Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Un roi immédiatement
Viry Marin de
PG DE ROUX
18,50 €
Épuisé
EAN :9782363711847
Une fois installé dans l'ère du simulacre, le "sympa" allait lui-même dégénérer en "cool". Dans l'ère du cool, où nous sommes et que mon père redoutait, il s'agit juste d'avoir aimablement l'air de ne s'occuper que de soi. Est "cool" celui qui n'a plus de lien, qui s'en porte bien, et qui le montre." It's good to have a king. Ou-la-la... Tel s'énoncerait, en termes "sympa", le message subliminal qu'un lazy French aristocrat comme Marin de Viry pourrait déposer sur Facebook ou Twitter pour rallier les quelques fidèles à la cause qui s'ignorent et se cherchent encore. Dans l'enfer de la vie politique qui a succombé aux assauts de la com' toute-puissante, là où l'image prime sur le fond, Marin de Viry nous tend le seul miroir que plus personne ne regarde : le spectaculum mundi d'une déchéance morale, intellectuelle et spirituelle qui met à nu les rouages de la République désormais livrée à l'impuissance, faute d'assise symbolique et de transcendance. Avec son humour clair et vif de vrai gentilhomme, à l'aise dans tous les milieux, Marin de Viry nous rappelle que le roi n'est pas mort, qu'il a toujours été là, lui le "portier de l'invisible", chargé de garantir ce souverain et si précieux rapport entre notre condition humaine et le mystère de l'au-delà... que pour vivre pleinement nous ne devrions jamais ignorer.
Présentation de l'éditeur Après avoir été un des piliers du journal Pilote aux côtés de Goscinny, puis après avoir participé à la création de l'Echo des Savanes, Gotlib monte en avril 1975 son propre journal, avec le succès qu'on connaît.Ainsi est né Fluide Glacial. Ce livre raconte cette belle histoire, en se focalisant sur l'oeuvre de Gotlib (BD, dessins, éditos, inédits, et beaucoup d'autres choses).
A l'occasion des 40 ans de la naissance d'Idées noires de Franquin, Fluide Glacial revient sur ce chef-d'oeuvre incroyablement visionnaire à travers des hommages, inédits, interviews et bien sûr de très nombreux extraits. Humaniste, pacifiste, écolo avant l'heure, mais surtout immensément gai, Franquin était avant tout un homme curieux du monde en plus d'être un dessinateur génial. Franquin, il était une fois Idées noires, l'histoire d'un chef-d'oeuvre plus que jamais d'actualité.
Dans l'escalier je recroise Lolita Pille qui croise un garçon très très connu dont j'oublie le nom et comme j'arrive à leur hauteur, elle nous présente avec une formule du type"vous vous connaissez certainement?"Non, justement. Ici, il faut que vous compreniez la nature du duel snob. Le duel snob dure un millième de seconde. Pendant ce millième de seconde, deux êtres se regardent. Le premier des deux qui arrive à signifier à l'autre qu'il n'en a rien à cirer de l'autre a gagné. Souvent, il est difficile de décider qui a gagné, tellement ça va vite. Comme à l'escrime, on a besoin d'un arbitre pour savoir qui a touché le premier. Dans le cas d'espèce, il faudrait demander à Lolita Pille lequel des deux a gagné, mais je crois qu'elle était distraite par son portable au moment du choc. Je pense que c'est le type très très connu qui a gagné, car il n'en a structurellement rien à cirer de rien puisqu'il est très très connu. Le type très très connu tire en rafale son absence de cirage d'autrui, à la vitesse de mille"rien à cirer"par seconde. Faisons une pause théorie: le snob dominant est celui dont la vitesse initiale de manifestation extérieure d'absence de cirage d'autrui est la plus grande. Le garçon très très connu descend l'escalier et moi je le monte, nous nous croisons comme deux sous-marins nucléaires ennemis pendant la guerre froide. Deux débiles hostiles bourrés de haute technologie. Je surpaie mon vestiaire car un chroniqueur mondain chrétien doit témoigner de l'Évangile dans les couloirs de boîte, je claque un high five au barman mais il me snobe donc je balaie l'espace de ma main tendue, j'embrasse quelqu'un qui n'a même pas l'air étonné, j'embrasse les videurs de ne pas m'avoir vidé et je suis dans la rue".
Tantôt faits de pure matière poétique, tantôt marquant les amants au fer rouge de la passion, les innombrables nuances du sentiment amoureux répandent leurs frémissements au fil de ces dix histoires. De la tendresse naissante sous les cerisiers en fleurs de Kyoto à la poursuite de la femme rêvée en Arabie heureuse; de la voix intérieure de l'assassin de John Lennon au coeur de Manhattan, au doute mortel de Luchino Visconti sur le plateau palermitain du Guépard: que d'amours absolus, dans ce défilé de l'espèce humaine tout entière! Les jeunes comme les vieux, les riches comme les pauvres, les beaux comme les parias dont on ne parle jamais y sont convoqués. De somptueux conte des mille et une nuits en faits divers urbains, de joies fantasmées en désir de meurtre... A chaque page, l'amour envahit le moindre interstice créé par l'accident, la rencontre inattendue ou l'abandon brutal et, par-delà l'énigme du destin, réunit la mort à la vie.
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.
Comment se transforme-t-on en Chinois virtuel, penché en permanence sur son smartphone ? Comment devient-on Charlie ? Comment peut-on être Kim Kardashian ? Tantôt rebelle consentant, hurlant en boucle des slogans préenregistrés, façon karaoké, tantôt icône de la Toile, incarnation d'une success story qui prolifère sur les réseaux sociaux sans qu'on sache pourquoi au juste. C'est l'histoire d'une contagion, d'une lobotomisation générale, que nous raconte Jean-Louis Kuffer avec une rare et insidieuse férocité, dans le sillage de Philippe Muray ; célébrant la cour des miracles qui se croit à la pointe de l'humanité et illustre notre prétendue prospérité, avec ses auteurs-cultes, plasticiens de génie, polémistes au petit pied, parvenus, charlatans et bouffons de tout poil.
Philippe, brillant conseiller politique, est de permanence, cette nuit-là, à l'Elysée. Le standardiste du Palais, un ancien du GIGN, se charge de filtrer les appels importuns. Détournement d'avion, panique boursière en Asie du Sud-Est, prise d'otages à la mairie de Nanterre, frasques nocturnes de personnalités en perdition, etc. aucune situation de crise ne semble résister au savoir-faire de Philippe, modèle de sang-froid et d'habileté. Gérer une liste improbable d'événements sans avoir à réveiller le Président fait partie de sa routine. Mais quand le téléphone sonne à cette minute précise, il est loin de se douter que c'est son propre passé, hanté par la mort et les occasions manquées, qu'il va devoir affronter. Une femme en pleurs est à l'autre bout du fil. Elle est une amie proche du Président. Pas une maîtresse mais une amie. Elle lui doit la vie et s'apprête à la lui rendre. Philippe, bouleversé, poussé dans ses derniers retranchements, écoute cette inconnue, Marie, évoquer son suicide. La carapace de cet homme, rendu cynique et froid à force de servir le pouvoir, cède d'un coup au souvenir d'autres vies brisées, celles des fidèles amis qu'il n'a pas su dissuader de passer à l'acte. Décidé à sauver Marie, il cherche à la faire parler, à l'amener à raconter son histoire. A gagner du temps... Une longue et douloureuse "négociation" à haut risque commence.