes autant sa fraîcheur poétique que sa force de frappe sociale.Matéi Visniec est né en 1956 en Roumanie. Dramaturge face à la dictature, il dénonce dans ses pièces la machine totalitaire, puis choisit l'exil en France en 1987. Ses pièces sont aujourd'hui jouées sur quatre continents, du Piccolo Teatro de Milan au Théâtre Maxim-Gorki de Berlin, en passant par Avignon, Limoges, Paris, Téhéran et Hollywood. Une vingtaine de ses pièces ont été éditées en français.Avec des textes de Georges Banu, Jean-Claude Drouot, Gilles Losseroy et Benoit Vitse.
Dupa in plein les Poches: Deux hommes se chamaillent au-dessus d'un puits où un chien est tombé. Ils veulent savoir qui a fait ça, pourquoi et comment le sauver... Paralysés par l'indécision, la nuit tombe, ils se couchent près du puits. Il se met à pleuvoir du pain blanc. Le Dernier Godot: Beckett et son dernier spectateur se retrouvent tous les deux à la rue le jour où les acteurs de la pièce refusent de jouer et ferment le théâtre. Le dernier spectateur s'avère être Godot lui-même, furieux contre cet auteur qui l'a privé à jamais de toute réplique. L'Araignée dans la plaie: Le Christ et deux voyous croupissent sur leurs croix respectives. Les deux voyous voudraient bien croire, pour ne pas mourir, mais le Christ ne fait rien, pas un seul miracle. Le Deuxième Tilleul à gauche: Un homme et une femme se livrent à un manège de gestes à distance tous les jours depuis des années, chacun croyant être le maître, le marionnettiste de l'autre.
Résumé : Paparazzi : Nous sommes à l'aube de la fin du monde (de la fin d'un monde ?), à l'aube de la "fin de chacun", qu'il ait été gangster, star de ciné, paparazzo, chercheur, fonctionnaire, musicien, clochard, etc. Les personnages, perdus dans un monde où la pensée n'existe plus, vont glisser petit à petit, au fil des heures, d'une nuit sans fin vers le chaos d'un jour. Peurs, lâchetés, mensonges : paroles vides pour certains, et ceux pour qui la vie prend sens ne sont pas ceux qu'on croit. La Femme comme champ de bataille : Face-à-face de deux femmes après le conflit bosniaque. Deux vies qui se croisent : le médecin américain et la femme violée essayent de se raconter l'une à l'autre, de trouver après la tragédie guerrière la force de continuer leurs parcours. Portraits de femmes brisées, meurtries, qui tentent de comprendre, de reconstruire un équilibre.
Ce livre, fruits de nombreuses études de terrain menées par l?auteure dans les années 1990, étudie le phénomène des vierges jurées, ces femmes qui deviennent hommes, dans le nord de l?Albanie. Il explique comment, pour clore un cycle de "reprise du sang", des femmes prennent socialement la place des hommes au sein de famille décimée par la vendatta. Le marqueur principal de cette "masculinisation" est l?habit. Pour devenir homme, la transformation doit être totale : ces femmes acquièrent le droit de porter le pantalon, interdit aux femmes dans cette région. L?accès aux prérogatives masculines (droit de boire, de fumer, de mener un troupeau, de porter le fusil, négocier les conflits familiaux) est aussi, et surtout, accompagné de l?obligation de chasteté. Devenant homme, ces femmes renoncent à tous rapports sexuels (essentiellement pour éviter l?enfantement, marqueur de la position sociale peu enviable de la femme dans la société). A partir d?une situation bien spécifique, le nord de l?Albanie régie par le code du Kanun, l?ouvrage d?Antonia Young montre en quoi la construction du genre est avant tout social, et non pas un phénomène naturel déterminé par des organes sexuels reçus à la naissance. Si la société n?a pas assez d?hommes pour assumer les tâches dévolues traditionnellement aux hommes, alors les femmes sont transformées en hommes par cette société. En plus de l?étude d?Antonia Young, traduit par Jacqueline Dérens, l?ouvrage comporte une préface de Nicole Pellegrin, éclairant les enjeux de la question du genre aujourd?hui. Il comporte également une douzaine de photographies noires et couleurs, un aparat critique enrichi, une annexe sur le Kanun, un index des lieux et une carte du nord de l?Albanie.
L'oeuvre d'Ibn Khaldoun, dont sa désormais célèbre Al Muqaddima, Introduction à l'Histoire universelle, ne fut connue en Occident qu'au milieu du XXe siècle. On découvrit alors un prodigieux savant, dont les travaux, réalisés au XIVe siècle, faisaient de lui un précurseur de génie de plusieurs disciplines scientifiques. Au cours d'une vie tumultueuse, Ibn Khaldoun parcourut les royaumes berbères du Maghreb et séjourna en Andalousie. Acteur clé de son temps, il y fut tour à tour ministre, professeur, juge, diplomate, et savant. A l'occasion du 600e anniversaire de la mort de ce génie maghrébin, Smaïl Goumeziane analyse, sous un angle inédit, et sur fonds d'histoire du Maghreb, les apports essentiels d'Ibn Khaldoun aux sciences humaines. Approfondissant les causes du déclin du Maghreb depuis la chute de Grenade, l'auteur remonte jusqu'au XVIIIe siècle et renoue les fils de la pensée khaldounienne et ceux du siècle des Lumières. Biographie de l'auteur Smaïl Goumeziane, ancien ministre du Commerce d'Algérie (1989-1991), docteur ès Sciences économiques, est spécialiste de l'économie du développement, notamment en Méditerranée. Il a déjà publié: Le Mal algérien (Fayard, 1994); Le Pouvoir des rentiers (Paris-Méditerranée, 2003); Fils de Novembre (Paris-Méditerranée 2004); La Tiers Mondialisation (Corlet, 2005).
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Cette dictature d'Asie centrale est l'un des pays les plus fermés du monde - l'un des pires, avec la Corée du Nord, en terme de liberté de la presse. Il est donc particulièrement méconnu. Les rares informations qui s'en échappent donnent lieu dans les médias occidentaux à des portraits souvent caricaturaux qui ne retiennent que le culte de la personnalité du Turkmenbachi et les formidables réserves de gaz dont il dispose. Pour la première fois, ce livre présente ce pays complexe, entre tradition et modernité, dans tous ses aspects: sa géographie et son histoire, sa politique et son économie, sa population et sa culture. Des mouvements d'opposition au blocage des sites internet, du zemzem, ce lézard du désert, aux öwlats, les tribus sacrées, du contenu des programmes télévisés à la cérémonie de mariage, des violences conjugales à l'internement psychiatrique forcé, du travail des enfants à la rentrée universitaire 2009, du grand jeu des gazoducs au développement surveillé du tourisme, du système agricole aux prénoms des enfants, de la fusillade de septembre 2008 au trafic de drogue, des superstitutions quotidiennes à l'alphabet, du théâtre au nomadisme en passant par la cuisine, un lac artificiel géant au milieu du désert ou la réécriture de l'histoire officielle, ce livre offre une présentation complète, claire et synthétique de la société turkmène contemporaine, avec de nombreuses informations récentes et inédites, et près de 300 photographies.