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Mémoires d'un snobé
Viry Marin de
PG DE ROUX
18,50 €
Épuisé
EAN :9782363710215
Dans l'escalier je recroise Lolita Pille qui croise un garçon très très connu dont j'oublie le nom et comme j'arrive à leur hauteur, elle nous présente avec une formule du type"vous vous connaissez certainement?"Non, justement. Ici, il faut que vous compreniez la nature du duel snob. Le duel snob dure un millième de seconde. Pendant ce millième de seconde, deux êtres se regardent. Le premier des deux qui arrive à signifier à l'autre qu'il n'en a rien à cirer de l'autre a gagné. Souvent, il est difficile de décider qui a gagné, tellement ça va vite. Comme à l'escrime, on a besoin d'un arbitre pour savoir qui a touché le premier. Dans le cas d'espèce, il faudrait demander à Lolita Pille lequel des deux a gagné, mais je crois qu'elle était distraite par son portable au moment du choc. Je pense que c'est le type très très connu qui a gagné, car il n'en a structurellement rien à cirer de rien puisqu'il est très très connu. Le type très très connu tire en rafale son absence de cirage d'autrui, à la vitesse de mille"rien à cirer"par seconde. Faisons une pause théorie: le snob dominant est celui dont la vitesse initiale de manifestation extérieure d'absence de cirage d'autrui est la plus grande. Le garçon très très connu descend l'escalier et moi je le monte, nous nous croisons comme deux sous-marins nucléaires ennemis pendant la guerre froide. Deux débiles hostiles bourrés de haute technologie. Je surpaie mon vestiaire car un chroniqueur mondain chrétien doit témoigner de l'Évangile dans les couloirs de boîte, je claque un high five au barman mais il me snobe donc je balaie l'espace de ma main tendue, j'embrasse quelqu'un qui n'a même pas l'air étonné, j'embrasse les videurs de ne pas m'avoir vidé et je suis dans la rue".
Résumé : Un film d'Arthur de Pins et d'Alexis Ducord. Zombillénium n'est pas un parc d'attractions comme les autres. Les manèges sont mortels. Les auto-tamponneuses, d'enfer. La parade, une tuerie ! Les montagnes russes vous glaceront le sang. Le train fantôme vous fera mourir d'effroi. Et si par malheur vous voulez y travailler, vous mourrez tout court ! Pour faire émerger Zombillénium, le film adapté de la bande dessinée d'Arthur de Pins, il aura fallu cinq ans de fabrication intense, quatre sites de production en France et en Belgique, une centaine d'artistes et de techniciens talentueux, deux réalisateurs passionnés et un producteur audacieux. Revivez le film et découvrez cette formidable aventure cinématographique à travers leurs témoignages, les anecdotes, les techniques innovantes, les photos de production, concept arts et images du film.
Écrivain dubitatif, Paul de Salles arrive à un tournant de son existence où même les satisfactions d'amour-propre ne compensent pas l'ennui qu'il éprouve. Son échappée belle : prendre le tragique du quotidien avec légèreté. Par le plus heureux des hasards, Paul tombe sous le charme d'Erika, piquante, sophistiquée, stoïcienne. Elle travaille sans ardeur pour une « ravissante idiote » qui veut passionnément devenir présidente de la République. Cette confrontation entre un certain « esprit français » et une bêtise tristement contemporaine promet d'être riche en étincelles.Que les lecteurs se rassurent : rien dans ce marivaudage satirique n'appartient au registre de la littérature « probante », comme disait Flaubert. Il n'y a dans La Montée des périls que de l'observation et de l'imagination.Membre du comité de rédaction de la Revue des Deux Mondes, Marin de Viry est notamment l'auteur de Mémoires d'un snobé (Pierre-Guillaume de Roux, 2012) et de L'Arche de mésalliance, paru aux éditions du Rocher en 2021.Notes Biographiques : Membre du comité de rédaction de la Revue des Deux Mondes, Marin de Viry est notamment l'auteur de Mémoires d'un snobé (Pierre-Guillaume de Roux, 2012) et de L'Arche de mésalliance, paru aux éditions du Rocher en 2021.
Marin de Viry (de son vrai nom Marin de Viry) est critique littéraire, chroniqueur à la Revue des deux mondes, et enseignant. Il a auparavant publié dans Commentaire des essais de critique littéraire, ainsi qu'un pamphlet sur la presse, Pour en finir avec les hebdomadaires, chez Gallimard (1996). Il a obtenu le prix Cioran en 2007.
Une fois installé dans l'ère du simulacre, le "sympa" allait lui-même dégénérer en "cool". Dans l'ère du cool, où nous sommes et que mon père redoutait, il s'agit juste d'avoir aimablement l'air de ne s'occuper que de soi. Est "cool" celui qui n'a plus de lien, qui s'en porte bien, et qui le montre." It's good to have a king. Ou-la-la... Tel s'énoncerait, en termes "sympa", le message subliminal qu'un lazy French aristocrat comme Marin de Viry pourrait déposer sur Facebook ou Twitter pour rallier les quelques fidèles à la cause qui s'ignorent et se cherchent encore. Dans l'enfer de la vie politique qui a succombé aux assauts de la com' toute-puissante, là où l'image prime sur le fond, Marin de Viry nous tend le seul miroir que plus personne ne regarde : le spectaculum mundi d'une déchéance morale, intellectuelle et spirituelle qui met à nu les rouages de la République désormais livrée à l'impuissance, faute d'assise symbolique et de transcendance. Avec son humour clair et vif de vrai gentilhomme, à l'aise dans tous les milieux, Marin de Viry nous rappelle que le roi n'est pas mort, qu'il a toujours été là, lui le "portier de l'invisible", chargé de garantir ce souverain et si précieux rapport entre notre condition humaine et le mystère de l'au-delà... que pour vivre pleinement nous ne devrions jamais ignorer.
Roland Jaccard raffole des cinéphiles, l'étant lui-même jusqu'au bout des ongles. Le problème est qu'il aime encore plus John Wayne, l'homme à abattre, jugé coupable de nombreux crimes par les petits censeurs de la bien-pensance anti-Trump. Réac, raciste, génocidaire... on ne compte plus les coups bas que dirige en permanence la charge de la grosse cavalerie idéologique contre le dernier des géants. Heureusement Roland Jaccard dégaine plus vite qu'eux et ne rate jamais sa cible. Et c'est une belle leçon de western - transposé à notre époque démissionnaire - qu'il va leur donner : celle qui sonne tôt ou tard le cinglant retour à la réalité et au savoir-vivre. On retrouvera ici toute l'insolence et l'acuité inimitables de Roland Jaccard.
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
Philippe, brillant conseiller politique, est de permanence, cette nuit-là, à l'Elysée. Le standardiste du Palais, un ancien du GIGN, se charge de filtrer les appels importuns. Détournement d'avion, panique boursière en Asie du Sud-Est, prise d'otages à la mairie de Nanterre, frasques nocturnes de personnalités en perdition, etc. aucune situation de crise ne semble résister au savoir-faire de Philippe, modèle de sang-froid et d'habileté. Gérer une liste improbable d'événements sans avoir à réveiller le Président fait partie de sa routine. Mais quand le téléphone sonne à cette minute précise, il est loin de se douter que c'est son propre passé, hanté par la mort et les occasions manquées, qu'il va devoir affronter. Une femme en pleurs est à l'autre bout du fil. Elle est une amie proche du Président. Pas une maîtresse mais une amie. Elle lui doit la vie et s'apprête à la lui rendre. Philippe, bouleversé, poussé dans ses derniers retranchements, écoute cette inconnue, Marie, évoquer son suicide. La carapace de cet homme, rendu cynique et froid à force de servir le pouvoir, cède d'un coup au souvenir d'autres vies brisées, celles des fidèles amis qu'il n'a pas su dissuader de passer à l'acte. Décidé à sauver Marie, il cherche à la faire parler, à l'amener à raconter son histoire. A gagner du temps... Une longue et douloureuse "négociation" à haut risque commence.